L'événement de la semaine.


Pour tout trouver
sur Internet!


Tous les médias
en un clin d'oeil!


Nos nouvelles brèves
  
  


Notre chronique de
vulgarisation scientifique!


Plus de 1500 questions





Hommage à...
Le monde delon GOLDSTYN
La science ne vous interesse pas?
Dossiers
Promenades



Histoire




Les grandes dates de l'histoire du Québec


16e, 17e et 18e siècles

mais avant...

-350 millions d'années
Un météorite devant mesurer environ deux kilomètres de diamètre et d'un poids estimé à 14 milliards de tonnes tombe sur la région de Charlevoix. Il entaille et fragilise irrémédiablement l'écorce terrestre.

-11 000 à -8000 av. J.-C.
Les groupes de chasseurs paléoindiens pénètrent dans la vallée du Saint-Laurent au moment où la mer de Champlain se retire. Ils circulent sur le territoire avec une grande mobilité dans un environnement fort différent de celui d'aujourd'hui. La proximité des glaciers apporte un climat rigoureux. Le paysage végétal ressemble beaucoup à celui qu'on trouve en milieu nordique. Ils se déplacent probablement à l'aide d'embarcations et s'abritent vraisemblablement sous des tentes en peau. Le milieu, froid et ouvert, est favorable à la présence de caribous. Leurs proies préférées sont les grands cervidés, bien que les autres mammifères, de même que le poisson, complètent leur alimentation.

-8000 à -3000 av. J.-C.
Changements importants reliés aux activités de subsistance, à une mobilité territoriale moins grande, à un environnementt plus stable et à une plus grande diversité culturelle. Alors que les groupes planoens étaient orientées principalement vers la chasse au caribou, les Amérindiens de l'Archaïque, plus nombreux et connaissant mieux les ressources du territoire, étendent graduellement leurs activités à toutes les ressources animales et végétales disponibles. En fait, ils vivent un nomadisme saisonnier adapté à l'exploitation de l'ensemble des ressources de la chasse, de la pêche et de la cueillette.

L'exploitation générale des ressources se traduit par la diversification des outils, de leurs méthodes de fabrication, de leurs formes et de leurs fonctions. En plus de tailler, les Amérindiens polissent maintenant leurs outils en pierre et martèlent le cuivre natif provenant de la région du lac Supérieur. La présence de quartzite du Labrador (Ramah), de jaspe de Pennsylvanie et de cuivre sur des sites du Québec témoigne de l'étendue du réseau d'échanges et de communications, qui ne cessera de s'accroître jusqu'à l'arrivée des Européens.

-3000 av. J.-C.
Ë partir de -3000 ans, les modes d'adaptation se diversifient parmi les populations amérindiennes. Dans la plaine laurentienne, elles adoptent des groupes plus au sud, la poterie et la culture du maïs. On remarque une poussée démographique. La cueillette de fruits, de plantes et de graines prend une place plus importante dans leurs activités, la chasse et la pêche n'étant cependant pas délaissées pour autant.

C'est le début de la fabrication de la poterie, principalement dans la partie sud du Québec. Les vases en céramique sont très frustes. La pâte est épaisse et mal cuite; on expérimente encore. Les vases sont modelés à partir d'une boule d'argile avec le poing et habituellement façonnés pour obtenir des bords droits et un vase conique. Ils sont peu ou pas décorés.

C'est à cette époque que certaines populations amérindiennes provenant des Grands Lacs étendent leur réseau d'échanges à la région laurentienne.

-2000 av. J.-C.
Avant l'arrivée des Inuits actuels, des groupes de chasseurs originaires de l'Alaska et de la lointaine Sibérie atteignent l'Arctique oriental et explorent l'est de la baie d'Hudson jusqu'à Kuujjuarapik (Poste-de-la-Baleine) et la côte du Labrador. Ces groupes nomades paléoesquimaux vivent des mammifères marins et du caribou. Ils sont représentés, au Québec, par les populations prédorsétiennes, puis dorsétiennes.

-1500 à -400 av. J.-C.
La civilisation olmèque fleurit dans les terres chaudes situées au creux du golfe du Mexique, dans cette "Mésopotamie américaine" gonflée de fleuves, de lagunes et de marécages. Les Olmèques y bâtissent des villes.

-1000 av. J.-C.
La population prédorsétienne s'accroît et devient plus sédentaire. Cette culture, maintenant appelée dorsétienne, se répand dans la majeure partie de l'Arctique canadien, jusqu'à Terre-Neuve et la Basse-Côte-Nord. Elle persiste jusqu'au 15e siècle dans le nord de l'Ungava et du Labrador. Les maisons dorsétiennes sont plus grandes, ce qui laisse croire qu'elles pouvaient être destinées à plusieurs familles. L'outillage dorsétien reflète ses origines paléoesquimaudes : têtes de harpons détachables, pointes de lances, grattoirs, lames et couteaux divers. Les lampes à l'huile en stéatite font leur apparition, les burins polis et les patins de traîneaux, probablement tirés par des chiens, en os de baleine. Comme leurs prédécesseurs, ils chassent les mammifères marins, surtout le phoque et le morse, en plus des mammifères terrestres; ils capturent aussi les oiseaux et recueillent leurs oeufs, en plus de s'adonner à la pêche.

856
Venant du Nord, les Toltèques fondent Tula, au nord de Mexico. C'est avec eux qu'entrent en scène les peuples de la langue nahualt, qui devaient à partir de cette époque dominer le Mexique. Les Toltèques imposent rapidement leur civilisation guerrière, attachée aux dieux célestes, aux prêtres de Teotihuacan. Les sacrifices humains sont maintenant courants. La civilisation toltèque fut si puissante et si brillante que tous les souverains mexicains ultérieurs tiendront à se rattacher à elle. Les Toltèques avaient aussi laissé une légende, mêlée à la vérité historique et qui sera lourde de conséquences. Elle rapportait que Quetzalcoatl, avait été envoyé en exil vers l'est, mais qu'en un jour précis et prévisible du calendrier, devenu un dieu blanc et barbu, il reviendrait se venger.

Vers l'an 1000
Le coeur de ce qui allait devenir les États-Unis abrite une métropole indienne: Cahokia. Cette grande cité est la plus occupée au nord de Rio Grande. La grande Cahokia, a au tournant du XIIe siècle de 20 000 à 25 000 habitants. Cahokia a été la ville la plus populeuse des États-Unis jusqu'en...1800, alors dépassée par Philadelphie.

Une autre migration de chasseurs de grands mammifères marins (baleines) atteint l'Arctique oriental et les nouveaux venus supplantent les Dorsétiens. C'est l'invasion des Thuléens qui entraîne la disparition des Dorsétiens dans presque tout l'Arctique.

