
La
pêche au tronc d'arbre
De nos jours,
les hommes grenouilles
vont à la pêche...au tronc d'arbre!
À l'époque
de ton arrière-arrière-grand-père, on faisait flotter
le bois pour
l'amener
au moulin à scie. Avec le temps, certains de ces troncs
d'arbres ont coulé. C'est ainsi que des centaines de
milliers de billots de bois dorment intacts au fond
du Lac Supérieur.
Si ces arbres
sont restés au fond si longtemps, c'est qu'à l'époque
(1870-1910) il était plus facile de couper d'autres
arbres que d'aller les récupérer.
Au moyen du
sonar, on repère l'emplacement des troncs d'arbres.
Bien que le sonar
rende le lac transparent sa résolution ne permet pas
de distinguer les bonne pièces comme le chêne rouge
ou l'érable à sucre ) des mauvaises .

Les plongeurs
partent alors en reconnaissance. Ils utilisent des scooters
sous-marins et communiquent avec la surface au moyen
de câble téléphones. Parce qu'ils sont sous l'eau, les
plongeurs peuvent bouger les arbres, même si ces derniers
peuvent peser des tonnes.
Les plongeurs
vont ensuite les récupérer. Seules les essences valables,
comme l'érable et le chêne, seront repêchées. Jusqu'à
maintenant on en a recueilli environ 5000 et chacun
d'eux pourrait sauver la vie de 2 ou 3 gros arbres.
Mais c'est
sous l'écorce qu'on peut admirer le produit de cette
pêche miraculeuse. Parce qu'il est demeuré longtemps
dans l'eau, -certains troncs sont âgés de 800 ans -
le bois s'est teinté de couleurs et de textures bizarres.
Son grain est
devenu très fin.
Les
ébénistes l'utilisent pour donner un air ancien à leurs
meubles. On en fait aussi des planchers, des ouvres
d'art, mais surtout, des instruments de musique. En
effet, on a constaté que les violons, les harpes et
les guitares ainsi confectionnés avaient un son exceptionnel.

Pour voir des photos, rends-toi
sur le site du Smithsonian
Magazine (en anglais)