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RAPPORT D'ACTIVITÉS
de l'Agence Science-Presse
1er avril 2002 au
31 mars 2003
Record d'achalandage
battu sur le site web, des revenus publicitaires qui, sans
être énormes, se sont maintenus par rapport
à l'an dernier et font de nous un cas pratiquement
unique au Québec et une présence stable
dans les journaux québécois, petits et grands.
Tout cela, alors que
nous entrons dans une année symbolique: celle du
25e
anniversaire de la seule agence de presse scientifique en
français dans le monde
INTRODUCTION
L'ignorance du public face aux questions
scientifiques est un vieux problème. Organismes génétiquement
modifiés, réchauffement global, bioterrorisme:
chaque fait d'actualité remet ces lacunes à
l'ordre du jour, et nous rappelle à quel point, aujourd'hui,
un bagage scientifique est indispensable à tout citoyen
digne de ce nom.
Les médias constituent une partie
du problème: c'est par eux que le public s'informe
d'abord, une fois qu'il a quitté l'école.
C'est par les médias qu'il est "exposé"
ou non à la science. Si les médias
se désintéressent de la science, c'est un
canal de transmission inestimable qui est coupé entre
la culture scientifique et le grand public.
Or, les médias placent effectivement
la science très loin dans l'ordre de leurs priorités.
Dans l'ensemble des quotidiens québécois,
pendant la majeure partie des années 90, il existait,
en tout et pour tout, deux pages par semaine consacrées
à la science: celle de La Presse et celle
du Journal de Montréal - Journal de Québec.
D'aucuns prétendent qu'une page
étiquetée "science" n'est pas indispensable,
puisque cela peut avoir pour conséquence de "ghettoïser"
la science. Cette crainte serait justifiée
si les journalistes scientifiques étaient nombreux.
Sauf que dans l'ensemble des quotidiens québécois,
entre 1994 et 1999, il n'y avait aucun journaliste
attaché à la science (il y en avait par contre
un en environnement et deux ou trois en santé): même
la page du Journal de Montréal était
réalisée par un chroniqueur officiellement
attaché à un autre secteur, et celle de La
Presse était remplie alternativement par des
textes d'agences internationales, des journalistes généralistes,
et par l'Agence Science-Presse.
Il a fallu attendre l'an 2000 pour voir
les quotidiens Le Devoir et La Presse embaucher
chacun un journaliste scientifique, en même temps
que Le Devoir et Le Droit (Hull-Ottawa) créaient
tour à tour une page Science. Des gains rapidement
contrebalancés, au printemps 2001, par la disparition
de la page Science du Journal de Montréal
qui, avec sa publication conjointe à Québec,
rejoignait à elle seule un million de lecteurs: soit
davantage que tous les autres quotidiens réunis.
On pourrait dès lors se demander
ce qui reste comme espace à l'Agence Science-Presse.
Eh bien, un espace étonnamment large, puisqu'au cours
de la dernière année, elle était présente
dans toutes ces pages Science; elle s'est maintenue parmi
plusieurs des hebdomadaires régionaux qui ont survécu
à la vague de fusions des années 90; elle
s'est faite un peu entendre à la radio; elle a collaboré
à un projet de livre et de télé; ses
textes alimentent divers sites web; et son propre site web
a continué de franchir de nouveaux caps: plus de
100 000 visites (pages vues) par mois en 1999-2000, plus
de 220 000 en avril 2001, plus de 300 000 au printemps 2002,
et un record de 410 724 visites en février 2003!
Une visibilité appréciable
pour une petite agence de presse dont le budget annuel ne
suffirait même pas à faire vivre La Presse
pendant 24 heures!
1. DIFFUSION
DE L'AGENCE SCIENCE-PRESSE:
INTERNET
LA LOCOMOTIVE DE L'AGENCE
On l'a dit l'an dernier, Internet est
devenu au fil des ans la locomotive de l'Agence. Si celle-ci
continue de produire son bulletin hebdomadaire, Hebdo-Science
et technologie, bulletin dont les médias abonnés
peuvent utiliser l'ensemble du contenu, une partie importante
de notre production n'apparaît pas dans Hebdo-Science.
