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La conquête de la Lune a 30 ans

1- Autour de la Lune


par Michel Marsolais


Jim Lovell (interprété au cinéma par Tom Hanks) est surtout connu pour avoir commandé la mission Apollo 13, l'échec le plus triomphant de la NASA. Pourtant, lorsquíon lui demande son souvenir de l'espace le plus marquant, il répond Apollo 8.

 

Lancé en décembre 1968, Apollo 8 est la première mission à se rendre autour de la Lune. Le vaisseau a accompli 10 orbites de la Lune en 20 heures et l'équipage - composé de Frank Borman, James Lovell et William Anders- est le premier à avoir aperçu un "lever de Terre". Un spectacle qu'aucun humain n'avait contemplé auparavant et qui a marqué les trois astronautes.

La mission d'Apollo 8 visait à tester une série d'équipement en vue du grand débarquement qui aurait lieu sept mois plus tard. La mission accomplit tous ses objectifs.

Apollo 8 a décollé du Cap Canaveral à peine deux mois après Apollo 7, le premier vol doté d'un équipage depuis la tragédie d'Apollo 1 (où trois astronautes périrent dans un incendie).

Lorsqu'Apollo 7 a décollé, Walter Schirra s'est écrié "Yabadabadoo" comme Fred Flintstone. Mais ce fut un des rares moments comiques de la mission. Peu après ce décollage, Schirra a développé une grosse grippe qu'il a refilé illico à ses petits camarades Don Eisele et Walter Cunnigham.

En apesanteur, un astronaute en santé est déjà congestionné à cause des fluides qui remontent à la tête. Lorsqu'il est gripp', c'est un torrent de choses visqueuses qui vous remonte dans tous les conduits. Un seul soulagement : se moucher avec vigueur. Une entreprise hasardeuse en apesanteur!

L'état de santé des astronautes a entraîné léannulation de sorties dans léespace et rendu leur humeur massacrante. Pour gâcher le reste du plaisir, trois des cinq hublots étaient barbouillés par des coulés de scellant (un problème qu'on n'a réglé qu'après Apollo 9).

Parmi les tâches passionnantes qu'a dû accomplir l'équipage, notons les tests sur les "sacs de défecation" et le système d'évacuation de l'urine. Malgré tout, la mission fut un succès et suivie avidement par le grand public.

Des tests

Les missions Apollo 9 et Apollo 10 devaient compléter d'autres tests en vue du jour J de juillet 1969.

Les choses vont vite. Voulant à tout prix doubler les Russes, les Américains décollent tous les deux mois.

En mai 1969, on organise la répétition générale avec Apollo 10 qui reste en orbite 61 heures autour de la Lune et teste le module lunaire jusqu'à 15 000 mètres de la surface.

Tout est prêt pour pour la prochaine mission.

 


Première parution: Le Journal de Montréal, dimanche 11 juillet 1999

 

 

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