Le
secret de l'abbé Saunière
Par Claude Marcil
Mgr Beauséjour, évêque de Carcassonne,
est muet de stupéfaction. Il vient de prendre connaissance
du dossier que son vicaire général lui a remis.
Ainsi un de ses curés de campagne mène plus
grand train que lui si l'on en croit les comptes, sans doute
truqués en plus, qui viennent de lui parvenir.
Le premier novembre 1900, ce curé avait fait entrer
dans son presbytère: 1 fût rhum Martinique
en caisse ABC no 1031: 45 litres à 2 francs= 90 francs;
50 litres du rhum à 2,35 franc= 117,50 francs (Rhum
parfait, presque historique); 33 litres de vin blanc Haut
Barsac; 33 litres de Malvoisie, 17 litres de quinquina doré,
53 litres de Banyuls, 12 litres de muscat. Cela représente
à l'époque une somme considérable,
c'étaient des francs-or, la plus forte des monnaies.
Comment le curé d'une bourgade au fond de son diocèse
peut-il payer tout cela, et pour en faire quoi? Il convoque
aussitôt à l'évêché ce
curieux vicaire. Malheureusement, à chaque injonction,
il reçoit une lettre d'excuse, certificat médical
à la clé: l'abbé Bérenger Saunière
est malade.
Étrange personnage que ce Saunière, bel
homme, bâti en joueur de rugby. C'était un
enfant de la région, d'origine pauvre, né
le 11 avril 1852 à Montazels, d'une famille fort
modeste, aîné de sept enfants.
Ordonné en 1879, vicaire à Alet puis curé
d'un petit village, il se trouve, trois ans après,
professeur au séminaire de Narbonne. Il n'y reste
pas longtemps: ses manière désinvoltes, son
indépendance ne plaisent guère à ses
supérieurs. En voulant le punir, ceux-ci lui ouvrent
la route de l'aventure en le nommant en 1885 curé
d'une petite bourgade: Rennes-le-Château, proche de
Montségur, le dernier refuge des hérétiques
Cathares. Quelques maisons bordent l'unique rue du village;
pour l'abbé Saunière, cette nomination représente
l'exil le plus total.
Semées de petites villes et de minuscules villages,
des vagues de collines partent des Pyrénées
pour venir mourir à Carcassonne. La terre est dure.
Les habitants sont rares.
La
région est pauvre. Elle était pourtant très
riche. Autrefois, il y a 2000 ans, les Celtes y habitaient
- Narbonne était leur capitale. Les Wisigoths, ennemis
mortels des Romains, ont pris leur suite, jusqu'aux invasions
musulmanes de l'an 700. Depuis, le pays se méfie:
des tours de guet, aujourd'hui ruinées, cernent le
paysage. Des châteaux forts achèvent de s'écrouler
au sommet des collines. Pendant des centaines d'années,
les hommes ont nourri cette terre de leur sang.
Devenue partie intégrante du comté de Toulouse
en 1050, la région a suivi son Seigneur dans le catharisme.
Comme toute la région, Rennes s'est endormi loin
de l'histoire. Après avoir été une
capitale de plus de 30 000 habitants, la ville a fini par
devenir un pauvre hameau, défendu par un vieux château.
Son voisin, l'Abbé Boudet, curé de Rennes-les-Bains,
est un homme cultivé qui écrit de curieux
ouvrages. Il lui conseille de restaurer l'église
délabrée de Rennes-le-Château, l'église
de Sainte-Madeleine qui se dresse sur l'emplacement de l'ancien
palais fortifié des Wisigoths. Un legs, un prêt
difficilement consenti par la commune, permettent de commencer
les travaux en 1891. L'abbé a, entretemps, pris une
jeune chapelière de 18 ans, Marie Denarnaud, pour
gouvernante.
Premier travail d'urgence: réparer l'autel. C'est
une épaisse dalle de pierre, dont une extrémité
est scellée dans le mur de l'église, tandis
que l'autre est soutenue par une colonne sculptée
par les Wisigoths. Aidé de deux maçons il
déplace la dalle.
