Grand-père Edmond qui chante par cœur toutes les chansons de Joe Dassin en passant le balai dans son poulailler, tante Georgette qui cuisine sa fameuse tarte au sucre pour chaque événement familial sans même jeter un coup d’œil à la recette… On connaît tous, de près ou de loin, un aîné dont l’autonomie et la vivacité surprennent. Des chercheurs tentent de trouver le secret de cette longévité en observant les cerveaux d’un groupe d’aînés qui possèdent une mémoire impressionnante.


Le labo du journalisme scientifique est un blogue tenu par les étudiants du cours de journalisme scientifique de l'Université Laval. 


On sait que l’une des raisons principales de la perte de mémoire causée par l’âge réside dans le rétrécissement de certaines parties du cerveau. Or, il semblerait que ceux que les chercheurs nomment les « super aînés » voient ces portions cervicales rétrécir à un rythme beaucoup plus lent.

Alors, quel est leur secret ? Quand on leur pose la question directement, certains aînés pensent à leur vie fort occupée (sports, implication bénévole, etc.). L’équipe de l’Université de Northwestern remarque quant à elle que les « super aînés » sont généralement des gens dont la vie sociale est très active. Autrement, ces modèles de vivacité proposent des portraits assez éclectiques : ils proviennent de toutes les classes sociales, certains ont vu leurs parents atteints par des maladies telles que l’Alzheimer, certains fument, d’autres ne consomment pas d’alcool, tandis que d’autres ont toujours été de bons vivants.

Qu’ont-ils tous en commun ? Les recherches faites sur leurs cerveaux tendent à montrer que le cortex de ces octogénaires, zone associée à la mémoire, possède une épaisseur supérieure à la moyenne. Et surtout, cette zone rétrécit lentement en comparaison aux aînés « moyens». L’équipe de recherche a aussi observé que la région du cerveau associée à l’attention apparaissait plus robuste chez les « super aînés » que chez les autres. Sans compter qu’ils posséderaient 4, voire 5 fois plus de neurones de cette région que l’aîné moyen.

Ces super cerveaux représenteront sans doute des modèles fort pertinents dans la recherche pour la prévention de la maladie d’Alzheimer et, qui sait, peut-être permettront-ils le développement de médicaments propices à l’éradication de cette maladie…