4. DANS L'ACTUALITÉ
BIBLIOTHECAIRES ANTI-TERRORISTES
Les événements du 11 septembre
provoquent une recrudescence de la paranoïa... jusque
dans les bibliothèques. L'Association américaine
des bibliothécaires (ALA) révélait
récemment que la nouvelle loi américaine
anti-terroriste, votée le 25 octobre, touche potentiellement
les bibliothèques : en vertu de cette loi en effet
-décriée par toutes les associations de
défense des libertés civiles- des agents
du FBI munis de mandats peuvent exiger d'une bibliothèque
qu'elle leur fournisse le relevé des pages web
visitées par ses usagers. En plus, bien sûr,
de la liste des livres empruntés ces dernières
semaines ou ces derniers mois par ces mêmes usagers.
Et l'ALA ne recommande non seulement pas
à ses membres de s'opposer à un tel mandat,
mais de plus, elle suggère fortement aux bibliothécaires
de ne pas dire à leurs usagers qu'ils ont pu être
ainsi " espionnés " -afin, lit-on dans le document,
d'éviter de violer la loi eux-mêmes. Dans
un bref document envoyé à ses membres et
disponible en ligne (http://www.ala.org/alaorg/oif/alertusapatriotact.html),
l'Association, qui regroupe 63 000 membres à travers
les Etats-Unis -mais pas tous des bibliothécaires-
explique " comment se comporter " en la matière,
et fournit gracieusement, pour qui voudrait en savoir
plus, des hyperliens vers le ministère américain
de la Justice, lequel se charge lui-même d'expliquer
tous les " mérites " de la loi anti-terroriste
en question (Uniting and Strengthening America by Providing
Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism
Act ", aussi connue sous le nom, plus simple, de (avec
les majuscules) " USA PATRIOT Act. ").
Et qu'en est-il de la loi anti-terroriste
canadienne qui, au moment d'écrire ces lignes,
venait d'être votée à la Chambre des
communes et n'attendait plus que l'approbation du Sénat
?
LES REVUES SCIENTIFIQUES CONTRE LES COMMERCANTS
A la mi-septembre, 13 des plus prestigieuses
des revues médicales ont posé conjointement,
pour la première fois, un geste concret pour contrer
l'ingérence des compagnies pharmaceutiques dans
la recherche. Elles ont publié simultanément
une série de règles auxquelles devront désormais
se soumettre les chercheurs, s'ils veulent être
publiés.
La suite de cet article:
http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2000/cap1009016.html
REVUES SCIENTIFIQUES: LIBRE ACCES AUX PLUS
PAUVRES
La nouvelle est passée inaperçue
dans les médias grand public, et pourtant, elle
met fin à une attente de 20 ans dans des milliers
d'universités et de bibliothèques, à
travers le monde. Mais pas n'importe quelles: des bibliothèques
et des universités du Sud, ce qui explique, sans
doute, le faible intérêt au Nord...
La nouvelle en question est celle-ci : près
de 1000 revues savantes en biologie et en médecine
seront accessibles gratuitement ou à très
bas prix, via Internet, pour les médecins et chercheurs
de près de 100 nations parmi les plus pauvres du
globe. C'est là le résultat d'une entente
entre les six plus grands éditeurs internationaux
et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), signée
à la fin-juin.
La suite de cet article:
http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2000/cap3007014.html
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du numéro vingt-sept