On trouve chaque semaine sur le site
(http://www.sciencepresse.qc.ca):
- les nouvelles
brèves internationales (entre 7 et 10)
- les nouvelles brèves québécoises
(entre 2 et 5, dont une partie est réutilisée
dans Hebdo-Science et se retrouve ainsi, à l'occasion,
dans des médias régionaux)
- la manchette
hebdomadaire (parfois recyclée dans Hebdo-Science)
- les Kiosques,
qui sont des revues de presse spécialisées
(agro-alimentaire, éducation, environnement, sciences,
sciences humaines, etc.) à la sauce Internet (abondance
d'hyperliens), dont il n'existe nul équivalent
sur le web, en français
- et diverses sections, remises
à jour irrégulièrement, dont la Bibliothèque
(répertoire de 7000 sites, tous dûment commentés)
et Testez vos connaissances,
un quiz de plus de 1500 questions accompagné de
répertoires de quiz, jeux et énigmes, très
populaire parmi nos visiteurs.
Si le site web a progressé à
ce point, alors que beaucoup d'autres, pourtant plus fortunés,
ont stagné ou fermé, c'est parce qu'il a toujours
été étroitement imbriqué dans
les activités de l'Agence: une bonne partie du contenu
les nouvelles aurait été produite
de toutes façons, qu'Internet existe ou pas. De l'avantage
d'être une agence de presse, plutôt qu'un magazine...
Une autre partie du contenu, distincte
des "vieilles" activités de l'Agence la Bibliothèque
et les Kiosques a quant à elle considérablement
progressé grâce à des investissements
plus importants de notre part depuis 2000 (puisés
dans les réserves, sans subventions extérieures).
Et une partie de l'augmentation de l'achalandage, on la
doit à la renommée acquise par ces deux rubriques.
Ainsi, avec ses 7000 sites commentés, la Bibliothèque
est depuis longtemps devenue le plus gros répertoire
de sites web commentés de la francophonie. Commentés,
cela signifie qu'au contraire d'un répertoire comme
Yahoo, la description du site provient de nous, et non du
site lui-même; par ailleurs, la méthode de
classification, le système Dewey, garantit une classification
plus rigoureuse et logique que dans les répertoires
web traditionnels.
Quant aux Kiosques, ils ont le potentiel
pour devenir des rendez-vous incontournables à toute
personne intéressée par leurs thématiques:
cette personne a en effet l'assurance de trouver, en quelques
clics, tout ce dont elle a besoin. Recension des meilleures
parutions récentes, hyperliens vers les ressources-clefs,
calendrier... La spécialisation garantit du même
coup un auditoire mieux ciblé, ce qui devrait être
de nature à atatirer des annonceurs. La croissance
phénoménale des ventes publicitaires vécue
au cours de l'année précédente (2001-2002)
provenait de là.
Malheureusement, en matière de
dépenses, il a fallu appuyer sur les freins cette
année. Si nos revenus publicitaires se sont maintenus
au même niveau que l'an dernier (environ 25 000$),
et si ce niveau est de loin supérieur à celui
de sites voisins (Les Débrouillards, Québec
Science, etc.), ces revenus n'en demeurent pas moins
insuffisants pour poursuivre au même rythme la production
des Kiosques et de la Bibliothèque. Il nous a donc
fallu couper, d'où la baisse des dépenses
que l'on peut observer dans les Etats financiers
(en annexe). Quatre kiosques ont été interrompus
(cinéma, consommation, handicapés, santé),
d'autres ont vu leur mise à jour passer d'hebdomadaire
à mensuelle (agro-alimentaire, environnement) ou
bimensuelle (science). Avec la baisse de revenus que cela
implique pour les journalistes pigistes qui s'occupent de
ces pages.
Cette décision était nécessaire
pour éviter un autre déficit en 2003-2004,
et elle signifie que nos démarches en vue d'une refonte
du site, entamées depuis l'automne 2002, ont été
mises sur la glace pendant plusieurs mois.