Les Thuléens montrent beaucoup d'ingéniosité. Ils utilisent deux types d'embarcations, le kayak et l'oumiak, un bateau long de dix mètres et plus. C'est grâce à l'oumiak qu'ils peuvent se déplacer en groupe et s'attaquer aux baleines. Sur terre ou sur la glace, ils se servent du traîneau tiré par des chiens. Leurs habitations d'hiver circulaires et semi-souterraines sont creusées dans la terre et comportent un dallage de pierres. Les parois sont bordées de blocs de pierre; l'intérieur est constitué, entre autres, de plateformes de couchage surélevées. Une charpente en os de baleine supporte la toiture, isolée par d'épaisses peaux d'animaux et une couche de tourbe.

Ces populations néoesquimaudes possèdent des arcs et une grande variété de lances et de javelots, qu'ils utilisent avec des propulseurs, des harpons et tout l'attirail de flotteurs nécessaire pour la chasse aux mammifères marins. Les Thuléens fabriquent également des outils en ardoise polis, tels des couteaux et des pointes, et portent même des lunettes pour se protéger de l'aveuglement causé par la réverbération du soleil sur la neige.

Vers 1390
Fondation de la Confédération iroquoise par Dekanawidah et son assistant Hiawatha unissant ainsi les Cinq nations iroquoises (Mohawk, Seneca, Onondaya, Coyuga, Oneidas).

1440
Début de la formation de la Confédération des nations huronnes-wendat, au pays de Wendake, sur les rives de la baie Géorgienne.

1500

Vers 1500
Les Inuit entrent en contact avec les premiers explorateurs qui cherchent la route de l'Asie par le Nord.

1502
Le navigateur Corté Réal navigue dans le golfe Saint-Laurent et capture des Indiens qu'il ramène en Europe.

1507-1508
Des pêcheurs européens traversent l'Atlantique pour pêcher la morue sur les Grands Bancs de Terre-Neuve. Des Basques chassent la baleine dans l'estuaire du fleuve Saint-Laurent.

1520
Le Portugais Joao Alvares Fagundes visite les côtes de Terre-Neuve et échafaude le projet d'y établir une colonie. En 1521, quelques familles s'établissent dans la région du Cap Breton. On ne sait pas quel fut leur sort.

1524
Cortez fait assassiner le dernier empereur aztèque, Cuanhtémoc, successeur de Montezuma.

Au nom de François 1er, roi de France, et financé par les banquiers de Lyon, l'Italien Giovanni da Verrazzano, premier explorateur mandaté par le roi de France, navigue vers l'ouest dans le but de découvrir de nouvelles terres. Il explore la côte américaine de la Floride à Terre-Neuve et nomme ces terres "Nova Franca". Il explore le littoral de l'Amérique du Nord jusqu'à Terre-Neuve. Il donne le nom de Francesca à l'ensemble du territoire. En 1529, son frère Girolamo écrit sur sa carte des nouvelles terres explorées "Nova Gallia" (Nouvelle-Gaule). On utilisera par la suite le nom de Nouvelle-France pour identifier ces nouvelles terres du nord-est de l'Amérique.

1534
Cartier dirige une première expédition qui le conduit dans le golfe du Saint-Laurent. Il explore le golfe et la baie des Chaleurs où il rencontre un groupe de Micmacs avec lesquels il commerça. Il débarque à Gaspé le 24 juillet et prend possession du Canada au nom du roi de France. Puis, Cartier rencontre près de Stadaconé (Québec) un groupe de familles Iroquoises et leur chef Donnacona. Faute de monnaie pour faire des échanges, Cartier s'empare de deux jeunes iroquois Domagaia et Taignagny (fils ou neveu de Donnacona) afin d'en faire des interprètes pour d'éventuels voyages. Il les ramène au pays lors de son second voyage.

1535-1608
Disparition des Iroquoiens en aval de Québec entre le passage de Jacques Cartier en 1535 et celui de Samuel de Champlain en 1608. Cette énigme intéresse bon nombre d'archéologues depuis au moins un siècle. La thèse de leur dispersion dans d'autres territoires plutôt que leur extinction rallie maintenant la majorité.

1535
Second voyage de Jacques Cartier au Canada. Il remonte le fleuve St-Laurent jusqu'au village iroquoien d'Hochelaga (Montréal). Il revient cependant passer son premier hiver dans le voisinage de Stadaconé. C'est une dure épreuve pour Cartier et ses hommes, peu habitués aux rigueurs de l'hiver. Ils doivent combattre le froid et le scorbut, une maladie causée par un manque de vitamine C qui décime l'équipage. Heureusement, les Amérindiens leur donnent un remède efficace, une tisane à base de cèdre blanc.

1536
Au printemps, Cartier profite d'un conflit au village iroquoien pour capturer une douzaine de villageois dont Donnacona et ses fils, afin de les présenter à la cour comme preuve de ses découvertes. Il promet de les ramener l'année suivante. Tous, sauf une fillette, succombèrent en France. Cet incident marque le début de l'hostilité des Iroquois envers les Français, qui se manifestera à son retour à Stadaconé lors de son troisième voyage en 1541.

1540
Premières expéditions basques dans le golfe Saint-Laurent.

1541
Troisième voyage de Cartier au Canada avec cinq nouveaux vaisseaux et 400 hommes. Il s'établit à Cap-Rouge, au printemps 1542. Convaincu d'avoir trouvé de l'or et de l'argent, il retourne en France. Mais il s'agissait de pyrite de fer et de cristal de roche. Cartier devient la risée de la France.

1542-43
Sur ordre du roi de France, Jean-François de la Rocque de Roberval s'amène à Charlesbourg, près de Québec avec 200 prisonniers pour fonder une colonie et répandre la foi catholique. C'est un échec: Le froid, la famine et la maladie l'obligeront à retourner en France l'année suivante.

Fin XVIe siècle
Ë la fin du 16e siècle, Normands, Bretons, Basques, Portugais et Anglais viennent dans le Nouveau Monde. La plupart des morutiers sont petits, de 40 à 100 tonneaux, et n'ont pas besoin d'armement spécialisé. Beaucoup plus gros, les gallions basques qui visitent les stations baleinières du détroit de Belle-Isle jaugent jusqu'à 600 tonneaux. Les Basques, entre autres, accomplissent plusieurs activités sur la terre ferme, dont la transformation de la graisse de baleine en huile, qui est ensuite rapportée en Europe pour éclairer les rues des villes.

