Science pour tous: sommaire


Avez-vous lu notre manchette de la semaine?

Avez-vous lu nos capsules de la semaine?


Et:

Le Kiosque


Qui sommes-nous?


Publicité


Science pour tous est une production du Journal de Montréal et de l'Agence Science-Presse.

Retour à la page d'accueil de l'Agence Science-Presse

 

Effet de serre: un débat de plus en plus chaud


par Michel Marsolais


Entre deux hivers, peu de Québécois se font de la bile avec le réchauffement de la planète. Les scientifiques, pour leur part, restent partagés sur la nature de ce réchauffement, que plusieurs continuent même de remettre en question.



Chose sûre : la moyenne des températures planétaires grimpe depuis plus d'un siècle, soit depuis qu'on prend systématiquement ce genre de mesure. Ainsi ,1997, sera l'année la plus chaude jamais enregistrée.

Mais un siècle, c'est bien peu de chose pour une planète de plus de 4 milliards d'années et qui a connu une succession de périodes glaciaires et de périodes d'intenses activité volcanique.

Cent dix ans après que Svante Arrhenius eut formulé la théorie de l'effet de serre, certains chercheurs allèguent que le réchauffement actuel vient simplement compenser une période de refroidissement de plus de deux siècles qui a débuté dans les années 1700. Globalement, il n'existerait donc pas de preuve d'un réchauffement réel sur une longue période.

 

Faire l'autruche


Mais ce serait jouer à l'autruche que de ne pas reconnaître l'importance de l'activité humaine, toujours en expansion, dans le phénomène du réchauffement.

L'équation est simple : les émissions de dioxyde de carbone (CO2) (qu'elles proviennent des volcans ou des voitures) s'accumulent dans l'atmosphère, laissant passer les rayons solaires mais empêchant la chaleur (le rayonnement infrarouge) de s'échapper.

Même si nos hivers nous donnent des fantasmes de réchauffement, les conséquences à long terme de ce phénomène peuvent être catastrophiques pour tous.

Une augmentation des températures moyennes peut ainsi faire fondre la glace aux pôles, augmentant ainsi le niveau des océans et provoquant des inondations et des bouleversements climatiques.

L'effet du CO2 est précipité par la destruction des forêts, comme ce fut le cas cette année en Indonésie. Les forêts, comme les planctons dans la mer, sont les poumons de la planète, absorbant le CO2 pour produire de l'oxygène.

 

Choix de société


Le sommet de Kyoto, qui avait lieu en décembre, était, comme les autres, pavé (comme l'enfer) de bonnes intentions. Même des pays Boy scout comme le Canada n'ont pu respecter leurs engagements du Sommet de Rio en matière d'émissions polluantes. Avec l'augmentation de la population humaine et la fièvre de la consommation néo-libérale, il faudra faire de véritables choix de société au chapitre du transport et de la production d'énergie pour contrer le problème. Imaginez l'effet produit par un milliard de Chinois qui s'achèteraient des voitures et des électro-ménagers du jour au lendemain !

 


Première parution: Le Journal de Montréal, dimanche 7 décembre 1997.

 

 

 

En manchettes sur le Net

La Science d'ici et d'ailleurs

Le Kiosque

Science pour tous

Hebdo-Science

Meilleurs sites en science

Bric-ˆ-Brac

CyberExpress

C'est quoi l'ASP

Hommages ˆ...

La Qute des origines

Le Monde selon Goldstyn

Questionnaire