L'AVENIR DU SITE
L'avenir à court terme, au plan
financier, est donc nébuleux. Mais l'avenir à
long terme nous est favorable: pratiquement tous les médias
sont sur le web; de plus en plus de compagnies et d'OSBL
y sont. Au cours des prochaines années, tous voudront
y déverser davantage d'informations et ils
auront pour cela besoin de professionnels du journalisme
ou de la vulgarisation. Avec la présence Internet
qui est la nôtre, nous consolidons notre présence
comme agence de presse, en attendant que la phase de transition
de l'époque "pré-internet" à l'époque
suivante ne soit terminée.
Ceci dit, les objectifs que nous nous
fixons d'année en année sont remplis, et même
dépassés : le ministère de la Culture
et des communications inscrivait par exemple comme "attente
signifiée" l'an dernier la nécessité
de diffuser de l'information scientifique sur notre site
"et de créer des hyperliens avec les organismes concernés";
rien qu'avec les Kiosques, nous dirigeons l'internaute vers
davantage de ressources (scientifiques et autres) que tous
les sites comparables réunis. Le Kiosque de la
recherche au Québec, à lui seul, est devenu
un carrefour de tout ce qui se fait en recherche au Québec,
qui n'a son pareil nulle part, ni au gouvernement ni dans
l'industrie.
Par ailleurs, plus de 300 000 visites
par mois, c'est un succès qui aurait été
impensable il y a 10 ans. À cette époque,
le nom Science-Presse n'était connu que de
quelques centaines d'initiés parmi les médias,
les journalistes et les organismes abonnés à
Hebdo-Science. À plus de 300 000 visites par mois
loin derrière un Sympatico, mais loin devant
la majorité des sites québécois
l'ASP est devenue une référence incontournable
pour la vulgarisation scientifique.
Et pas seulement au Québec, puisque
plus de 20% des visiteurs proviennent de l'extérieur
du Canada essentiellement de France. Le dégonflement
de la bulle Internet, au printemps 2000, a d'ailleurs clairsemé
les rangs: d'importants sites de vulgarisation ont fermé
leurs portes (Besok) ou réduit leurs productions
(Info-science, Québec Science).
Ce statut de référence
est également souligné par les répertoires
(imprimés ou électroniques) de sites qui,
produits au Québec ou en France, continuent de nous
classer parmi les "cinq meilleurs sites en science" ou les
"100 meilleurs sites en éducation dans le monde".
Une recherche rapide révèle que nous sommes
cités par plus de 2000 sites. Enfin, parmi les sites
"qc.ca", nous étions ce printemps le 5e
vers lequel se dirigent le plus souvent les usagers de Google,
derrière La Toile du Québec et Canoe,
et loin devant les PetitMonde, Vélo Québec
et autres Planète Québec.
Nos rapports annuels
précédents signalaient d'année en année
de petites percées chez des abonnés web: abonnements
des méga-sites Canoe (annulé depuis)
et Cyberpresse aux nouvelles de l'Agence; échange
fructueux avec le portail Carrefour Éducation
de Télé-Québec, qui finance en totalité
le Kiosque éducation; contrat de production d'un
Kiosque mathématique avec le site Cmathematique
(Téléfiction), interrompu en février
2003.
Cette année,
les sites Changements climatiques (Éditions
Multimondes) et Têtes chercheuses (Merck Frosst)
ont signé des contrats avec l'Agence par lesquels
ils achètent du matériel déjà
produit; ce qui nous permet, pour une rare fois, de rentabiliser
notre production (nouvelles et Kiosque): une formule qui,
espérons-le, se multipliera dans l'avenir. Pour eux,
tout comme pour Carrefour Éducation et Cmathématique,
l'avantage est très net: un accès à
de l'information qui leur aurait coûté beaucoup
plus cher s'ils avaient dû la produire eux-mêmes.
LA SCIENCE AU QUÉBEC
Une parenthèse. Traditionnellement,
le rôle de l'Agence Science-Presse a été
de parler de la recherche scientifique qui se fait à
l'étranger au bénéfice des médias
régionaux qui ont moins accès à ce
type d'information mais aussi de celle qui se fait
au Québec. Qu'on feuillette les Hebdo-Science des
25 dernières années, et on y trouve quantité
de nouvelles sur des chercheurs d'ici.