Ë cette époque, il semble que la pêche à la morue et la chasse à la baleine attirent des centaines de navires et des milliers d'hommes sur la côte atlantique. Ces activités s'accompagnent toujours de troc avec les Amérindiens, commerce qui prend de plus en plus de place lors de la venue annuelle des Européens. En échange de peaux de castor et autres fourrures, les Amérindiens reçoivent surtout des objets en métal, tels des chaudrons en cuivre, des haches, des couteaux, et autres objets qu'ils transforment, au besoin, en outils ou en parures.

Au début du 16e siècle, la morue est légèrement salée et séchée à terre, sur la grève, puis, à certains endroits, sur des plateformes appelées vignaux. Les pêcheurs en viennent aussi à construire des cabanes et des quais ou chafauds.

1600
Un riche marchand protestant, Pierre de Chauvin de Tonnetuit obtient du roi Henri IV le privilège d'être seul à commercer avec les Indiens sur la côte du fleuve Saint-Laurent à partir de Tadoussac. Il s'engage en retour, à y transporter 50 colons tous les ans. Il établit les colons à Tadoussac, excellent poste de traite mais tout à fait impropre à la colonisation. Onze des seize hommes qui y passent l'hiver meurent de scorbut et de froid. Les autres sont recueillis par les Montagnais.

1601
Chauvin revient à Tadoussac pour commercer. Il meurt l'année suivante et ses privilèges sont transférés au sieur de Chastes.

1603
De Chastes envoie Samuel de Champlain et Pontgravé pour explorer le fleuve, établir une colonie et commercer avec les Indiens. A Tadoussac, Champlain conclut avec les Algonquins et les Montagnais le premier traité d'alliance entre Indiens et Blancs en Amérique.

1604
Pierre du Gua de Monts et Champlain explorent l'Acadie. Fondation de Port-Royal en Nouvelle-Écosse.

Champlain est chargé de trouver l'endroit le plus propice à l'établissement d'une colonie destinée à assurer le commerce du poisson et de la fourrure avec la France. Alors que l'expédition monte et descend la côte, Champlain trace des cartes très détaillées du territoire. Près de l'emplacement actuel de la frontière entre le Maine (É.-U.) et le Nouveau-Brunswick (Canada), ses hommes découvrent une île à l'embouchure d'une grande rivière qu'ils nomment toutes deux "Sainte-Croix". Après une exploration plus poussée, ils décident de s'établir à l'"Isle-Sainte-Croix" où ils s'affairent à défricher la terre et à construire des bâtiments.

Malheureusement, ils sont mal préparés pour l'hiver. L'île n'offre aucune protection contre le vent et ils sont incapables de franchir les glaces à la dérive pour aller chasser sur la terre ferme. Comme leur diète se compose presque uniquement de viande salée, le scorbut a tôt fait d'exercer ses ravages : près de la moitié des hommes meurent. Au printemps, constatant leur erreur, les survivants déménagent à Port-Royal, emportant même les bâtiments avec eux.

1604-1605
Le scorbut emporte près de la moitié des 80 hivernants.

1607
Les marchands français, écartés du commerce lucratif des fourrures par le monopole accordé à Pierre du Gua, sieur de Monts, mènent une telle cabale contre ce dernier que le roi lui enlève en 1607, avant l'échéance, le droit exclusif de traite. De Monts ramène alors tout son monde en France, car il lui est impossible de soutenir financièrement la colonie.

1608
De Monts obtient le privilège de la traite des fourrures sur les bords du Saint-Laurent.

Le 3 juillet, Champlain construit un poste de traite et fonde ainsi Québec.

1609
Premiers combats au lac Champlain entre les Algonquins, les Français conduits par Champlain et les Iroquois, médusés par le "tonnerre" de son arquebuse.

Henri Hudson explore les côtes de la Nouvelle-Angleterre.

1610
Nouvel affrontement entre Français, leurs alliés et les Iroquois à l'entrée de la rivière Richelieu. L'explorateur Henry Hudson découvre la baie d'Hudson et la baie James.

Le 19 juin, Champlain défait les Iroquois près de l'embouchure de la rivière Richelieu.

1612
Samuel de Champlain est nommé lieutenant de la Nouvelle-France; il le sera à nouveau en 1633.

1614
Formation de la Compagnie de Marchands de Rouen qui s'occupe de la traite sans s'occuper de colonisation.

1615
Arrivée des Récolets.

1617
Arrivée de Louis Hébert et de sa femme Marie Rollet, premiers colons.

1619
Champlain importe les premières bêtes à cornes; les porcs apparaissent en 1634; le premier cheval nous arrive avec Montmagny en 1657; les chevaux et moutons d'élevage à partir de 1665.

1621
Fondation de la Compagnie de Montmorency par le duc de Montmorency. Elle fait concurrence à la Compagnie des Marchands de Rouen.

1622
Dans un arrêt, le roi maintient la Compagnie de Montmorency au détriment de la Compagnie des Marchands de Rouen.

1625
Arrivée des Jésuites au Canada.

1627
Richelieu fonde la Compagnie des Cents-Associés et lui confie le peuplement de la "Nouvelle-France dite Canada". Elle doit remplacer, l'année suivante, la Compagnie de Montmorency. Elle établit 29 seigneuries, mais son bilan complet semble assez faible sinon néfaste.

1629
Le 24 juillet, les frères Kirke, protestants français au service du roi d'Angleterre, s'emparent de la ville de Québec après un blocus d'un an. Champlain retourne en France.

1630
Dans les années 1630, les Basques cessent de sillonner le Saint-Laurent.

1632
Après quatre ans, les frères Kirke quittent la colonie qui redevient française.

Par le traité de St-Germain-en-Laye, l'Angleterre remet le Québec et l'Acadie à la France. Le monopole du commerce lui est accordé pour 15 ans à la Compagnie de la Nouvelle-France (ou des Cents Associés). Champlain revient à Québec.

1634
À la demande de Champlain, Laviolette établit un poste (Trois-Rivières) à l'embouchure de la rivière Saint-Maurice sur le fleuve Saint-Laurent.

Jean Nicolet se rend au lac Michigan.

1635
Mort de Champlain.

Fondation du collège des Jésuites, à Québec.

1636
Charles Huault de Montmagny devient le premier gouverneur et lieutenant-général de la Nouvelle-France.

1637
Les Jésuites établissent la "réserve" de Sillery, la première tentative méthodique en Amérique du Nord en vue d'assimiler les Indiens.

1639
Marie Guyart, mieux connue sous le nom de Marie de l'Incarnation, était gérante d'une entreprise de transport en France. Elle fonde à Québec le couvent des Ursulines. Arrivée des Ursulines et des Hospitalières de Saint-Joseph.

Fondation de l'Hotel-Dieu de Québec, le plus vieil hopital de type européen au Canada.