Il a la surprise de découvrir que la colonne est
creuse. A l'intérieur, des tubes de bois scellés
à la cire renferment quatre parchemins. Ce sont des
transcriptions de passages de l'Évangile, rédigées
en latin dans une écriture archaïque et quelque
peu étrange.
Le premier de ces manuscrits (Jean, XII 1-12) décrit
la visite du Christ à la maison de Lazare, à
Béthanie. Le deuxième raconte l'histoire des
disciples qui égrènent les épis de
blé, le jour du sabbat: cette version est élaborée
à partir de celle de Matthieu (XII, 1-8), de Marc
(II, 23-28) et de Luc (VI, 1-5).
Cependant, si on les examine plus attentivement, ces manuscrits
font apparaître un certain nombre de détails
inattendus: les monogrammes respectent des compositions
différentes. Des lettres ont été ajoutées
au texte. Certaines sont remplacées par des points.
D'autres ont été déplacées...
La découverte vite ébruitée, le maire
propose de conserver ces documents dans les archives. L'abbé,
qui ne sait comment rembourser le prêt accordé,
lui propose de les vendre et de se charger de la négociation.
Saunière les montre également à son
évêque, Mgr Billard, évêque de
Carcassonne, prélat érudit en relation avec
les savants prêtres de Saint-Sulpice dont l'abbé
Bieil, leur directeur spirituel.
Le diocèse lui paye le voyage à Paris. Le
curé de campagne remet les parchemins à l'abbé
Bieil. Ce dernier le présente à son neveu
l'éditeur Ané et à son petit-neveu
Emile Hoffet, oblat de vingt ans féru d'occultisme
et de sociétés secrètes. Saunière
visite Saint-Sulpice, regarde étonné l'insolite
crucifixion de Signo. En trois semaines, il passe le plus
clair de sont temps au Louvre où il achète
une reproduction des Bergers d'Arcadie de Nicolas
Poussin, le Saint-Antoine ermite de David Téniers
et, curieusement, un portrait du pape Célestin V.
Plus curieux encore: il devient l'ami de la plus célèbre
cantatrice du temps, Emma Calvé, vingt-quatre ans,
beauté célèbre au sommet de sa gloire.
Elle revient tout juste de Londres, où les Anglais
lui ont fait un triomphe. La reine Victoria l'a même
invitée à Windsor. Pour un curé de
campagne inconnu, ce n'est pas un mince succès.
Des
pierres tombales effacées
De retour à Rennes-le-Château, Saunière
dit au maire qu'il a vendu les documents, le rembourse du
prêt grâce à l'argent donné par
l'évêque et se remet au travail. Il entreprend
une fouille systématique de son église et
décide de soulever une autre dalle, face à
l'autel. La face cachée se révèle sculptée,
dans un style archaïque daté du VIe ou du VIIe
siècle.On peut y voir deux scènes, qui se
déroulent toutes deux dans un lieu voutée
ou dans une crypte. A gauche, un chevalier sur sa monture
sonne du cor de chasse, tandis que son cheval abaisse le
col pour s'abreuver cans une fontaine. A droite, un autre
chevalier brandit un bâton de pèlerin et porte
un enfant sur son arçon. Usée et cassée,
la pierre laisse difficilement deviner les sujets, mais
la facture est incontestablement ancienne.
Une fois la pierre levée, l'abbé Saunière
demande aux jeunes gens de creuser sur plusieurs mètres.
Au bout d'un moment, la pioche fait sonner un objet dur.
C'est alors qu'il s'enferme seul dans son église.
Après cette découverte, l'abbé Saunière
arrête de travailler dans son église. On le
voit courir à la campagne, un sac sur le dos, en
compagnie de sa gouvernante, sa complice jusqu'à
sa mort et, une fois l'abbé disparu en 1917, son
héritière et la détentrice de leur
secret commun. Il revient tous les soirs, le sac plein de
cailloux choisis avec soin. Quand on l'interroge, il répond
qu'il a décidé d'orner d'une grotte en pierres
le minuscule jardin qui se trouve en face de l'église...