Internet nous a permis de multiplier
ce rayonnement. Deux rubriques ont multiplié les
contacts avec les chercheurs (là aussi, une des "attentes
signifiées" définies l'an dernier par le MCCQ),
les compagnies privées impliquées en recherche,
les responsables des bureaux de la recherche des universités
et services des communications de ces institutions:
- la page de nouvelles québécoises
(http://www.sciencepresse.qc.ca/quebec.html)
- le Kiosque de la recherche
au Québec (http://www.sciencepresse.qc.ca/kiosque1.html).
La première, avec plus de 120
nouvelles parues cette année, fait de nous le cyber-média
québécois ayant publié le plus grand
nombre de textes sur la science au Québec et
une partie de ce contenu se retrouve dans des hebdos régionaux,
d'autres sites, et des quotidiens.
La deuxième est un carrefour
de tout ce qui se fait en recherche ici (hyperliens vers
les communiqués, les congrès, les publications,
un calendrier des événements, etc.). Elle
est ce qui, au Québec, s'approche le plus du service
américain Eurekalert ou de l'européen
AlphaGalileo: deux services (gigantesques à
notre échelle) qui, en mettant un peu d'ordre dans
le chaos de l'information émise chaque jour, sont
devenus indispensables aux journalistes, communicateurs,
chercheurs, enseignants et étudiants voulant se tenir
à jour sur ce qui se fait en recherche chez eux,
sans avoir pour cela à parcourir des dizaines de
sites.
Mais il y a un hic. Quatre ans après
la naissance du Kiosque de la recherche au Québec,
nous demeurons surpris par l'inertie d'une partie du milieu
québécois de la recherche. Non seulement sont-ils
peu portés sur les communications un problème
qui ne date pas d'hiermais surtout, aussi étonnant
que cela semble, l'outil Internet ne semble pas encore entré
dans les murs.
Sachant à quel point les Eurekalert
et AlphaGalileo ont accru le rayonnement de la recherche,
particulièrement celle des régions, il nous
semble que le Kiosque de la recherche mériterait
un soutien plus fort de ceux qui, au gouvernement, dans
les universités et dans les entreprises, souhaitent
donner une plus grande visibilité aux chercheurs
québécois.
2. DIFFUSION
DE L'AGENCE SCIENCE-PRESSE:
LES QUOTIDIENS
Pour les médias abonnés,
le mode privilégié de diffusion de l'ASP demeure
Hebdo-Science: 52 numéros par an, depuis le
22 novembre 1978. L'envoi peut se faire par la poste ou
par courriel, et un média abonné peut en utiliser
l'ensemble du contenu.
La question qui demeure en l'air depuis
plus d'un an est la survie de la version imprimée.
À elle seule, l'impression coûte 10 000$ par
an. Les grands abonnés (La Presse, Le Devoir,
des hebdomadaires comme le Courrier de Saint-Hyacinthe)
ne le reçoivent que par courrier électronique
(format Word ou PDF). Il subsiste par contre des abonnés
individuels et surtout, des médias quasi-bénévoles
(journaux communautaires) à propos desquels nous
ignorons tout de la culture Internet: développeront-ils
le réflexe d'aller chercher les articles sur le web,
si nous choisissons cette formule? En toute objectivité,
il faut reconnaître que c'est peu probable. Sans compter
le poids psychologique d'un bulletin "papier": il traîne
plus longtemps sur le bureau du rédacteur en chef
Par contre, les quotidiens la
clientèle la plus visible de l'Agence se sont,
eux, "internettisés". Dans trois cas -La Presse,
Le Devoir, Le Droit- une bonne partie de leur page Science
a été signée ASP. Les nouvelles brèves
constituent la denrée la plus utilisée, ce
à quoi s'ajoutent (surtout pour La Presse)
des articles puisés dans Hebdo-Science ou
achetés en supplément.