1642
Paul de Chomedey de Maisonneuve fonde Ville-Marie (Montréal), le 17 mai.

Automne : Jeanne Mance fonde l'Hôtel-Dieu de Montréal.

Les Pères jésuites Isaac Jogues et René Goupil, sont fait prisonniers par les Iroquois.

1642-49
Guerre entre les Français et les Iroquois.

1644
Fondation de l'Hotel-Dieu de Québec (duchesse d'Aiguillon). Jeanne-Mance, première infirmière laïque du Québec, fonde l'Hôtel-Dieu de Montréal.

1645
Formation de la Compagnie des Habitants à qui la Compagnie des Cents Associés cède la traite des fourrures moyennant une rente seigneuriale. Elle libère le commerce moyennant certaines indemnités.

1648
Louis d'Ailleboust de Cologne et d'Argentenay, gouverneur.

Premier conseil de la Nouvelle-France.

Un militaire de Montréal se rend coupable d'un "crime contre nature" (lire sodomie). Il est tambour de la garnison. Le gouverneur Maisonneuve veut faire un exemple. Il le condamne à mort. Les jésuites prennent sa défense. On lui propose le travail de bourreau en retour de sa vie. Il devient le premier bourreau officiel de la colonie. Son nom n'est pas passé à l'histoire.

1648-50
Destruction de la Huronie par les Iroquois. Deux mille Hurons se joignent bon gré mal gré aux Iroquois; les autres sont massacrés. Environ 300 d'entre eux viennent se réfugier à Québec.

1649
Jean-Jacques Olier, fondateur de la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice, assume la direction de la Société de Notre-Dame jusqu'à ce que celle-ci renonce aux titres de la seigneurie de Montréal au profit du Séminaire de Saint-Sulpice de Paris en mars 1663.

1651
Jean de Lauson, gouverneur.

1654
D'Argenson, gouverneur de la Nouvelle-France jusqu'en 1661.

1654-67
Les Anglais s'emparent de l'Acadie pour la seconde fois.

1657
Pierre de Voyer d'Argenson, gouverneur.

Arrivée des Sulpiciens.

1658
Marguerite Bourgeoys fonde une première école à Ville-Marie et la Congrégation de Notre-Dame, communauté de religieuses enseignantes.

Mgr de Laval devient vicaire apostolique de la Nouvelle-France; il sera nommé évêque en 1674.

1659
Radisson se rend au lac Supérieur.
Deux coureurs des bois montréalais, Pierre-Esprit Radisson et Médard Chouart des Groseilliers, avaient eu vent de l'abondance des fourrures près de la baie d'Hudson et avaient décidé d'en profiter. Furieux que, dans sa cupidité, le gouverneur de la Nouvelle-France eut confisqué une partie de leurs gains, les deux hommes se rendirent à Londres en quête d'investisseurs. Fascinés par les récits du Nouveau Monde, le prince Rupert et ses associés commanditent leur voyage suivant. Le navire de Radisson est refoulé par le mauvais temps, mais celui des Groseilliers rentre chargé de fourrures. Avides, les commanditaires demandent au roi le monopole du commerce et la "propriété" de toutes les terres dont les eaux se jettent dans la baie d'Hudson, soit le nord-ouest du Québec, le nord de l'Ontario, le Manitoba, la plupart de la Saskatchewan et des parties de l'Alberta, des Territoires du Nord-Ouest et même du Minnesota.

1660
Pendant les premiers jours de mai, Dollard et 16 compagnons retiennent les Iroquois au Long Sault, évitant ainsi une attaque de Montréal.

Les Iroquois sont les maîtres incontestés de tout le nord-est de l'Amérique.

Les Hurons-Wendat s'installent dans la réserve (réduction) de l'Ancienne-Lorette.

1661
Louis XIV charge son ministre Jean-Baptiste Colbert de réorganiser la Nouvelle-France. À l'avenir, le gouverneur sera nommé par le roi. La fonction du gouverneur est désormais de voir aux relations extérieures de la colonie et de commander l'armée.

Pierre Dubois, baron Davaugour, occupe le poste de gouverneur de la Nouvelle-France jusqu'en 1663.

1663
Population de la Nouvelle-France : 2 500. Population de la Nouvelle-Angleterre : 80 000.

De Mésy, Gouverneur jusqu'en 1665.

Le roi place la Nouvelle-France directement sous son autorité. Louis XIV, depuis peu au pouvoir, demande des comptes à la Compagnie des Cent-Associés, Remarquant qu'elle n'a pas rempli son devoir d'assurer la colonisation de la Nouvelle-France, il dissout la Compagnie et rattache la colonie à la Couronne : c'est la fin de 60 ans de compagnies privilégiées. Le roi prend donc directement contrôle de la Nouvelle-France et y établit un gouvernement royal, constitué d'un gouverneur, d'un intendant et du Conseil Souverain. Le plus important ministre de Louix XIV, Jean-Baptiste Colbert, est chargé de voir au bon fonctionnement de la colonie par l'entremise du Ministère de la Marine. La Nouvelle-France est élevée au statut de "province française ".

Louis XIV envoie quelque 800 filles à marier en Nouvelle-France. Elles étaient des orphelines placées dans des asiles d'État ou des institutions de charité et, pour la plupart, pauvres et illettrées.
Pour en savoir plus:
Les Filles du Roi
(article tiré du journal Le Soleil)

Création du Conseil Souverain.

Augustin de Saffray de Mézy, gouverneur.

1665
Population: 3,215.

Daniel de Rémy, de Montigny, de La Fresnaye et de Courcelle, gouverneur.

Le 23 septembre, Jean Talon, grand intendant, siège au Conseil souverain de la Nouvelle-France pour la première fois. Ce conseil a plus de pouvoir que toute autre province de France.

Louis XIV envoie le régiment de Carignan, plus de
1000 hommes, pour faire la guerre aux Iroquois. Signature de la paix entre les Français et quatre des cinq nations iroquoises, sauf les Mohawks.

Entre 1665 et 1671, on introduit les premiers chevaux en Nouvelle-France. On évalue leur nombre à environ 80 et c'est de ce noyau primitif que, par hybridation interne et acclimatation, la race des chevaux canadiens tire son origine.

1665-72
Jean Talon devient intendant de la Nouvelle-France et la colonie connaîtra une période de grande croissance. La même année, Louis XIV envoie le régiment Carignan-Salières en Nouvelle-France pour contrer l'incessante menace iroquoise. Des 1300 soldats qui débarquent dans la colonie, environ 400 décideront d'y rester et d'y fonder famille.Après un passage en Europe, il occupera à nouveau le poste en 1670. (Pour en savoir plus).

Concession de Seigneuries.

