L'événement de la semaine


Pour tout trouver sur Internet!


Tous les médias en un clin d'oeil!


Nos nouvelles brèves
  
  


Plus de 1500 questions





Hommage à...
Le monde delon GOLDSTYN
La science ne vous interesse pas?
Dossiers
Promenades


Réchauffement planétaire: scruter ses effets

(5 octobre 2004) - Chaque Canadien produit cinq tonnes de gaz à effet de serre par année et participe ainsi à une transformation en profondeur de la région Arctique. L’une des conséquences des changements climatiques est maintenant bien connue : la fonte des glaces polaires entraîne lentement mais sûrement l’ouverture d’un passage du Nord-Ouest, autrefois un couloir maritime inaccessible. La question n’est donc plus de savoir si les cargos pourront y passer, mais bien quand.

Situé aux premières loges pour en observer les effets perturbateurs sur l’équilibre des écosystèmes, des populations humaines et animales, le Canada soutient financièrement une série d’initiatives scientifiques, commerciales et individuelles.

Le fer de lance des recherches scientifiques est sans contredit le brise-glace Amundsen, équipé d’un réseau d’enregistrement de données et de communications de pointe, de laboratoires et d’un hélicoptère. Il peut accueillir des chercheurs de 15 universités, sept instituts canadiens et de pays étrangers pour collecter des informations dans le cadre d’une Étude Internationale de la Polynie des Eaux du Nord (NOW). À ces recherches, s’ajoutent celles du projet ArcticNet, dirigé par le professeur Louis Fortier de l’Université Laval, lequel consiste à établir un maillage entre des recherches en sciences naturelles, médicales et sociales.

D’autres équipes canadiennes s’associent à des recherches internationales, dont le projet Arctic Climate Impact Assessment, qui analyse comment le climat et les rayons UV ont modifié les glaces de l’Arctique. Le professeur David Barber de l’Université du Manitoba s’inquiète des impacts de ces changements sur la faune aquatique et la végétation.

Toutefois, la glace cache encore bien des secrets. Mme Marianne Douglas, professeure agrégée au Département de géologie à l’Université de Toronto, s’est lancée à la découverte des espèces diatomiques, susceptibles de suivre les traces des changements environnementaux liés au réchauffement climatique. Terry Prowse, un chercheur à l'Institut national de recherche sur les eaux, s’intéresse à la régularisation des débits sur l'hydrologie et l'écologie des rivières et des deltas du Nord, de même qu’aux risques d’inondations causées par les embâcles.

Par ailleurs, Ian Stirling du Service Canadien de la Faune poursuit une série de recherches à l’aide d’outils de télédétection, afin de comprendre comment les ours polaires modifient leur régime alimentaire pour préserver un apport essentiel de nourriture à leur survie.

Enfin, Derek Muir, un chercheur à l’Institut national de la recherche sur l’eau, récipiendaire en 2004 de la médaille Miroslaw Romanowski de la Société royale du Canada, mène des travaux sur les polluants organiques persistants (POP) et le mercure dans le Nord canadien. Les travaux de M. Muir ont contribué de façon notable à la Convention de Stockholm sur les POP.


Tous ces chercheurs présenteront leurs travaux lors de la conférence La science au Canada, présentée aujourd’hui de 14h à 17 h 30 dans la salle de bal.

Photo: Martin Fortier - CASES


Denise Proulx