
Les femmes et les hommes ont-ils contribué également au bagage génétique des populations humaines contemporaines? Les ancêtres de l'Homo sapiens, l'homme moderne, étaient-ils plutôt polygames ou monogames? Pour répondre à ces questions, le Dr Damian Labuda, scientifique au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine et professeur au Département de pédiatrie de l'Université de Montréal et ses collègues, ont analysé les données génomiques de trois échantillons de populations d'origine africaine, asiatique et européenne. Les résultats de cette étude sont publiés dans la récente édition de la revue the American Journal of Human Genetics.
Un nouveau pas a été franchi dans la compréhension de la sélection naturelle. Des chercheurs du CNRS, travaillant à l'Institut de biologie de l'Ecole normale supérieure (CNRS/ENS/Inserm), viennent de montrer que l'homme et certains de ces cousins primates partagent une « boîte à outil » génétique commune, c'est–à -dire un jeu de gènes sur lesquelles la sélection naturelle a eu souvent tendance à agir au cours des derniers 200 000 ans. Cette étude permet aussi d'isoler un groupe de gènes qui nous distingue de nos cousins les grands singes. Elle est publiée dans la revue PloS Genetics (édition du 26 février 2010).
À quelques exceptions près, le chromosome Y détermine le sexe chez les mammifères. La souris naine africaine M. minutoides échappe à cette « règle ». Chez cette espèce proche de la souris domestique, c'est le chromosome X qui déciderait du sexe. Une équipe pilotée par Frédéric Veyrunes, chercheur CNRS à l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier, en collaboration notamment avec des biologistes de l'Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (2) et de l'IRD, viennent d'identifier ce cas de déterminisme sexuel inattendu. Les chercheurs ont mis en évidence un réarrangement chromosomique particulier sur un chromosome X de la souris. Ces travaux devraient permettre de mieux comprendre comment fonctionne le déterminisme sexuel classique des mammifères. Ils sont publiés dans l'édition papier du 7 avril 2010 de la revue Proceedings of the Royal Society B (édition disponible dès aujourd'hui sur le site de la revue).
Les scientifiques viennent de remporter une victoire capitale dans leur combat contre la malaria (paludisme). Selon une étude publiée dans Nature Genetics, une équipe internationale de chercheurs a utilisé la génomique pour décoder le génome de Plasmodium falciparum -- la souche de malaria la plus résistante aux médicaments et responsable de la majorité des décès dus à cette maladie.
Il est désormais possible de donner à une fleur un arôme qu'elle n'a pas, ou de rendre son parfum plus doux, en manipulant les gènes du végétal, ont annoncé mardi des scientifiques américains.
Une nouvelle étude menée à l'Institut et hôpital neurologiques de Montréal – le Neuro – de l'Université McGill est la première à établir un lien moléculaire entre la maladie de Parkinson et des anomalies dans la capacité des cellules nerveuses à communiquer. L'étude, publiée dans la prestigieuse revue Molecular Cell et sélectionnée comme choix de l'éditeur dans l'importante revue Science, permet de mieux cerner les mécanismes sous-jacents à la maladie de Parkinson et pourrait donner lieu à des stratégies thérapeutiques novatrices.
Une nouvelle cause d'obésité liée à une anomalie sur le chromosome 16 vient d'être mise en évidence. Elle explique près de 1 % des cas d'obésité : pour les individus porteurs, le risque de développer un surpoids est multiplié par 50. Ces travaux sont le fruit d'une collaboration entre l'équipe lilloise du professeur Philippe Froguel, chercheur au CNRS, étroitement associée à des collaborateurs de l'Imperial College de Londres et du Centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne et dix autres groupes de recherche européens. Ils sont publiés le 4 février 2010 dans la revue Nature.
Des chercheurs ont démasqué un agent double dans l'œil qui, une fois activé, perd sa fonction protectrice et se transforme en véritable tueur. Cette découverte revêt une importance considérable pour la santé puisque cette transformation entraîne la destruction des neurones et peut occasionner la perte de la vue et la cécité.
Un Turc qui avait engagé une procédure de divorce a eu l'incroyable surprise d'apprendre par des tests ADN qu'il est le père d'un seul de ses jumeaux, a annoncé vendredi le quotidien turc Sabah.
Des études menées auprès des victimes de la tragédie de l'eau contaminée survenue à Walkerton en Ontario ont permis la découverte de variations dans l'ADN de trois gènes qui accroissent le risque de développer le syndrome du côlon irritable post-infectieux (SCI-PI). L'ampleur même de l'infection et le suivi effectué auprès des habitants de Walkerton ont donné aux chercheurs l'occasion unique d'étudier l'origine de ce trouble.
Des cellules de peau de souris ont été transformées directement en neurones fonctionnels, sans passer par l'étape de reprogrammation en cellules souches pluripotentes jusque-là jugée indispensable, selon une étude publiée mercredi par la revue Nature.
L'état de New York vient de donner le feu vert à utilisation plus vaste -mais controversée- des tests ADN pour traquer les criminels.
Une variante d'un gène lié à la longévité aiderait à empêcher une dégradation de la mémoire et éviter la démence chez les personnes âgées, selon des travaux publiés mardi et qui pourraient ouvrir la voie à une nouvelle approche contre la maladie d'Alzheimer.
A côté de l’imposant chromosome X, le Y n’a l’air de rien. Il est tout petit. En plus, il aurait perdu la plupart de ses gènes au cours des centaines de millions d’années de son évolution – depuis sa séparation d’avec le X. On le pensait un peu figé. Mais cette conception est chahutée par la comparaison de ce chromosome chez l’humain et chez le chimpanzé, qui montre que le chromosome Y a évolué très vite, probablement plus vite que les autres chromosomes, en 6 millions d‘années (temps estimé de la séparation entre les deux espèces).
Des scientifiques américains ont découvert qu'un gène aide à ralentir le déclin cérébral lié à l'âge. Des médicaments mimant l’effet de ce gène sont en cours de développement, ils pourraient permettre de prévenir l’apparition de la maladie d’Alzheimer.