1667
Le 10 juillet, les Mohawks font la paix avec les Français.

L'Acadie redevient française.

La Nouvelle-France compte 3918 habitants.

1668
Jean Talon demande d'être relevé de ses fonctions d'intendant. C'est Claude de Boutroue d'Aubigny qui prendra la relève jusqu'en 1670, année où Talon est réaffecté comme intendant de la Nouvelle-France.

1669
Trois navires construits au chantier de la rivière Saint-Charles quittent le pays pour les Antilles, "chargées de planchez, poissons, pois, puis", ajoute la chronique, "de bière brassée à Québec et de cinq barriques de farine". Ce sont là à vrai dire nos premières exportations, abstraction faite des fourrures troquées aux Indiens et de la morue pêchée dans le golfe Saint-Laurent.

Louis XIV ordonne que tous les hommes valides de la Nouvelle-France âgés de 16 à 60 ans fassent leur service militaire obligatoire. Chaque paroisse aura dorénavant sa compagnie de miliciens.

Cavelier de La Salle vend ses terres et part explorer la région de l'Ohio. Il est soutenu par le comte de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle France, qui cherchait à étendre les possessions françaises vers l'Ouest et contrôler le trafic des fourrures entre la région des Grands Lacs et les établissements anglais et hollandais de la côte. À cette fin, Cavelier fait bâtir Fort Frontenac, sur le lac Ontario, aujourd'hui Kingston. Pour en savoir plus

1670-82
Expéditions: l'Ouest et le Mississipi.

1670
Jean Talon, de retour comme Intendant jusqu'en 1672.

Le 2 mai 1670, le roi Charles II d'Angleterre accorde une charte royale à la Governor and Company of Adventurers of England Tradeing into Hudsons Bay où vont travailler Radisson et Chouart des Groseilliers. Cette charte cède au prince Rupert (cousin du roi) et à ses associés le contrôle de la plupart du territoire actuel du Canada. Rétrospectivement, c'est la folie même: l'Angleterre ne possède ni fort, ni établissement dans cette nouvelle "Terre de Rupert", et les Autochtones de la région n'ont pas été consultés. Conformément aux coutumes européennes de l'époque, Charles II revendique cette terre parce qu'aucun autre monarque chrétien ne l'a encore fait.

1671
Le 4 février, application de la peine du carcan à Pierre Dupuy dit Lamontagne pour avoir parlé contre la royauté.

Le père Albanel au lac St-Jean.

L'intendant Talon fait venir environ 1000 filles du roi en Nouvelle-France. Cependant, comme les célibataires de la Nouvelle-France ne sont pas tous impatients de se marier, Talon doit intervenir. Son ordonnance de 1671 oblige les célibataires de la colonie à épouser une fille du roi, sous peine de perdre leurs privilèges de pêche et de chasse, de même que leur droit de faire le commerce des fourrures. En d'autres termes, tout homme qui refuse de se marier se voit retirer son gagne-pain.

1672
Le 7 avril : Louis Buade, comte de Frontenac et de Palluau, est nommé gouverneur général de la Nouvelle France. Il le restera jusqu'en 1682, puis de nouveau de 1689 à sa mort en 1698.

Le 28 juin, le Père Albanel découvre la baie d'Hudson.

Jean Talon quitte définitivement Québec pour des raisons de mauvaise santé.

1672-73
Louis Jolliet et le père Marquette découvrent le Mississipi après un voyage de 800 km.

1673
Le 17 mai. Louis Jolliet et le père jésuite Jacques Marquette partent découvrir le Mississippi. Ils se rendent " un peu en deçà de la frontière actuelle de l'Arkansas et de la Louisiane " d'où ils partent le 17 juillet 1673 pour rentrer en Nouvelle-France.

Frontenac fait construire au lac Ontario un poste de traite qui menace les trafics de Perrot, gouverneur de Montréal (1669 à 1684). Les commerçants de Montréal sont ruinés par les activités illégales des deux gouverneurs. Perrot dénonce Frontenac. Ce dernier le fait arrêter et jeter en prison. Perrot fait appel au jugement du Conseil souverain. L'affaire se réglera en France, devant le roi. Les deux gouverneurs sont blâmés par Louis XIV.

1674
Mrg de Laval devient évêque de Québec.

À la demande des Canadiens, le roi supprime la Compagnie des Indes occidentales.

1675
Jacques Duchesneau de la Doussinière et d'Ambault, intendant.

Aux établissements d'origine française succède, à partir de 1675, un premier mouvement de colonisation d'origine canadienne, par des colons préalablement établis sur la côte de Beaupré et l'île d'Orléans, vers la côte de Lévis, Montmagny (1678) et Rivière-Ouelle (1685), celle-ci devenant la paroisse-mère de Bas de Québec.

1676
Mort à Paris de Chomedey de Maisonneuve, fondateur de Montréal.

Fondation du Fort Niagara.

1680
Les Dames de la Congrégation commencent à établir des écoles d'enseignement ménager à Montréal, Québec et à l'Ile d'Orléans.

Des terres sont concédées aux Jésuites par le Roi pour le bénéfice des Iroquois dans la seigneurie du Sault-St-Louis (Kanahwake).

1681
Population: 9677.

1682
René Robert Cavelier de La Salle (1670-1687) descend le Mississippi jusqu'à son embouchure et baptise le territoire "Louisiane" en l'honneur du roi de France. La région est bientôt parsemée de forts français depuis le Lac Ontario jusqu'au golfe du Mexique. L'empire français en Amérique s'étend depuis Québec jusqu'au delta du Mississippi

Joseph-Antoine Le Fèbvre de La Barre, gouverneur.

Jacques Demeulle, intendant.

1684
Nouvelle guerre des Français contre les Iroquois, alliés des Anglais.

Dirigée par Cavelier de La Salle, une expédition de 4 navires, avec 100 soldats, part de Rochefort, à la fin de juillet. Après une escale à Haïti, elle atteint le golfe du Mexique à la mi-décembre. La Salle manque l'embouchure du Mississipi et l'expédition parvient finalement dans l'île de Matagorda (sud ouest de l'actuel Houston), mais il a perdu deux navires et le troisième, la "Belle", s'est échoué et plusieurs hommes se sont noyés.

1685
À court d'argent pour payer la solde des troupes, l'intendant invente la monnaie dite de "carte". À l'arrivée des vaisseaux de France, ces cartes sont remboursées par l'argent du trésorier de la Marine.

Jacques-René de Brisay, marquis de Denonville, gouverneur.

1686
D'Iberville s'empare des forts anglais de la Baie d'Hudson.

Jean Bochart de Noroy, de Verneuil et de Champigny, intendant.