La grotte est toujours en place de nos jours. Mais elle
a été pillée.
Au fond du cimetière, près de l'église,
se dressent deux pierres tombales, dont celle de Marie de
Négir d'Albes, morte en 1781, épouse de Francis
d'Hautpoul, seigneur de Rennes-le-Château. Une nuit,
il les déplace à l'autre bout du cimetière
et efface soigneusement les inscriptions. En vain: certains
archéologues les avaient déjà relevées
(nous savons aujourd'hui que l'une de ces pierres portait
la même composition de monogrammes que l'un des manuscrits).
Au cours des deux années suivantes, le curé
de Rennes-le-Château ne cesse de voyager. Il ouvre
un compte en Banque à Perpignan. Un autre à
Toulouse. Un autre encore à Paris et un quatrième
à Budapest. Des mandats arrivent de toute l'Europe,
libellés au nom de Marie Denarnaud, apparemment expédiés
par différentes communautés religieuses.
A partir de 1896, il entreprend un vaste programme de remise
à neuf de l'église. Il dirige les travaux
et met la main à la pâte, peignant lui-même
la sainte Madeleine du devant de l'autel. Le calvaire seul
coûtera 11 000 francs! Presque tout a subsisté
jusqu'à nos jours et l'effet en est saisissant.
Lorsqu'en 1897 tout est terminé, il demande à
son évêque de venir consacrer l'église.
A peine arrivé l'évêque en proie à
un malaise s'empresse de bénir en coup de vent cet
ensemble d'une rare laideur et s'enfuit. Il ne revint jamais
à Rennes-le-Château.
Il faut reconnaître que ce saint lieu est bien étrange.
Sur le tympan est gravé: "Teribilis est locus
iste" (ce lieu est terrible, "les paroles de Jacob
à Bethléem"). Ailleurs on peut lire:
"Méa domus orationis vocatibus". La suite
de la citation est sans équivoque: "Ma maison
est celle de prière, vous en avez fait une caverne
de brigands."
Lieu terrible en effet que cette église dédiée
à la Madeleine. A l'entrée, le bénitier
surmonté des initiales "B.S", est posé
sur la tête d'Asmodée, le diable boîteux.
Ce démon, de dimensions humaines et le regard mauvais,
semble assis, deux de ses doigts forment un cercle, une
de ses côtes est plate, le mamelon n'est pas à
sa place. Les couleurs sont criardes. Curieusement dans
la proche région existe un rocher nommé Fauteuil
du Daible, le Plan de la Coste, et une autre: "le sien
du Diable" à dire vrai "seing", donc
"signe".
Quant aux initiales "B.S" l'abbé a joué
sur les mots: un endroit appelé le bénitier
se trouve entre les rivières Blanques et Sals.
Asmodée appuie ses cinq doigts sur son genou: ne
nomme-t-on pas la main du diable 'cinq creux' sur le rocher
proche de Rennes-le-Château dit Pierre du Pain?
Au-dessus: quatre anges ailés, qui portent la devise
"Par ce signe, tu vaincras", une citation qui
passe pour avoir entraîné la conversion de
l'empereur Constantin.
Le regard du diable du bénitier fixe un dallage.
Il n'est pas le seul. Sur les fonds baptismaux, saint Jean-Baptiste
fixe lui aussi l'échiquier. Dans cette église
peu banale, l'abbé a fait faire un dallage noir et
blanc de soixante-quatre cases comme un échiquier
dont les angles sont orientées vers les points cardinaux.
Les murs de l'église sont recouverts de peintures
en relief de style populaire: quelques stations d'un chemin
de croix et de représentations du Christ. Chaque
tableau dans ce sanctuaire fait référence
à des lieux du voisinage.
Autre lieu marqué dans le sanctuaire: la statut
de saint Antoine-Ermite. Or, un lieu proche se nomme grotte
de l'Ermite. De plus le soleil venant du vitrail opposé
vient frapper cette statue le 17 janvier, jour de la fête
du saint. Là encore apparaît le chiffre 17
qui avec le chiffre 22 (référence au nombre
de lettres de l'alphabet hébraïque et aussi
arcane du tarot dit le "mat") est souvent présent.