Entre le 1er avril 2002 et le 1er avril
2003, l'Agence a ainsi publié 21 articles dans La
Presse, en plus d'occuper la totalité de la colonne
des nouvelles brèves de la page Science (le dimanche)
à au moins une quarantaine de reprises et de remplir
une partie de la page Médias jusqu'en mai 2002.
- La Chine à plein régime
dans la production des OGM, page Science, 7 avril 2002.
- La croisade anti-écologistes,
Pascal Lapointe, page Science, 7 avril.
- La Société canadienne
du cancer cautionne l'imposition des mains, Isabelle Roberge
et Josée Nadia Drouin, page B2, 10 juin.
- Bombes à retardement financées
par le Canada, Jean-Sébastien Marsan, cahier Plus,
29 juin.
- Texte non signé, 14 juillet
- Le khat: une lente infiltration
en Amérique, page A-26, 13 juillet.
- Si cette planète vous
tient à cur, Julie Calvé, page science,
29 septembre.
- La colonne vertébrale
contre-attaque, page science, 13 octobre.
- Eau: la fin de la gratuité?,
Denise Proulx, cahier B, 14 octobre.
- Arsène Lupin, version
lunaire, page B-3, 21 octobre.
- Le cri des mal-aimées,
Isabelle Burgun, Cahier B, 31 octobre.
- Le pollen migrateur, page science,
3 novembre.
- L'or vert des pays du Sud, Denise
Proulx, page Science, 10 novembre.
- Moins polluer grâce aux
déchets, Jeanne Gagnon, page science, 8 décembre.
- La Bourse, comme une loterie!
Anne Nabet, page science, 8 décembre.
- La science des inspections en
Irak, page science, 15 décembre.
- Le cri des mal aimées,
Isabelle Burgun, page science, 22 décembre.
- Rien d'épatant pour l'hépatite,
Lisa Nolet, page science, 29 décembre.
- Papier ou Internet? Pascal Lapointe,
page science, 26 janvier 2003.
- Goliath contre Goliath, page
science, 26 janvier.
- Un enfant rejeté à
l'école l'est pour longtemps, Isabelle Vaillancourt,
page science, 9 mars.
Rappelons que le site web de La Presse,
Cyberpresse, publie lui aussi chaque semaine des
textes de l'Agence, en vertu d'un abonnement distinct.
Dans Le Devoir, entre le 1er
avril 2002 et le 1er
avril 2003, l'ASP a également occupé la quasi-totalité
de la colonne des nouvelles brèves de la page Science
(publiée un samedi sur deux), en plus de voir quelques
articles publiés en supplément ou en primeur:
- L'environnement sur puce informatique,
François d'Allaire, page Convergence, 8 avril 2002.
- Un pesticide biologique pour
tuer le pissenlit, Erwan Le Fur, p. 4, 7 juillet.
- Les drogués du magasinage,
Vanessa Quintal, page Santé, 28 septembre.
- Dépression génétique,
Lucie Beaupré, page Santé, 28 septembre.
- Un thermostat pour le poids,
Lucie Beaupré, 18 janvier 2003.
- Mondialisation de la santé
des pauvres, 15 février.
Quant à la page Science du Droit
(le mardi), elle s'est faite plus erratique depuis la
fin de 2002. Mais chaque fois qu'elle réapparaît
depuis octobre 2000, elle est occupée, en majeure
partie ou en totalité, par l'ASP. Quelques articles
se sont également glissés dans la page Santé
(lundi).
Enfin, des articles ou des extraits
de la page Débrouillards d'Hebdo-Science paraissent
dans Le Nouvelliste (Trois-Rivières), La
Voix de l'Est (Granby) et Le Quotidien (Chicoutimi)
à un rythme qu'il nous est impossible d'évaluer,
faute d'un abonnement à ces quotidiens.
Tout cela bout à bout, en y ajoutant
les gros hebdomadaires (voir section 4), la signature de
l'Agence Science-Presse peut être vue, certaines semaines,
par environ un demi-million de lecteurs.
