Et si des dizaines de milliers de Portoricains, après la dévastation laissée sur leur île par l’ouragan Maria, devenaient des réfugiés climatiques sur le continent ?

On a tendance à l’oublier — de nombreux Américains semblent l’ignorer, d’après les sondages —, mais les Portoricains sont des citoyens américains, même si leur île n’est pas un des 50 États des États-Unis. Or, l’ouragan a fait tellement de dégâts — le réseau électrique pourrait mettre des mois à être rétabli — et la distribution des vivres et du matériel d’urgence a tant tardé, qu’un nombre indéterminé des 3,4 millions d’habitants pourrait choisir de quitter pour ne plus revenir.

Ils ne seraient pas tout à fait les premiers « réfugiés climatiques » de Donald Trump puisque, tout dépendant de la définition qu’on donne à ces mots, certains des habitants du sud de la Louisiane et des îles de l’Alaska, délogés par la montée des eaux, pourraient se qualifier. Mais à Porto Rico, le mouvement de population pourrait être plus significatif : beaucoup de ceux qui quitteront ne se contenteront pas d’aller vivre dans une ville voisine en attendant la fin des réparations.