La Lettre du bibliothécaire québécois
Numéro 13 - Août-Septembre 1998

 
Retour au sommaire du numéro 13 


Retour à la page d'accueil de la LBQ 


Ecrivez à la LBQ 
 
 


L'Agence Science-Presse est fière d'héberger La Lettre du bibliothécaire québécois 
 
1. ANNUAIRES ET MOTEURS DE RECHERCHE
 

SITES D’ENTRÉE D’AFFAIRES: ON SE BOUSCULE AU PORTILLON 
 
par Jean-François Barbe  < L_b_q@yahoo.com

Deux “portails” spécifiquement dédiés à la petite et moyenne entreprise (PME) viennent de voir le jour aux États-Unis: celui d’Excite  http://www.biz.excite.com  et de Yahoo  http://smallbusiness.yahoo.com . Dans les deux premiers cas, les répertoires de recherche utilisent les données déjà engrangées des répertoires en extrayant les éléments d’intérêt aux PME. Les dépenses sont alors minimisées. Excite et Yahoo rajoutent à cela de l’information journalistique (articles de PC Computing pouvant intéresser les entreprises dans le cas d’Excite; articles de l’agrégateur NewsPage dans le cas de Yahoo); des outils d’aide à l’entreprise provenant de sources spécialisées et quelques services, tel le routage de colis (Yahoo). 

La revue Forbes fait dans la “réingénierie des processus” avec son nouveau site pour PME  http://www.forbes.com/growing/ , lequel récupère des textes déjà parus dans la revue du même nom. Forbes a ajouté un espace pour un Forum ainsi qu’une base de données intitulée “200 Best Small Companies in America” (liste qui fut tout de même publiée dans Forbes en novembre 1997). Il est curieux de constater que la publication n’a pas jugé bon d’y recycler une partie de sa “boîte à outils”  http://www.forbes.com/tool/html/toolbox.htm  

Côté sites d’entrée pour l’entreprise, la France n’est pas en reste, loin s’en faut. Son tout dernier – lancé début septembre - se nomme en bon français branché “Business Village. Le Web utile”  http://www.business-village.fr/  Créé par Paribas, le site est à la fois une solide source d’informations gratuites et une source originale de revenus pour ses propriétaires. La formule ne manque pas d’intérêt. 
D’une part, le site ira chercher les francs des consommateurs et des entreprises en proposant des services de fournisseur d’accès et de consultations professionnelles payantes. Dans cet ordre d’idées, on peut, moyennant rétribution, poser une question par courrier électronique à un spécialiste en fiscalité, comptabilité, formalités administratives, etc. La réponse est garantie dans les 48 heures ouvrables. On peut également formuler une demande d´avis de solvabilité ou demander la traduction d’un document au moyen d’un formulaire internet (moyennant des frais, bien entendu). 
Côté services gratuits: on peut rechercher dans une banque de cessions d’entreprises ou de recherche de partenariats (l’équivalent de riches annonces classées placées dans le “corps du site”); on peut appliquer une recherche multi-critères pour des aides ou subventions à l’entreprise; on peut aussi télécharger des documents administratifs. On retrouve l’inévitable revue de presse “personnalisée” provenant des fils de l’Agence France Presse. 

D’autre part, les prochains mois laissent prévoir une intensification de la concurrence chez les sites portails dans le domaine des finances personnelles. D’après Cyberdialogue, ces sites seraient cinq fois plus utilisés dans la prise de décision par les consommateurs investisseurs que ceux des sociétés financières, maisons de courtage, etc.  http://www.cyberdialogue.com/press/releases/portals.html  L’information “contextualisée” des portails les avantagent sûrement par rapport aux sites des sociétés financières. 
 

Pour revenir au sommaire du numéro treize...