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Numéro 27
Décembre 2001

 

4. DANS L'ACTUALITÉ

 

BIBLIOTHECAIRES ANTI-TERRORISTES

Les événements du 11 septembre provoquent une recrudescence de la paranoïa... jusque dans les bibliothèques. L'Association américaine des bibliothécaires (ALA) révélait récemment que la nouvelle loi américaine anti-terroriste, votée le 25 octobre, touche potentiellement les bibliothèques : en vertu de cette loi en effet -décriée par toutes les associations de défense des libertés civiles- des agents du FBI munis de mandats peuvent exiger d'une bibliothèque qu'elle leur fournisse le relevé des pages web visitées par ses usagers. En plus, bien sûr, de la liste des livres empruntés ces dernières semaines ou ces derniers mois par ces mêmes usagers.

Et l'ALA ne recommande non seulement pas à ses membres de s'opposer à un tel mandat, mais de plus, elle suggère fortement aux bibliothécaires de ne pas dire à leurs usagers qu'ils ont pu être ainsi " espionnés " -afin, lit-on dans le document, d'éviter de violer la loi eux-mêmes. Dans un bref document envoyé à ses membres et disponible en ligne (http://www.ala.org/alaorg/oif/alertusapatriotact.html), l'Association, qui regroupe 63 000 membres à travers les Etats-Unis -mais pas tous des bibliothécaires- explique " comment se comporter " en la matière, et fournit gracieusement, pour qui voudrait en savoir plus, des hyperliens vers le ministère américain de la Justice, lequel se charge lui-même d'expliquer tous les " mérites " de la loi anti-terroriste en question (Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism Act ", aussi connue sous le nom, plus simple, de (avec les majuscules) " USA PATRIOT Act. ").

Et qu'en est-il de la loi anti-terroriste canadienne qui, au moment d'écrire ces lignes, venait d'être votée à la Chambre des communes et n'attendait plus que l'approbation du Sénat ?

 

 

 

LES REVUES SCIENTIFIQUES CONTRE LES COMMERCANTS

A la mi-septembre, 13 des plus prestigieuses des revues médicales ont posé conjointement, pour la première fois, un geste concret pour contrer l'ingérence des compagnies pharmaceutiques dans la recherche. Elles ont publié simultanément une série de règles auxquelles devront désormais se soumettre les chercheurs, s'ils veulent être publiés.

La suite de cet article:

http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2000/cap1009016.html

 

 

 

REVUES SCIENTIFIQUES: LIBRE ACCES AUX PLUS PAUVRES

La nouvelle est passée inaperçue dans les médias grand public, et pourtant, elle met fin à une attente de 20 ans dans des milliers d'universités et de bibliothèques, à travers le monde. Mais pas n'importe quelles: des bibliothèques et des universités du Sud, ce qui explique, sans doute, le faible intérêt au Nord...

La nouvelle en question est celle-ci : près de 1000 revues savantes en biologie et en médecine seront accessibles gratuitement ou à très bas prix, via Internet, pour les médecins et chercheurs de près de 100 nations parmi les plus pauvres du globe. C'est là le résultat d'une entente entre les six plus grands éditeurs internationaux et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), signée à la fin-juin.

La suite de cet article:

http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2000/cap3007014.html

 

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