Science pour tous: sommaire


Avez-vous lu notre manchette de la semaine?

Avez-vous lu nos capsules de la semaine?


Et:

Le Kiosque


Qui sommes-nous?


Publicité


Science pour tous est une production du Journal de Montréal et de l'Agence Science-Presse.

Retour à la page d'accueil de l'Agence Science-Presse

 

Les septuplés de la science


par Michel Marsolais


A la naissance des premiers septuplés de l'histoire, en décembre dernier, le père, Kenny McCaughey, s'est empressé de remercier le ciel. Des observateurs ont vite ajouté que le ciel n'avait rien à voir là dedans et qu'il s'agissait plutôt d'un miracle de la science. Miracle ou folie ? On devrait surtout parler de négligence médicale.



Rappelons que la grossesse de Bobbi McCaughey, 29 ans, n'avait pas grand chose de naturelle et faisait suite à un traitement contre l'infertilité incluant des médicaments capables de transformer le corps féminin en un Ben Johnson de l'ovulation.

Le traitement de Bobbi McCaughey a abouti au développement d'au moins sept follicules sur les ovaires au lieu d'un ou deux comme c'est habituellement le cas.

Le suivi de la patiente de l'Iowa aurait dû déterminer au bout d'une dizaine de jours qu'il y avait sur les ovaires de multiples follicules arrivés à maturité. Il aurait été possible à ce moment d'empêcher l'ovulation avec un autre produit.

On aurait aussi pu faire une ponction pour retirer un certain nombre de follicules avant de déclencher l'ovulation et réduire le nombre de bébés.

Que s'est-il passé ? Bobbi McCaughey aurait refusé l'itteruption de l'ovulation pour des raisons religieuses, malgré les risques pour elle-même et pour ses futurs rejetons. Les médecins l'ont béatement laissé faire.

 

Pas des enfants forts

On s'étonne déjà que les septuplés du couple de Des Moines aient pu survivre. Il est vrai que, sous le feu des projecteurs des médias, la science médicale a déployé des moyens exceptionnels pour s'assurer de leur bien-être.

Des insuffisances respiratoires risquaient d'entraîner la mort des enfants - quatre garçons, trois filles - durant les trois premières semaines. En fin de compte, ils ont tous survécu, mais les petits septuplés n'ont pas gagné la partie pour autant. Ils risquent des problèmes de croissance et de respiration ainsi que des séquelles neurologiques.

Si on a craint que des techniques génétiques puissent un jour conduire à des critères de "qualité" pour les bébés, peut-être devrait-on aussi s'interroger sur des critères de "quantité".

Et ça ne fait que commencer: avec les nouvelles techniques qui permettent désormais la congélation de sperme et d'ovules, on peut s'attendre à d'autres surprises. A quand les septuplés décongelés ?

 


Première parution: Le Journal de Montréal, dimanche 14 décembre 1997.

 

 

 

En manchettes sur le Net

La Science d'ici et d'ailleurs

Le Kiosque

Science pour tous

Hebdo-Science

Meilleurs sites en science

Bric-ˆ-Brac

CyberExpress

C'est quoi l'ASP

Hommages ˆ...

La Qute des origines

Le Monde selon Goldstyn

Questionnaire