En 2017, on estimait que 2800 Canadiennes recevraient un diagnostic de cancer de l’ovaire et que 1800 en décèderaient, soit environ cinq femmes par jour. Bien que ce type de cancer ne représente que 1,4 % des estimations de nouveaux cas de cancer au Canada, la recherche va bon train grâce aux banques de tissus humains. La découverte la plus récente : l’environnement de la tumeur, et non pas uniquement les cellules malades, joue un rôle dans la progression de la maladie.

Cette découverte est une mission du laboratoire du Dr Alain Piché, responsable de la banque de tissus pour les cancers du sein et de l’ovaire du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), qui fait partie du Réseau de recherche sur le cancer. Ce regroupement de biobanques permet aux chercheurs d’étudier la maladie, d’améliorer les diagnostics et de tester des traitements, tant pour le cancer de l’ovaire que pour le cancer du sein. De plus, les échantillons biologiques recueillis ne sont pas réservés aux chercheurs canadiens : ils peuvent être utilisés par des médecins et des scientifiques du monde entier, qui peuvent présenter une demande d’accès au Réseau.

Comment ça marche?

Isabelle Matte, professionnelle de recherche et coordonnatrice de la biobanque de Sherbrooke, explique : « Les patientes en attente d’une intervention chirurgicale sont approchées afin de leur présenter la biobanque et sa mission. Si elles souhaitent participer à la recherche, elles doivent signer un formulaire de consentement pour l’accès à leurs données cliniques, et se soumettre à un prélèvement sanguin. Leur participation à la banque est volontaire et indépendante de leur traitement. Un code permet d’assurer la confidentialité des participantes et d’identifier le matériel biologique ». L’objectif : une détection précoce et une meilleure compréhension de la maladie, pour permettre un futur traitement thérapeutique mieux ciblé, adapté à la pathologie de chaque type de cancer de l’ovaire.