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L'Agence Science-Presse est fière d'héberger La Lettre du bibliothécaire québécois |
par Jean-François Barbe < L_b_q@yahoo.com > Cinquante-cinq revues scientifiques québécoises, pour la période comprise entre 1990 et 1996, ont été cataloguées sur support informatique et n’attendent plus qu’une aide financière pour être diffusées en tant qu’index bibliographique soit sur CD-ROM, soit par Internet. À cette condition, la banque serait enrichie par le traitement des sources publiées après 1996. C’est ce qu’a appris la LBQ auprès de l’initiateur du projet, le professeur-chercheur Benoît Godin, responsable de l’Observatoire des sciences et des technologies rattaché à l’INRS http://www.inrs-urb.uquebec.ca/ost Lee éléments catalogués sont le nombre et le nom des auteurs ainsi que leurs adresses (institution, département, pays); titre des articles et leur langue; mots clés servant à indexer les articles (lorsque provenant de la publication elle-même); remerciements et références. On trouve également l’ensemble d’informations suivantes: composition du comité éditorial, présence et langue des résumés, titres et origine nationale (maison d'édition) des ouvrages recensés. “Première banque bibliographique entièrement québécoise”, affirme à la LBQ le professeur Godin, cette banque de l’Observatoire vise à combler un manque flagrant dans la compilation d’informations bibliographiques provenant des revues scientifiques éditées au Québec. Les chercheurs publiant dans les revues québécoises risquent de passer inaperçus dans les grandes banques U.S. telle le “Science Citation Index”. “Même les banques francophones, par exemple celle produite par le CNRS (PASCAL), n'assurent pas à certains pays une représentativité adéquate” nous dit M. Godin. “Tel est le cas pour le Québec.” Pour cette raison, bien des scientifiques et des chercheurs professionnels d’information entretiennent un lien de méfiance envers la bibliométrie. Plus de 60% des publications de la banque relève des sciences sociales et humaines, un quart en arts et lettres, le reste en sciences naturelles et biomédicales. 85% des articles sont écrits en français. Un des aspects les plus importants du travail accompli par le professeur Godin et son équipe de recherche consiste à avoir trouvé que “57% des articles sont produits (en totalité ou en collaboration) par des auteurs étrangers (extérieurs au Québec. Ceci témoigne de l'ouverture des revues québécoises qui attirent des chercheurs de partout dans le monde, notamment: 18,4% de la France, 13,0% du reste du Canada, 5,7 % des Etats-Unis, 2,5% de la Belgique et 1,0% de la Suisse.” Ce travail de bibliométrie est absolument unique au Québec. Les 75,000 références apparaissant dans les 7,700 articles de la banque ont été saisies et offrent aux chercheurs spécialisés les moyens de situer les auteurs des textes par rapport à leurs pairs. La banque constitue aussi, par sa focalisation scientifique – elle inclut 55 des 70 revues scientifiques québécoises identifiées par l’équipe du professeur Godin - un complément essentiel à la seule autre banque de données bibliographique produite au Québec, Repères http://www.sdm.qc.ca/cd-rom/mscdre10.html, qui vise un public beaucoup plus large que la banque de l’Observatoire. Chercheur prolifique, le professeur Godin compte de nombreuses publications à son actif, dont “Les indicateurs de culture scientifique et technique” http://www.cst.gouv.qc.ca/cst_publ.html Souhaitons que le Secrétariat de l’Autoroute de l’Information, l’outil d’intervention de l’État québécois en matière d’inforoute, http://www.mcc.gouv.qc.ca/cominfo/autorout/index.html ou la CREPUQ http://www.crepuq.qc.ca/ prennent acte du développement de ce projet et que, par leur action, lui soit évité le sort réservé à ceux qui n’ont pas de mémoire.
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