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La sylviculture PRO SYLVA

Par Simon Rodrigue, ing.f.


La sylviculture PRO SYLVA prend son origine on Europe notamment en Slovénie, on Allemagne et on Suisse. Avec ce type de sylviculture, le mode de traitement de la forêt est aussi proche que possible des conditions naturelles de vie et d'évolution des peuplements. C'est une sylviculture plus douce, plus économe qui s'efforce de tirer le meilleur parti possible de la nature pour réduire d'autant les interventions de l'homme. On misera ainsi sur la capacité de la forêt de se régénérer naturellement au lieu d'investir des montants importants pour préparer le terrain, reboiser et entretenir ces plantations.

 

Les principes de base de la sylviculture PRO SYLVA sont:

priorité à l'amélioration du site et du peuplement, ce qui implique un bon choix d'essences, si possible en mélange;

l'abandon des coupes rases de grandes surfaces et, d'une manière générale, de toute intervention brutale;

exploitation soignée, notamment par l'emploi intelligent des moyens de débardage;

priorité à l'éducation individuelle des arbres quelle que soit leur fonction. Un arbre n'est pas enlevé tant qu'il est utile, soit par sa production directe de bois de valeur, soit par les fonctions de protection qu'il assume;

régénération relativement lente à l'abri des grands arbres qui assument une double fonction d'éducation et de protection des recrus. La régénération naturelle est privilégiée lorsque les essences on place sont productives et conformes à la station. Mais le reboisement n'est pas exclu.

 

Les coupes visent à :

améliorer la qualité des meilleurs arbres;

régénérer le peuplement;

améliorer la diversité aussi bien en essences qu'en âges;

récolter les arbres parvenus à maturité pour dégager des revenus. Les coupes seront fréquentes, à chaque 5 ans en moyenne, et légères, prélevant à chaque passage entre 10% et 15% des arbres.

 

 

 

Source : Simon Rodrigue, ing.f., directeur de la formation et de l'information, Syndicat des producteurs de bois de la Beauce.

 

Reproduit avec l'aimable autorisation de la revue
Le Progrès Forestier , édition Hiver 2001

 

 

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