3. DIFFUSION DE LAGENCE
SCIENCE-PRESSE :
LES BULLETINS
En mai 2002, l'Agence a produit, pour
la quatrième année, un bulletin "papier" (LAcfas-Express)
distribué chaque matin aux 3000 participants du congrès
de l'Acfas (Association francophone pour le savoir) qui
avait lieu à l'Université Laval. Cette expérience
constitue une autre incursion dans le milieu de la recherche,
et un exemple qu'il faudrait multiplier: le modèle
de L'Acfas Express pourrait être répété
en maints congrès québécois. Mais la
percée se révèle difficile dans le
monde de la recherche, pour les raisons décrites
plus haut.
L'expérience, rémunérée,
a été jugée satisfaisante de part et
d'autres, mais n'a pas été reprise en mai
2003 au congrès suivant, à l'Université
du Québec à Rimouski. Nous espérons
la renouveler l'an prochain, alors que le congrès
de l'Acfas reviendra à Montréal.
Également pour le compte de l'Acfas,
l'ASP produit depuis l'automne dernier le bulletin électronique
Savoirs, envoyé chaque mois aux membres de
l'Acfas et à quiconque en fait la demande.
L'Agence a également archivé
sur son site le bulletin Carte Accès Santé,
qui s'ajoute à la collaboration vieille de quelques
années avec le Centre de bioéthique de l'IRCM
(Institut de recherche clinique de Montréal). L'IRCM
a ainsi reconnu la crédibilité du site web
de l'Agence, en le choisissant pour communiquer ses informations
sur le dossier brûlant de la carte santé à
puce.
Une autre percée du côté
des bulletins est le Science Express: ce " digest "
de lHebdo-Science continue d'être distribué
dans chaque édition de Spectre, la revue de
l'Association des professeurs de science du Québec
(APSQ). Il s'agit d'une contribution bénévole.
La Lettre du bibliothécaire
québécois, un autre bulletin bénévole,
électronique celui-là, a été
rescapé l'an dernier lorsque ses concepteurs ont
choisi de le laisser tomber, et continue d'être publié,
de façon intermittente, par l'ASP. Il permet de garder
un pied dans l'univers des bibliothécaires, notamment
ceux des universités.
Enfin, de par nos liens avec lAssociation
des communicateurs scientifiques, des textes de lASP
ou des hyperliens vers ces textes se retrouvent dans le
bulletin LOmniscient, et des échanges
avec le bulletin électronique La Toile scientifique
se font régulièrement.
4. DIFFUSION DE LAGENCE
SCIENCE-PRESSE :
HEBDOS, RADIO, MAGAZINES,
TÉLÉ
Du côté des hebdos régionaux,
qui furent la toute première clientèle de
l'Agence, le portrait a bien changé depuis 25 ans.
Elle est révolue, l'époque où ces journaux
offraient un contenu substantiel. Aujourd'hui, à
côté de quelques solides journaux dotés
d'une bonne équipe comme le Courrier de Saint-Hyacinthe
(un des abonnés fidèles, qui gagne régulièrement
des prix de journalisme et a fêté l'an dernier
son 150e
anniversaire), ou Accès Laurentides (journal
culturel publié à Saint-Sauveur), on trouve
des dizaines de journaux interchangeables, propriétés
de deux chaînes peu préoccupées d'investir
dans l'information.
Sajoutent à cela des journaux
communautaires (plusieurs sont abonnés, le plus modeste
étant Au Fil de la Boyer, de Saint-Charles
de Bellechasse, et ses
400 exemplaires). Mais leurs
ressources, comme celles de la presse alternative, sont
cruellement limitées. Là aussi, un effort
de promotion soutenu s'imposerait, qui nécessiterait
des budgets que nous n'avons pas. L'immense travail pour
aller chercher ces abonnés un par un, est démesuré
par rapport aux retombées: un abonnement à
104$ par an, ou moins encore pour les journaux à
but non lucratif.