Un
étrange chemin de croix
Quant au chemin de croix -Saunière se souvenait sans
doute de celui de Saint-Sulpice- il n'est que rébus
et allusions. Dès la première station on retrouve
les lieux environnants. Pilate se lave les mains dans un
plateau blanc tenu par un noir: c'est Blanchefort et Roco
Negro. Les statues placées entre les stations du
chemin de croix ont aussi leurs symboles plus difficiles
à comprendre que les roses et les croix qui ornent
la façade.
Son église achevée, Saunière a d'autres
envies de construire. Il fait apporter l'eau et l'électricité
dans le village. En 1900 il achète des terrains et
fait édifier la villa Béthanie et une tour
de deux étages. La tour Magdala c'est sa tour d'ivoire
avec sa bibliothèque aux meubles coûteux et
laids. La villa Béthanie c'est la maison de tous.
Un chemin de ronde ceinture le domaine, un parc l'agrémente
avec des bassins, un potager et un verger complètent
l'ensemble. Cela coûta un million de francs-or! Un
parc zoologique vient couronner le tout.
A la villa défilent des personnages célèbres:
le secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts Dujardin-Baumetz;
Emma Calvé y est chez elle, mais aussi Andrée
Bruguière, femme de lettres en vogue, qui se fait
appeler marquise d'Artois, la marquise de Bozas d'authentique
noblesse et un personnage surnommé "l'étranger"
par les gens du pays qui n'est autre que l'archiduc Jean
de Habsbourg, cousin de l'empereur d'Autriche-Hongrie. Tant
d'invités justifient les factures qui ont éberlué
l'évêque de Carcassonne. Le village, s'il jase
un peu sur la vie de joyeux luron de son curé, ne
peut que pardonner. En effet il est d'une bonté à
toute épreuve et d'une générosité
sans limite.
Lorsque Mgr Beauséjour, sous prétexte de
simonie et de trafic de messes, le fait suspendre "a
divinis" puis "interdire"; les villageois
lui restent attachés. Saunière n'ayant plus
le droit de dire la messe ni de donner les sacrements, un
autre curé est nommé. Chaque dimanche il célèbre
la messe dans une église vide. Le village vient à
la messe où Saunière officie, dans une chapelle
qu'il a fait construire, malgré l'interdit du pape.
Le procès de Rome n'est pas pour l'effrayer : il
tient tête à son évêque, interjette
appel à Rome, gagne la partie. L'évêque
forme un contre-recours et finit par avoir gain de cause.
Il ordonne à Saunière de remettre le presbytère
au nouveau curé, l'abbé Marty. Mais c'est
impossible! Saunière lors de la séparation
de l'Eglise et de l'Etat l'avait loué à la
municipalité, désormais propriétaire,
au nom de Marie Denarnaud!
Se sentant mourir, Bérenger Saunière demande
son voisin, curé d'Esparaza, l'abbé Rivière.
Lorsque ce dernier quitta la chambre du mourant il est blême:
de ce jour-là à sa mort on ne le vit plus
rire et il devint taciturne. Que lui avait révélé
Saunière?
Au début de 1917, à la porte de la tour Magdala
il est frappé d'une hémorragie cérébrale.
Il meurt le 22 janvier 1917, à l'âge de 65
ans,toujours aimé de ses paroissiens. En effet, on
expose son cadavre sur le chemin de ronde, recouvert d'une
tenture à pompons rouges. Tout Rennes-le-Château,
qui défile devant le corps, emporte comme une relique
un pompon de ce drap mortuaire. On a diagnostiqué
une cirrhose du foie, mais déjà le bruit d'une
mort non naturelle circule.
Chose plus étrange encore et parfaitement incompatible
avec la loi de l'Eglise qui veut que les derniers sacrements
soient donnés à un malade conscient, ce n'est
que deux jours après son décès que
Saunière les reçut!
