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Lancée à l'initiative de 11 associations les 21 et 22 mars à travers toute la France, la Fête de l'Internet a rencontré un franc succès auprès des internautes familiarisés pendant deux jours à la navigation sur le réseau mondial. 600 manifestations ont été organisées dans toute la France (opérations de sensibilisation, émissions de télévision, concours...), parmi lesquelles le procès de l'Internet jugé au Palais de Justice de Paris à l'initiative du Chapitre français de l'Internet Society " ISOC France ". Le ministre de la Culture et de la Communication, Catherine Trautmann, a réuni vendredi 20 mars les acteurs de l'Internet culturel. Présentation de sites créés à l'initiative du Ministère.* Les chercheurs honorés de l'Ordre des Arts et des Lettres à cette occasion sont : - Jean-Yves Babonneau, directeur-général de l'AFNIC (association
française d'enregistrement de l'Internet en France), *Adresses : - Procès de l'Internet : http://www.cie.fr/proces/ (Géraldine Gourbin) *** UNE PÉTITION INTERNET : SPÉCIFICITÉ QUÉBÉCOISE ET ROULEAU-COMPRESSEUR CANADIEN par Catherine Lavallée [ cat@coopcrl.qc.ca ] Quelle est l'efficacité des pétitions sur Internet? Le dossier des noms de domaine canadiens peut fournir une étude de cas québécoise. Le consortium CANARIE inc. a initié l'hiver dernier une vaste consultation publique sur la mise en place d'un organisme devant gérer l'attribution du nom de domaine Internet canadien (.CA). Cet organisme, connu sous le nom d'Agence canadienne d'enregistrement Internet (ACEI), devrait entrer en activité à la mi-98. Aux fins de la consultation, tous les organismes possédant le nom de domaine .CA reçurent une invitation à commenter les grandes lignes du projet, présenté sur le site de CANARIE ( http://www.canarie.ca/cdncc/main_f.html ). À cette occasion, Pierre-Alain Cotnoir, membre du conseil d'administration
d'un important fournisseur de services Internet communautaire de Montréal,
a fait circuler une pétition demandant la création d'une agence
québécoise indépendante, associée à l'agence
canadienne, pour l'attribution des noms de domaine .QC.CA. La pétition
de M. Cotnoir s'appuyait sur le fait que le reste du Canada ne pouvait intervenir
dans les questions touchant l'affirmation culturelle du Québec, une
compétence provinciale qui comprend la télématique
Il est possible qu'un certain nombre de messages aient été éliminés par le modérateur, Bernard Turcotte. Ce dernier a ainsi répondu au message de M. Cotnoir : "(...) même si vos commentaires ne sont pas strictement applicables dans le cadre de notre consultation, nous les avons inscrits dans le répertoire des commentaires afin d'éviter toutes mésententes (...) Donc pas besoin de recourir à une attaque québécoise par courrier électronique". Incidemment, M. Turcotte agréait que la création d'une agence provinciale fût tout à fait possible. Alerté par M. Cotnoir, le sous-ministre adjoint chargé des inforoutes et communications du gouvernement du Québec, Adélard Guillemette, se penchait sur le dossier au début mars. Il est courant maintenant d'utiliser Internet à des fins d'activisme social: des pétitions circulent et des sites Web de protestations contre, par exemple, McDonald's (http://www.mcspotlight.org/home.html) ou la privatisation des espaces publics (http://www.hrc.wmin.ac.uk/campaign/RTS.html), sont créés. Pour certains, comme Phil Agre, du département de Communications de la University of California à San Diego, les pétitions électroniques sont, au mieux, inutiles, au pire, dangereuses pour Internet et surtout pour les causes qu'elles veulent défendre ( http://weber.ucsd.edu/~pagre/petitions.html ). On peut en effet apparenter les pétitions à du "Spam", surtout si elles circulent principalement d'une liste de discussion à une autre. La pétition pour une agence québécoise a-t-elle efficace? Oui, si on se fie aux réactions obtenues, positives et négatives, tant d'individus que de fonctionnaires fédéraux et québécois. Il est difficile de dire, cependant, si la pétition circule toujours, malgré sa date de péremption du 15 mars 1998. La mise à jour du forum de discussion sur le site du comité consultatif a été arrêtée le 16 mars. *** COLLOQUE EN SCIENCES DE L'INFORMATION Le colloque en Sciences de l'information, qui aura lieu le 11 mai prochain dans le cadre du congrès de l'ACFAS à l'Université Laval, aura pour thème: "La communication savante à l'ère des nouvelles technologies de l'information". Ce colloque rassemblera les conférenciers suivants: - Conférence d'ouverture (François Dupuis Grenet Desroussilles,
ENSSIIB, Lyon) Les renseignements complets au sujet de ce colloque seront publiés sur le site Web de l'ACFAS [ http://www.acfas.ca/ ] vers le 15 avril prochain. (Guy Teasdale) *** MAIS COMME LE TEMPS PRESSE ! ÉDITORIAL DU NEW YORK TIMES le 16 mars dernier, "Filtering the Internet". Le quotidien new yorkais appuie la position de l'ALA au sujet des logiciels de filtrage de contenus Internet. "Étant donné les limites de la technologie", soutient le journal, "la meilleure façon de protéger les enfants consiste à leur enseigner à se servir de l'Internet. Un logiciel ne peut faire ce travail". NOUVEAU MODÈLE ÉCONOMIQUE DE PUBLICATION INTERNET : deux publications, Optics Express (de la Optical Society of America) et Internet Journal of Nitride Semiconductor Research, ont décidé de facturer leurs PROPRES auteurs : la première réclame $300 (U.S.) par article soumis pour publication et la seconde, un peu moins vorace, ne demande "que" $275 avec remboursement (eh oui) de $165 si l'article est refusé... Mais que les collaborateurs de la LBQ se rassurent: jamais ils n'auront à payer pour être lus ... (JFB) |