Depuis quelques années, le nombre
d'abonnés demeure stable. Des nouveaux sont obtenus
grâce au site web, par une mini-campagne l'hiver dernier
et par lAssociation des médias écrits
communautaires du Québec (AMECQ), avec lesquels un
contact régulier est entretenu. Les capsules et la
page Débrouillards demeurent les éléments
les plus prisés. Hors-Québec, L'Express
de Toronto fait à l'occasion la Une avec nos reportages,
réutilise régulièrement des textes
dans ses pages intérieures tout comme Le Franco
(Edmonton) et Le Voyageur (Windsor). De même
qu'un hebdomadaire de France: L'Écho des caps
de Saint-Pierre et Miquelon.
***
La radio est encore plus problématique.
L'espace consacré à l'information n'a cessé
de diminuer depuis 15 ans. Et l'effort pour trouver dans
chaque petite station "la" personne qui aurait
suffisamment à coeur la science pour devenir notre
tête de pont, est démesuré.
Plusieurs radios restent abonnées
à Hebdo-Science. Il est impossible d'évaluer
l'usage qu'elles en font, mais il est un fait: elles renouvellent
d'année en année. Le rédacteur en chef,
Pascal Lapointe, intervient quelques fois par année,
par téléphone, à CJRC (Gatineau).
Deux émissions scientifiques
ont continué d'être diffusées sur les
ondes de radios communautaires, et toutes deux utilisent
du matériel de l'ASP: Futur Simple, à
CKRL (Québec); Et pourtant, elle tourne!,
à CFLX 95,5 FM (Sherbrooke). Cette dernière
nous était totalement inconnue jusqu'à ce
que la Toile scientifique en parle en mai dernier,
et ce bien qu'elle soit diffusée depuis
1987!
Ce qui suggère qu'il en existe peut-être d'autres.
À creuser...
Du côté des magazines,
l'Agence a poursuivi ses collaborations régulières
avec Découvrir, la revue publiée par
l'Acfas, In Vivo (biologistes), Le Québec
Sceptique, la revue Spectre et bien sûr
Les Débrouillards. Une première page
Technozoom a été produite en avril
2003 pour Protégez-vous.
Enfin, il faut se rappeler que de nombreux
journalistes pigistes de l'Agence, dont son président,
Claude Marcil, obtiennent régulièrement, pour
leur propre compte, des contrats de recherche télé,
faits à l'occasion par l'intermédiaire de
l'agence, ou qui viennent nourrir leurs démarches
journalistiques, leur expérience ou leurs motivations
à écrire sur l'un ou l'autre de ces sujets.
5. ET LE RESTE
- Une incursion du côté
des livres, avec la rédaction d'une partie
d'un manuel scolaire aux Éditions du renouveau
pédagogique, complété à l'été
2002.
- Poursuite de la production d'une
revue de presse spécialisée, pilotée
par Claude Marcil pour l'IRCM. Ce travail pourrait en
théorie être un modèle: vendre ce
type de revue de presse spécialisée à
plus d'un client à la fois générerait
des profits qui pourraient être réutilisés
ailleurs.
- Un cours dinitiation à
la recherche, destiné aux journalistes,
et donné par Claude Marcil, à l'occasion
du dernier congrès de la FPJQ (Fédération
professionnelle des journalistes, novembre 2002) et dans
le cadre des formations de l'Association des communicateurs
scientifiques (ACS, avril 2003). Une variante Internet
de ce cours est en ligne sur le site, et obtient un bon
succès.
- Organisation d'un atelier sur
la science et les médias, dans le cadre du même
congrès de la FPJQ, en collaboration avec l'ACS.
- Participation à une table-ronde
au colloque de la Chaire en journalisme scientifique de
l'Université Laval (avril 2002), au congrès
de l'ACS (mai 2002) à une journée carrières
du Cégep de Limoilou (février 2003) et au
congrès de Science pour tous (mai 2003).
- Collaboration étroite
avec l'ACS, qui partage le même local, et emploie
depuis trois ans, pour la première fois en deux
décennies, une directrice générale
à mi-temps. L'ASP et l'ACS sont ainsi davantage
au courant de ce que fait l'autre, et peuvent échanger
conseils et coups de mains.
- Collaboration avec la Toile
scientifique, bulletin publié par l'ACS devenu
un "incontournable" pour tout ce qui se fait en vulgarisation
scientifique.