1687
En janvier, avec 17 compagnons, Cavelier de La Salle repart vers le nord pour tenter de trouver du secours chez les lointains alliés Illinois. Ses mesquineries lui valent la haine de ses compagnons, dont le chirurgien. Le fondateur de la Louisiane est tué d'une balle dans la tête le 19 mars 1687

Denonville détruit le pays des Tsonnontouans.

1688
Mrg Saint-Vallier, second évêque de Québec.

1689
En guise de représailles contre l'expédition de Denonville, les Iroquois massacrent les habitants de Lachine dans la nuit du 4 au 5 août.

Frontenac, gouverneur (second mandat).

Pliant sous la pression du gouverneur Jacques-René de Brisay, Louis XIV autorise officiellement la traite d'esclaves africains en Nouvelle-France.

Le supérieur de l'ordre des Sulpiciens, François Dollier de Casson, veut construire un canal pour contourner les rapides de Lachine, mais la roche était trop dure à creuser. Depuis les débuts de la Nouvelle-France, les rapides font obstacle à l'expansion de la colonisation et du commerce vers l'intérieur du pays. Pour éviter les rapides, il faut transporter biens et marchandises à grands frais dans des chars à boeuf sur une distance de 14 kilomètres entre Montréal et Lachine, au bout de l'île de Montréal. On renonça à l'entreprise jusqu'en 1817, lorsque les Américains entreprirent la construction du canal Érié destiné à détourner le commerce de l'intérieur des Grands Lacs vers New York, au sud, loin de Montréal.

1689-97
Première guerre intercoloniale. Exploits et conquêtes de d'Iberville.

1690
Raids canadiens dans les colonies américaines.

Pour venger Lachine, les Français massacrent à leur tour les habitants de Corlar, Casco et Salmon Falls.

Phips s'empare de Port-Royal et fait le siège de Québec. Il est repoussé par les colons français sous les ordres de Frontenac et doit finalement lever le siège.

1692
Population: 12 431.

1694-97
Campagnes de d'Iberville à la baie d'Hudson et à Terre-Neuve.

1696
Frontenac détruit le pays des Onontagués et des Onneiouts.

D'Iberville chasse les Anglais de Pemquid et de Terre-Neuve.

1697

Au début septembre, D'Iberville gagne une bataille navale contre trois navires anglais à la baie d'Hudson et en trois jours reprend le fort Nelson.

Traité de Ryswick: on revient à la situation d'avant-guerre.

1698
Louis-Hector de Callières, gouverneur.

1700
La Compagnie du Canada remplace la Compagnie Oudiette qui a remplacé la Compagnie des Habitants, mais sans plus de succès que le compagnies précédentes.

1701
Le 4 août. Le gouverneur Callière accueille 1300 ambassadeurs amérindiens lors de grandioses festivités qui ont lieu à la mission iroquoise de Sault-Saint-Louis (aujourd'hui Kahnawake). La Grande Paix de Montréal est enfin signée entre les Iroquois, les Hurons-Wendat, les Innu-Montagnais, les Ottawas, les Abénaquis et les Français. Ce traité permet le développement de nouvelles paroisses et de villages sur l'île de Montréal.

Antoine Laumet dit Lamothe de Cadillac (1658-1730) fonde Détroit, un poste militaire.

1701-1713
Deuxième guerre intercoloniale: l'Angleterre obtient Terre-Neuve, l'Acadie, la baie d'Hudson et le protectorat sur les Iroquois.

1702
En novembre, nouvelle épidémie de petite vérole à Québec, qui s'étend rapidement. Elle fait de 2000 à 3000 morts dans toute la colonie, Amérindiens inclus.

d'Iberville fonde la Louisianne.

François de Beauharnois de La Chaussaye, intendant.

1703
Philippe de Rigaud, marquis de Vaudreuil, gouveneur.

Le baron de Lahontan, un jeune officier gascon qui a séjourné 10 ans dans la colonie, publie à Paris le récit de ses voyages en Amérique. Ses écrits sont une critique sociale décapante.

1705
Jacques Raudot, père et Antoine-Denis Raudot, fils; intendant et intendant adjoint.

1706
Population: 16 417.

1709
Le 13 avril, l'intendant Raudot légalise l'achat d'esclaves au Canada. Tous ceux "qui ont été achetés ou qui le seront par la suite appartiendront en pleine propriété à ceux qui les ont achetés comme étant leurs esclaves".

1710
Prise de Port-Royal par les Anglais.

1711
Dans la nuit du 2 au 3 septembre, une puissante flotte anglaise, avec laquelle Walker veut prendre Québec, s'écrase sur les récifs de l'Ile-aux-Oeufs sur la Côte Nord.

1712
Michel Bégon de la Picardière, intendant.

1713
Traité d'Utrecht, mettant fin à la Guerre de succession d'Espagne. Terre-Neuve, l'Acadie et la baie d'Hudson sont cédés à l'Angleterre qui obtient aussi un protectorat sur les Iroquois.

1718
Début de la construction de la forteresse de Louisbourg sur l'île du Cap Breton, premier chaînon d'un système de défense de la Nouvelle-France.

Fondation de la Nouvelle-Orléans.

Les Iroquois s'installent à Oka sur des terres réservées aux Indiens et administrées par les Sulpiciens.

1722
Début de l'immigration pénale.

1724
Mgr de Saint-Vallier ordonne aux curés de refuser l'absolution à tous les aubergistes et cabaretiers du Québec, à cause des plaintes des Messieurs de Saint-Sulpice à l'effet que des désordres et actes immoraux prenaient place dans les auberges de la province.

1725
Construction du fort Niagara.

1726
Population: 29 396.

Charles de Beauharnois de La Boische, gouverneur.

Claude-Thomas Dupuy, intendant.

1731-1743
Explorations de La Vérendrye jusqu'aux Rocheuses.

1728-34
Guerre contre les Renards.

1729
Gilles Hocquart, commissaire-ordonnateur puis intendant (1731).

1731-43
Explorations des La Vérendrye dans l'Ouest.

1732
Développement de la construction navale à Québec.

1735
Inauguration du Chemin du Roy sur la rive nord du Saint-Laurent, une grande route de 250 kilomètres qui réunit Montréal et Québec. La construction de cette route a pris 4 ans et a requis l'érection de 13 ponts. Désormais, on peut voyager d'une ville à l'autre en 4 jours !

1737
Ouverture du chemin du Roy entre Montréal et Québec.

Marguerite d'Youville fonde la communauté des Soeurs grises, vouée au soin des malades.

Le 2 avril, ouverture des mines de fer du St-Maurice.

