Une voie métabolique impliquée dans le trouble du diabète vient d’être découverte par des chercheurs de l’Université de Californie à San Diego ! L’auteur principal de la recherche, le Docteur Suskil K. Mahata, a investigué sur la catestatine, un peptide endogène normalement retrouvé dans le corps humain. Étude parue en février 2018 dans la revue Diabetes de l’Association américaine du diabète, la catestatine pourrait être utilisée dans ce traitement. Cette petite protéine aurait la capacité d’améliorer la sensibilité à l’insuline et diminuerait la production de glucose par le foie. 

La catestatine pourrait être une alternative de traitement à cette pathologie. Elle serait particulièrement efficace chez les patients ayant une déficience en catestatine. Dans l’étude présentée, le Dr Suskil K. Mahata affirme qu’elle pourrait être bénéfique dans le développement de traitements thérapeutiques puissants pour la résistance à l’insuline et le diabète. Cependant, les effets de cette molécule ne s’observent que dans des modèles animaux obèses. 

Les chercheurs ont utilisé un modèle de souris obèse pour tester l’hypothèse de la catestatine dans le diabète. Celles qui n’avaient pas ce gène mangeaient plus, ont pris du poids et présentaient un niveau sanguin plus élevé d’insuline et de glucose, contrairement au groupe témoin qui ne démontrait aucun changement. Il semblerait donc que lorsqu’elle est présente dans le corps, l’insuline est plus accessible et active, ce qui fait que le glucose est plus entreposé dans les muscles.

Générée par la chromogranine A, la catestatine a des propriétés totalement inverses à la pancréastatine. Il faut noter que cet autre peptide - aussi produit par cette prohormone - se comporte différemment de celle-ci et pourrait balancer ses effets.