Parmi des amas galactiques très lointains, au centre, se trouvent des galaxies très massives et très brillantes, et en leurs centres, se trouvent les trous noirs les plus massifs de l’Univers détectés à ce jour. Tout ça, jusqu’à une distance de 3,5 milliards d’années-lumière de nous.

Ces observations ont été faites grâce au télescope à rayons X Chandra de la NASA et une équipe internationale d’astrophysiciens, dont fait partie la professeure québécoise Julie Hlavacek-Larrondo, du département de physique de l’université de Montréal.

Et un trou noir, c’est un trou sans fond dans l’espace ? Pas vraiment…

Pour tenter de faire simple, un trou noir, c’est un objet céleste qui a un champ gravitationnel tellement intense qu’aucune matière ou même rayonnement peuvent s’en échapper. Comme ils n’émettent pas de lumière, on les décrit comme étant invisibles astronomiquement parlant. Cependant, on peut étudier les effets qui leur sont associés avec des techniques d’observations indirectes. Selon la théorie de la relativité ou la physique quantique, les trous noirs agissent de façon vraiment ahurissante, mais un des aspects qui leur est caractéristique, c’est leur masse gigantesque.

Ils peuvent avoir différentes grosseurs, mais plus de la moitié de ceux observés ici, ont des masses évaluées à plus de 10 milliards de fois la masse de notre soleil. On les appelle les « ultramassifs ».  En fait, c’est beaucoup plus gros que ce à quoi s’attendaient les chercheurs, ce qui est surprenant oui, mais un peu moins quand l’on considère à quel point ces objets sont spéciaux et hors du commun.

Est-ce qu’on doit avoir peur des trous noirs ?

En tant que résidant du système solaire et de la Voie Lactée, non. Celui au centre de notre galaxie, Sagittarius A, est un trou noir supermassif peu actif, qui n’aspire pas beaucoup de matière. On peut dormir tranquille, mais on ne peut pas en dire autant des galaxies qui hébergent les trous noirs ultramassifs. Ils aspirent beaucoup de matière et ils en rejettent aussi sous forme de jets d’énergie, qui peuvent menacer la galaxie elle-même.

Les trous noirs deviennent, petit à petit, un peu moins mystérieux, mais ils demeurent toujours aussi fascinants.