Etrange destinée, jusque dans l'au-delà,
de cet homme. On s'aperçoit, à l'ouverture
de son testament, que ce prodigue ne possède rien:
tout est au nom de Marie Denarnaud! Etrange histoire encore,
Emma Calvé a emporté l'un des piliers wisigothiques
de l'autel dans sa propriété de Millau, les
livres de l'abbé, les plans de ses constructions
disparurent sans savoir comment.
Quel secret a-t-il emporté dans sa tombe? Ou a-t-il
partagé avec sa servante et qu'elle ne put révéler,
alors qu'elle en avait l'intention lorqu'elle mourut en
1954, elle aussi frappée d'hémorragie?
L'histoire d'un trésor caché fit courir les
chercheurs jusqu'au jour récent où la municipalité
interdit toutes les fouilles à Rennes-le-Château,
on avait déjà trouvé un lingot d'or
de vingt Kilos et un autre de cinquante kilos environ. Une
dizaine d'années après la mort du curé
on découvrit une statuette en or à moitié
fondue. Lui-même avait donné aux gens du pays
des bijoux et des monnaies anciennes et au curé Saint-Paul-de-Fenouillet,
dans les Pyrénées, un très beau calice
ancien. Qui donc avait bien pu lui indiquer ce trésor?
C'est l'abbé Henri Bouvet, curé de la commune
voisine Rennes-les-bains. Erudit et fort charitable, il
dispose, bien que vivant modestement, d'une grande fortune
et verse à l'évêché des sommes
importantes ce qui lui vaut la considération de son
évêque, Mgr Billard. C'est lui qui offre en
1887 à Saunière de financer la restauration
de l'église Sainte Marie-Madeleine à condition
d'en rester le maître d'oeuvre absolu mais occulte.
C'est lui qui verse au nom de Marie Denarnaud, en quinze
ans- et encore les comptes des années 1891 à
1894 ont disparu- 4 516 691 francs-or! En 1903 il cesse
les paiements pour des raisons inconnues. Saunière
est alors sans argent et une brouille entre les deux curés
s'installe qui durera douze ans. Bouvet, avant de mourir
révéla à Saunière le secret
de sa fortune et l'emplacement du trésor. Dès
lors les projets extravagants de Saunière reprennent.
La mort devait les interrompre.
Il n'est donc jusqu'à présent question que
d'argent, de trésor caché. Mais il y a plus
intéressant: l'affaire des parchemins. A sa mort
Saunière les légua à sa nièce,
Madame James, de Montazels qui n'y comprit rien et qui,
déçue par un si médiocre héritage
les vendit en 1955 pour 250 000 francs à des Anglais
faisant partie de la ligue de la librairie ancienne lesquels
les publient. Les trois parchemins sont: la généalogie
des comtes de Rhédae, le testament de François-Pierre
de Hautpoul, seigneur de Rennes et du Bézu, celui
d'Henri Hautpoul daté du 24 avril 1695.
Il y avait là de quoi faire changer l'histoire de
la France à la fin du siècle dernier et l'on
comprend alors pourquoi Jean de Habsbourg, la comtesse de
Chambord- veuve du dernier représentant de la branche
aînée des Bourbons- aient attaché autant
d'importance à la recherche des documents et versé
des sommes énormes pour les faire aboutir.
Ces parchemins révèlent tout simplement l'existence
de la descendance des rois mérovingiens après
l'ursupation carolingienne (Charlemagne etc.) .
Mais depuis le IXe siècle cette famille, la plus
ancienne de France, a renoncé au trône.
En 1873, le Comte de Chambord a renoncé au trône
parce qu'il ne pouvait accepter le drapeau tricolore hérité
de la Révolution française. Il était
mort sans descendants. Quelle révolution eut été
dans les années 1880 la preuve de l'existence de
descendants de la lignée méroivingienne! La
jeune et fragile république votée à
une voix (douteuse) de majorité aurait basculé
si la Comtesse de Chambord avait pu présenter un
prétendant mérovingien.
Pour
en savoir plus
http://www.cbhouse.fr/rennes-le-chateau/webring/list.htm
http://www.rennes-le-chateau.org/
http://www.cathares.org/rennes-le-chateau.html