La Lettre du bibliothécaire québécois
Numéro 12 - Juin-juillet 1998


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3. LES BONNES AFFAIRES


DICTIONNAIRES ET LEXIQUES: BABEL, STARBITS, ACRONYM FINDER, FOLDOC


par Guy Teasdale < guy.teasdale@bibl.ulaval.ca >

Vous est-il déjà arrivé d'être irrité à la lecture de certains articles techniques en informatique où on ne se donne pas la peine de traduire en clair la signification des acronymes ou abréviations employés? C'est ce qui est arrivé à Irving Kind, l'auteur de Babel. Pour résoudre son problème, il a décidé de compiler, depuis 1989, sa propre liste d'acronymes et d'abréviations appliqués à l'informatique et de la rendre disponible gratuitement sur Internet.

On peut la consulter de trois façons:

1) en ligne, sur le Web [ http://www.access.digex.net/~ikind/babel.html ]

2) sur votre poste de travail, en transférant le fichier par FTP
[ ftp://ftp.access.digex.net/pub/access/ikind/public_html/babelhtm.zip ] Le fichier compressé ne fait que 58 ko. Une fois "décompressé", vous obtenez le fichier babel.htm qui est de 187 ko.

3) enfin, par courrier électronique (instructions sur le site Web de Babel)

On accède aux entrées du glossaire en cliquant sur les lettres A à Z ou en utilisant la commande "rechercher" de notre navigateur. Le glossaire est mis à jour trois fois par année (janvier, mai et septembre). Il comporte en annexe une liste de binettes (smileys) et d'abréviations utilisées dans les "CHAT". (En passant, j'ai toujours pensé que "chat" ne signifiait que "bavardage" en français mais j'ai appris en consultant BABEL que c'est aussi l'acronyme de "Conversational Hypertext Access Technology"). Enfin, une autre annexe comprend la signification des noms de domaines de pays. Si on sait que ".fr" signifie "France" et que ".ca" signifie Canada, cette liste pourra vous aider à décoder ".lk" Sri Lanka ou ".kz" Kazakhtan.

C'est un bon outil de référence rapide, surtout grâce au fait qu'on peut le télédécharger sur notre poste de travail.

 

STARBITS

Cet autre excellent site d'acronymes et d'abréviations a été sélectionné par le moteur de recherche Lycos dans son "Top 5%" et a obtenu la cote 3 étoiles du répertoire Magellan. STARBITS couvre tous les acronymes et pas uniquement le domaine informatique. Elle contient 120 000 entrées. STARBITS n'est pas téléchargeable comme Babel, mais on nous permet d'établir un lien vers le site qui est situé sur un serveur de l'université de Strasbourg en France. Il est possible de chercher une chaîne de caractères à l'intérieur de l'acronyme, de chercher deux ou trois termes apparaissant dans la définition de l'acronyme (pas nécessairement adjacents) et enfin, l'abréviation ou l'acronyme complet (ce qui est l'option de recherche par défaut). C'est une base de données qui est en opération depuis janvier 1994 [ http://cdsweb.u-strasbg.fr/~heck/sfbits.htm ]

 

ACRONYM FINDER

Toujours dans la même série d'outils de référence rapide, l'outil Acronym Finder contient une base de données de 54 000 acronymes généraux mais avec une emphase particulière pour les termes militaires (américains)
[ http://www.mtnds.com/af/ ]. On y retrouve, il va sans dire, des définitions officielles d'acronymes, mais j'ai eu la surprise d'en trouver de plus légères: ainsi sous NASA on trouve la signification habituelle mais on apprend que c'est également l'acronyme pour "Need Another Seven Astronauts" ;-)

Acronym Finder s'enrichit en moyenne de 60 termes par jour. Ces termes sont proposés par les visiteurs du site. On peut le consulter en ligne mais les organismes intéressés peuvent acheter des licences d'utilisation pour leurs intranets. J'ai constaté avec étonnement que les acronymes les plus cherchés sont ceux que l'on croit les plus simples et les plus connus. Ainsi le #1 est HTML, le #3 URL, et le #5 HTTP. Remarquez que dans le PC Webopaedia dont j'ai déjà parlé dans une chronique précédente, le terme HTML fait également partie des termes les plus recherchés (5e position la semaine dernière).

 

FOLDOC

Ces dictionnaires d'acronymes ou d'abréviations sont bien utiles mais ils ne nous donnent malheureusement pas de définitions. Pour ce faire, outre l'excellent PC Webopaedia, vous pourrez consulter avec profit The Free On-line Dictionary of Computing (FOLDOC). Le FOLDOC a été créé en Grande Bretagne par Denis Howe. Le site principal est à
[ http://wombat.doc.ic.ac.uk/foldoc/index.html ], mais il existe plusieurs sites miroirs, notamment aux États-Unis
[ http://www.instantweb.com/foldoc/index.html ] et en France, à l'Institut Gaspard Monge [ http://www-igm.univ-mlv.fr/foldoc/ ]. Le site original, qui est au département d'informatique du Imperial College de Londres en Grande Bretagne, semble toutefois plus à jour que les sites miroirs.

Le dictionnaire contient plus de 11 000 définitions inter reliées par des liens hypertextes. Le tout totalise 4.1 Mo (au 11 mai 1998). Denis Howe le développe dans ses temps libres (remarquez que j'ai vu sur son site qu'il avait, depuis peu, un joli poupon, il risque donc d'avoir un peu moins de temps libres! ;-). Howe a commencé ce travail en 1985, à partir de sources diverses trouvées sur Internet (il a eu plus de 600 collaborateurs). Il est possible de se procurer la source texte du FOLDOC, sous forme compressée ou non. Contrairement à la source en ligne, ce fichier télédéchargeable n'est toutefois pas en HTML mais bien en format texte, sans liens hypertextes. Pour l'utiliser, on doit le charger dans notre logiciel de traitement de texte et utiliser les fonctions de recherche du logiciel; cette ressource est donc moins intéressante lorsque consultée hors ligne.

FOLDOC répond à 10 000 requêtes de recherche par jour. Les termes absents sont compilés et les lecteurs sont invités à compléter les définitions manquantes. Ces définitions sont par la suite éditées par Howe, avant leur inclusion. Ce travail de moine est réalisé gratuitement par Howe et sans soutien financier du Imperial College mis à part la quincaillerie.

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