1738
Début de la production aux Forges du St-Maurice.

1739
Population: 42 700.

1740
Les Canadiens et leurs alliés indiens entreprennent une guerre d'escarmouches contre les colonies anglaises.

1740-48
Troisième guerre intercoloniale. (Guerre de succession d'Autriche).

1743-48
La Vérendrye explore l'Ouest et découvre les Rocheuses.

1744
Raid contre Canseau.

1745
La forteresse de Louisbourg tombe aux mains des Anglais.

1747
Rolland-Michel Barrin, marquis de La Glissonière, gouverneur.

1748
Traité d'Aix-la-Chapelle: Fin de la guerre entre les colonies. Louisbourg revient à la France. Retour au statu quo dans les colonies.

François Bigot, intendant.

1749
Jacques-Pierre de Taffanel, marquis de La Jonquière, gouverneur.

1750
Construction du fort Beauséjour.

1752
Ange de Menneville, marquis de Duquesne, gouverneur.

1754
Population: 55 000.

1754-60
Quatrième guerre intercoloniale.

1755-1763
Guerre de sept ans.

1755
Débuts de la Guerre de Sept ans en Europe, ce qui aura de graves répercussions dans les colonies.

Pierre de rigaud de Cavagnial, marquis de Vaudreuil, gouverneur.

Construction du fort Carillon.

Bataille de la Monongahéla et du lac Saint-Sacrement.

Les Britanniques déportent les Acadiens, qui vivaient depuis 150 ans dans ce qui est aujourd'hui la Nouvelle-Écosse. Sur une période de quatre ans, environ dix mille acadiens furent expulsés de leurs foyers. Certains de ces réfugiés fuirent par les bois pour trouver un chemin jusqu'au Québec, d'autres se rendirent jusqu'en Louisiane, mais la plupart d'entre eux furent transportés par bateau et dispersés dans les colonies côtières plus au sud. De nombreux exilés retournèrent et parvinrent à se ré-installer en Acadie, mais ils ne purent reprendre leurs anciennes terres, occupées depuis par environ dix-sept mille colons venus de Nouvelle-Angleterre.

1756
Montcalm s'empare du fort Oswego (Chouaguen) sur le lac Ontario.

Quand la guerre entre la France et la Grande-Bretagne éclate en 1756, le conflit s'étend jusqu'en Amérique du Nord. La Nouvelle-France couvre toute la vallée du Saint-Laurent, des Maritimes jusqu'au bassin des Grands Lacs, de même que la Louisiane. En envahissant la Nouvelle-France, les patriotes britanniques des colonies américaines veulent étendre leur territoire et aider la Grande-Bretagne à éliminer ses rivaux français.

Victoire des Français, commandés par Montcalm, à Carillon.

1757
Montcalm s'empare du fort William-Henry sur le lac St-Sacrement.

Siège de Québec et bataille des plaines d'Abraham. Mort des deux généraux, James Wolfe et Montcalm.

1758
Montcalm repousse l'armée d'Abercromby à Carillon. Louisbourg, les forts de Frontenac et Duquesne, toute la vallée de l'Ohio, tombent aux mains des Anglais.

Introduction au pays de la culture des pommes de terre.

1759
Montcalm sacrifie ses derniers postes de défense du côté des Grands Lacs et sur le Richelieu pour concentrer ses forces à Québec. Perte des forts Niagara, Carillon et Saint-Frédéric.

Le 13 septembre, les soldats anglais du général Wolfe escaladent l'Anse-au-Foulon grâce à la trahison d'un Français et ils mettent en déroute l'armée de Montcalm sur les plaines d'Abraham. Québec capitule cinq jours plus tard.

Louis Joseph, Marquis de Montcalm, est inhumé dans la chapelle des Ursulines à Québec. Son crâne est conservé dans une cassette de verre au couvent de Ursulines.

Il y a 1132 esclaves noirs en Nouvelle-France. La moitié d'entre eux vivent dans la région de Montréal.

1760
Le 28 avril, Lévis défait Murray à Ste-Foy et entreprend le siège de Québec.

Le 9 mai, devant l'arrivée de renforts anglais, Lévis lève le siège de Québec.

Mort de Mrg Pontbriand.

Victoire des Français à Sainte-Foy.

Au printemps 1760, une imposante flotte britannique fait voile vers Montréal et encercle l'île. Le 8 septembre, Vaudreuil capitule, après plusieurs mois d'attaque. La France a cessé d'exercer sa souveraineté en Amérique du Nord; le territoire est désormais sous régime militaire britannique.

Le 8 septembre, capitulation de la Nouvelle-France.

Établissement du régime militaire.

James Murray, premier gouverneur britannique de Québec.

Le 18 septembre, Aaron Hart, un ancien lieutenant de l'armée britannique, est le premier juif à s'installer de façon permanente au Canada.

o L'article 47 de la capitulation signée en 1760 stipule clairement que "les nègres et panis des deux sexes resteront en leur qualité d'esclaves en la possession des François et Canadiens à qui ils appartiennent", ajoutant que ceux-ci pourront les garder à leur service ou les vendre.

1763
Traité de Paris: le Canada est cédé définitivement à l'Angleterre.Toutefois, dans les faits, la colonie a cessé d'exister trois ans plus tôt.

Le 7 octobre, la Proclamation royale de George III établit le gouvernement de Québec sous le nom de Province of Québec, colonie de l'Amérique du Nord Britannique.

Les officiers français, n'étant plus payés et acculés à la faillite, vendent à rabais leurs terres aux officiers anglais.

1764
21 juin. Premier numéro de la Gazette de Québec

1765
Population: 69 810.

Le 7 janvier, pétition des Canadiens contre l'administration de la justice.

1766
Mrg Briand, sacré évêque.

Guy Carleton, lieutenant-gouverneur.

1767
Les Britanniques introduisent au Québec un nouveau sport: les courses de chevaux.

1768
Carleton, gouverneur.

Le 30 décembre, la Shearith Israel Congregation (espagnole et portugaise) est fondée à Montréal, la quatrième plus vieille congrégation du continent nord-américain.

1770
:Le 5 mars, massacre de Boston.

12 avril, le gouvernement impérial ne maintient un droit que sur le thé.

En août, Carleton se rend à Londres pour renseigner les ministres au sujet de la Province of Quebec.

1771
Le 2 juillet, Londres rétablit le régime seigneurial relativement à la concession des terres.

1772
Le 12 juillet, Mgr d'Esgly est sacré évêque coadjudeur.

1773
Le 16 décembre, Boston Tea Party.

1774
Le 20 mai, signature de l'Acte de Québec. Cette première constitution imposée par les Britanniques protège la religion catholique et les lois françaises. Si l'Acte de Québec ne fait aucune mention claire des droits linguistiques, un article de la loi en assurant le droit aux "coutumes et usages" rend par le fait même le français quasi officiel.

