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Modélisation 101

(1er décembre 2005) - La Terre se réchauffe, c’est un fait. Grâce aux modèles climatiques, nous avons cependant une idée de ce qui s’en vient. Ce programme informatique permet de reproduire sur ordinateur tous les phénomènes que l’on connaît sur la planète : courants marins, vents atmosphériques, courants jet, etc. Tout cela est simulé sur ordinateur. On crée une Terre virtuelle. On injecte ensuite, artificiellement, des gaz à effet de serre (gaz carbonique et méthane) et on examine ce que cela donne. Étant donné la complexité et l’étendue des systèmes, tout cela serait impossible sans l’ordinateur.

" Les modèles climatiques permettent donc d’expérimenter en "réalité virtuelle" différents scénarios d’émissions de gaz à effet de serre (GES) ", affirme René Laprise, professeur à l’UQAM et chercheur principal au Réseau canadien de modélisation régionale du climat. Des exemples : les scénarios pessimistes où les gouvernements ne font rien pour réduire les émissions ou les scénarios plus optimistes avec baisse des émissions.

Le plus grand défaut des modèles climatiques est leur complexité et leur coût élevé en temps de calcul, selon René Laprise. " Cela prend plusieurs mois de calculs sur de super-ordinateurs pour effectuer une simulation de 30 années, dit-il. De plus, cela requiert l'effort concerté de dizaines de chercheurs spécialisés sur une période de plus d'une décennie. " Ainsi, à l'UQÀM, l’équipe de M. Laprise travaille au développement du " modèle régional canadien de climat " (MRCC) depuis 1991. Aujourd’hui, le MRCC est en exploitation depuis trois ans et effectue des simulations de changement climatique sur le territoire canadien. Les nouvelles ne sont pas bonnes, mais ça, c’est une autre histoire…

Découvrez les avancées de la modélisation des climats en assistant à la conférence " Sciences et changements climatiques. Quel est l’état des connaissances? " présentée vendredi le 2 décembre de 9 h à 12 h.

 


Stéphane Gagné