La méditation peut-elle elle-même rendre le monde meilleur : un endroit moins agressif et plus compassionnel ? C’est la question qu’ont adressé les chercheurs réalisant la méta-analyse qui est parue dans la revue Nature dernièrement. Leur conclusion… nuancée.

L'Américain Jon Kabat-Zinn, qui a popularisé la méditation auprès des occidentaux dans les années 1980, croyait au potentiel de la méditation pour apporter des changements sociétaux profonds. En dépit de ces grands espoirs, la méditation est susceptible d'avoir un effet positif. Mais un effet en soi limité sur la capacité des humains à se sentir et agir d'une manière plus connectée socialement et moins agressive et préjudiciable.  

Rappelons-nous que les études scientifiques sur les effets de la méditation sur la santé ont été successivement critiquées pour leur piètre qualité méthodologique. Et c’est maintenant au tour des études sur les effets des comportements dits « pro » sociaux (comme la compassion, l’empathie et la connexion) à être critiquées. En effet, les chercheurs réalisant la méta-analyse ont consulté plus de 4500 publications scientifiques, pour ne conserver que les mieux construites, soit seulement 16 d’entre elles.

Évidemment, la méditation n’est pas la panacée pour régler tous les problèmes. Tout de même, les adeptes qui la pratiquent régulièrement vous parleront probablement des changements à petite échelle qu'ils observent : ceux à l'intérieur d'eux-mêmes.