- Collaboration avec Science pour
tous dans le cadre de leur congrès (mai 2003).
- Partenaire avec l'Université
Laval, pour la 3e année, du programme SPARK, qui
permet à d'apprentis journalistes de faire leurs
premières piges, sous la supervision d'un tuteur
(à l'U. Laval). Au premier semestre 2002, Lisa
Nolet a été cette étudiante.
- Enfin, lASP a accueilli
entre avril 2002 et mars 2003 trois stagiaires: Erwan
Le Fur, Emilie Blanchet, et la gagnante du deuxième
prix de la Bourse Fernand-Seguin, Isabelle Vaillancourt.
6. PERSPECTIVES
L'Agence Science-Presse fêtera
donc son 25e
anniversaire le 22 novembre. Un projet est en marche: trois
livres traitant la science sur un ton léger une
vieille habitude de l'ASP. Le premier rassemblant les meilleurs
dessins de Jacques Goldstyn, dessinateur de longue date
de l'ASP et des Débrouillards; le deuxième,
constitué de textes brefs et légers sur "Le
sexe de la science" et le troisième, plus large,
"La science insolite". La trilogie sera publiée cet
automne par Multimondes.
Reste à déterminer la
forme que prendra la "célébration": plusieurs
idées sont sur la table, aucune n'a été
arrêtée.
S'ajoute à cela la refonte du
site. Le 25e
anniversaire était un bon prétexte pour faire
un nettoyage des quelque 6000 pages. Le processus a été
enclenché à l'automne 2002, mais il est depuis
au ralenti. Des soumissions reçues, il ressort que
les coûts pourraient dépasser les 10 000$,
voire les 15 000$, ce qui est au-dessus de nos moyens cette
année. Une décision sera prise sous peu.
Certes, l'Agence a toujours fonctionné
sur un petit budget. Mais que l'évolution des revenus
n'a pas suivi l'évolution de l''organisme. Ainsi,
il y a sept ans, au 31 mars 1996, les revenus de l'Agence
étaient d'environ 225 000$ (excluant une subvention
pour un projet spécial cette année-là),
dont 106 000$ provenaient d'une subvention de fonctionnement
du gouvernement du Québec. Au 31 mars 2003, les revenus
de l'Agence étaient d'environ 200 000$, dont 106
000$ provenant de la même subvention de fonctionnement
du gouvernement du Québec.
Or, il y a six ans, au 31 mars 1996,
les productions de l'Agence, dans le rapport annuel d'alors,
se résumaient comme suit: le bulletin Hebdo-Science,
des chroniques pour quelques magazines et journaux, et la
pochette 3-2-1
Partez!, sur l'exploration spatiale.
Cette année, les productions
de l'Agence se résument comme suit: le bulletin Hebdo-Science,
des articles pour divers journaux, des actualités
scientifiques pour le web, les Kiosques, la Bibliothèque,
l'entretien général du site, la collaboration
avec l'ACS, les recherches, divers travaux de rédaction...
C'est sans doute ce qui s'appelle en
avoir pour son argent...
Nous poursuivons nos recherches dans
le but d'aller chercher d'autres sources de revenus (publicité
sur le web et contrats Internet permettant le recyclage
de textes déjà produits). Une partie du travail
de la nouvelle adjointe à la rédaction, Josée
Nadia Drouin, se trouve là. Mais nous croyons que
pour convaincre les plus gros centres de recherche et les
organismes qui les chapeautent, de l'importance d'investir
davantage dans la communication publicité,
production de bulletins et de contenu pour leur site, etc.
il faudra qu'une pression vienne du gouvernement lui-même.
"Vendre" l'information scientifique
au public en général et aux médias
en particulier n'est pas plus facile qu'il y a 25 ans. Mais
à l'heure des inquiétudes sur les OGM et le
réchauffement global, la dégradation de l'environnement
et le clonage, la population est de plus en plus en quête
de réponses, et Internet est en voie de devenir le
média privilégié par lequel elle ira
chercher ces réponses.
Pascal Lapointe
Juin 2003
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