Les limites du territoire du Québec sont élargis pour satisfaire les marchands anglais. L'administration de la colonie est confiée à un gouverneur aux pouvoirs illimités, qui nomme un Conseil législatif d'une vingtaine de membres, nommés par le gouverneur.

1775
Les Américains Arnold et Montgomery envahissent le Québec. Ils s'emparent de Montréal le 10 mai, puis de Trois-Rivières, et assiègent Québec dans la nuit du 31 décembre. Montgomery est tué et Guy Carleton sauve la ville.

Si les porte-parole officiels des Canadiens français se montrent loyaux envers la Couronne britannique, le peuple ne manifeste aucun enthousiasme pour soutenir la cause du roi d'Angleterre. Comme lors du recrutement des volontaires contre le chef indien Pontiac, le peuple est en état de résistance passive.

1776
Début mai, un renfort anglais met en fuite les Américains qui se retirent du Canada. D'avril à juillet; retraite des Américains.

Le 4 juillet, déclaration d'Indépendance américaine.

1777
Première Synagogue, Shéarith Israël, fondée au Canada à Montréal.

1778
Frederick Haldimand, gouverneur.

Fondation de la Gazette littéraire de Montréal, premier journal montréalais, par Fleury Mesplet.

Le 6 février, alliance franco-américaine. Beaucoup de Canadiens espèrent un retour victorieux de la France.

Le 28 octobre : L'amiral français Charles-Henri, comte d'Estaing, publie un manifeste dans lequel il propose aux " Français d'Amérique " de s'allier aux États-Unis. Distribué clandestinement et affiché à la porte de quelques églises, le manifeste provoque la colère du nouveau gouverneur Haldimand.

1783
Le Traité de Versailles Versailles met fin à la guerre d'Indépendance américaine et leur cède le territoire au sud des Grands-Lacs.

Arrivée massive des Loyalistes (commencée en 1775) au Canada, en l'ocurrence, quelque 25,000 américains fidèles à la Grande-Bretagne. Ils s'établissent surtout au Nouveau Brunswick, dans les Cantons de l'Est et en Ontario. Ils fondent Sherbrooke, Granby, Compton, etc.

Fondation de la Compagnie de Nord-Ouest.

Les principaux chefs de la minorité anglo-protestante réclament le rappel de l'Acte de Québec (pétition du 30 septembre).

1784
Population: 113 012.

Le French Party se divise et n'exerce plus son ancienne influence au Conseil législatif et au sein de l'administration. Ses membres canadiens n'acceptent plus le leadership de Mabane et forment ce qu'on peut appeler un parti canadien aristocratique.

Le British Party devient plus agressif.

Un parti canadien démocratique commence à s'organiser. Ses dirigeants collaborent avec le British Party au sein de Comités de Citoyens favorables à une réforme constitutionnelle.

Formation de la Compagnie du Nord-Ouest.

1785
Fondation de la Montreal Gazette.

1786
En octobre, Carleton revient comme gouverneur. Il porte maintenant le titre de Lord Dorchester et sa pensée politique n'est plus celle de 1767-1774 mais il demeure prisonnier du passé qu'il a lui-même façonné.

1791
Pour en faciliter l'administration, le Canada est divisé par l'Acte de Québec en deux provinces: Haut Canada (Ontario) et Bas-Canada (Québec), avec un régime parlementaire. Même si les citoyens peuvent désormais élire leur député au parlement, ils ne peuvent que suggérer des lois au Conseil législatif. Le lieutenant-gouverneur et le Conseil exécutif continuent d'être nommés par Londres et le Conseil exécutif n'a toujours pas de comptes à rendre à l'assemblée législative.

L'acte de Québec de 1791 donne la qualité d'électeur a tous les propriétaires, à partir d'un seuil assez modeste, sans distinction de sexe. Certaines femmes propriétaires, non mariées ou veuves ont ainsi le droit de vote et l'exercent.

1792
Constitution du premier Parlement du Bas-Canada à la suite des premières élections générales. Lors des élections, deux partis sont en présence: le parti "Tory" qui rallie le gouverneur, les fonctionnaires, les marchands, les notables anglais et, d'autre part, le parti Canadien qui regroupe presque tous les députés francophones. 35 députés canadiens et 15 Anglais forment la première chambre d'assemblée élue. Par contre, au Conseil législatif, 9 membres sur 16 sont des notables anglais et au Conseil exécutif, 5 sur 9. Les membres de ces deux conseils sont nommés par le gouverneur. La première session s'ouvre le 17 décembre. Le lendemain, Jean-Antoine Panet est élu président de l'Assemblée du Bas-Canada.

Premières élections législatives au Bas-Canada.

1793
L'esclavage est aboli au Canada. Les "propriétaires" d'esclaves peuvent garder ceux qu'ils avaient "acquis" avant que ne soit proclamée la nouvelle législation.

Le 21 janvier, exécution à Paris de Louis XVI.

Le premier évêque anglican, le révérend Jacob Mountain débarque à Québec, alors qu'on dénombre seulement 9 prêtres protestants dans tout le Canada.

1794
Agitation dans le Bas-Canada. La Révolution française a des échos sympathiques chez les gens du peuple. Plusieurs Canadiens français profitent de la mise en vigueur de la loi de milice pour manifester leur mécontentement.

1796
Robert Prescott, gouverneur.

Agitation dans le Bas-Canada. Les victoires françaises réjouissent les Canadiens. Inquiétude et alarme chez les dirigeants. Le peuple prend prétexte de la mise en vigueur d'une nouvelle loi de voirie pour résister aux autorités et protester.

Les élections consolident le Parti canadien démocratique.

Ouverture de la bibliothèque publique de Montréal.

1798
Le premier cirque à faire la tournée du Canada est le Rickett's de Londres qui présente des numéros inédits incluant des animaux sauvages et des clowns. Le premier spectacle eut lieu à Québec en 1798.

1799
La langue anglaise devient la langue officielle du Bas-Canada et la langue française langue de traduction.


19e siècle
20e siècle

Haut de la page!


Retour au Kiosque Histoire


16e siècle
La découverte


17e siècle
La colonisation


18e siècle
L'annexion


19e siècle
L'ère industrielle


20e siècle
Revendications sociales, Refus Gobal et Révolution Tranquille


21e siècle
Futurs possibles

Retour à la page d'accueil de l'Agence Science-Presse

En manchettes cette semaine

Les capsules de la semaine


Recherche et rédaction:
Geneviève Bougie


 
Accueil | Hebdo-Science | Le Cyber-Express | Bibliothécaire Québécois | plan du site