« Pourquoi Jésus n’est pas une femme? » question de Cecilia Payne à son institutrice. Elle a 12 ans. Cecilia Payne deviendra astrophysicienne. Vivant dans un monde d’hommes, elle a été constamment spoliée de ses découvertes. « Pourquoi Jésus n’est pas une femme? », question primordiale, fondamentale. Oui, pourquoi? Une question obsédante à souhait.

J’aborde la question par le biais de l’astronomie, c’est un domaine que je connais mieux que la haute couture, par exemple. Bien que là, j’aie quand même remarqué que ce sont des hommes qui jouent à la poupée. Comme si les femmes n’avaient pas le talent, la compétence, le goût pour se vêtir. Mince consolation, elles sont parvenues à imposer largement le port du pantalon.

Le pantalon porté par un homme est une véritable absurdité. Je ne sais pas si vous avez remarqué, sous le nombril, l’homme héberge un certain nombre de dispositifs qui sont drôlement à l’étroit dans un pantalon. Il leur faut un caleçon pour minimiser les ébats. Le caleçon est un peu comme le très mal nommé soutien-gorge. Consultez n’importe quel livre d’anatomie et vous verrez bien que ce n’est pas la gorge que le soutien soutient. La gorge est la région située au fond de la bouche. Revenons un instant à tous ces hommes engoncés dans leur indisctinct costume. Plutôt qu’un pantalon carcéral, un boubou, une djellaba, un kamis, une « robe » auraient mieux convenu à leur morphologie. Tant pis.

cilia Payne, encore elle, avait demandé à sa mère « d’où viennent les bébés? ». Sa mère lui a expliqué la gestation et l’accouchement. Cécilia a alors demandé « à quoi servent les hommes? » Je ne sais pas ce que sa mère a répondu, elle aurait pu dire « à dominer ». En effet, jaloux de leur manque de créativité, frustrés de leur mince contribution à la survie de son espèce, dès la préhistorique l’homme a entrepris d'asseoir son autorité sur la femme. Une sorte de compensation. À cette époque lointaine, il partait seul ramasser quelques fruits et attraper de petits animaux dont il se régalait, puis laissait les restes à sa compagne blottie au fond de la grotte avec ses petits. La tendresse n’était pas encore au rendez-vous. Et puis pour asseoir davantage son autorité, il bambocha des croyances chimériques et laissa à la femme le soin de fournir les croyants. Il écrivit la Torah, la Bible, le Coran, la Bhagavad-Gîtâ… de solides camisoles de force de la pensée.

Et puis les rois mages, les apôtres, les papes, les mollahs, les Rabin, le Bouddha, les joueurs de hockey, les chefs d’entreprise, les présidents des États-Unis… tous des hommes.

Et vous pensez que l’Enfant Jésus aurait pu être une femme? Come on!

 

Le «il» englobe le «je»