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Deux chaires de journalisme scientifique
au Canada
(8 octobre 2004) -
Dans l'ensemble du Canada, rares sont les institutions qui offrent
une formation aux apprentis-journalistes scientifiques. Pour pallier
à ce manque, deux chaires ont été créées :
la Chaire de journalisme scientifique Bell Globemedia de
l'Université Laval et la CTV Chair in Science Broadcast
Journalism de l'Université de Carleton. Sous forme
de cours ou de séminaires, l'enseignement prodigué
vise à familiariser les étudiants avec les rouages
de la culture scientifique.
" Dans le terme journaliste scientifique,
il y a davantage de journalisme que de science ",
croit fermement le professeur en charge de la CTV chair in
science broadcast, Kathryn O'Hara. En effet, elle est d'avis
que ce genre de journalisme doit aller au-delà de la simple
vulgarisation. Les rédacteurs doivent être critiques
envers le milieu des sciences. " Ce type de journalisme
est le plus dur que je connaisse ".
Alors, comment expliquer le peu d'intérêt
démontré par les facultés de communications
envers ce type d'écriture ? Selon Kathryn O'Hara, cela
s'explique par la récente histoire de la recherche scientifique
au Canada. " Les pays qui ont le plus investi en
recherches scientifiques sont aussi ceux ayant le plus de journalistes
scientifiques ", explique-t-elle. Donc, des contrées
comme les États-Unis, un terreau fertile pour la recherche,
offrent plusieurs programmes de journalisme scientifique.
Marie-Hélène Verville
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