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Mais où est donc le Musée de la police?

Par Sabine Bandiera
Agence Science-Presse


On a un musée de la police à Montréal. Vraiment? La plupart des Montréalais l’ignorent... et même les policiers ne connaissent pas son existence! Pourtant, il existe bel et bien, depuis 1992, à l’intérieur du quartier général de la SPCUM.

Mais il a un gros problème, ce musée: on ne peut pas le voir! Car les trois-quarts des objets sont cachés au sous-sol du bâtiment, le reste est éparpillé sur plusieurs étages dans des présentoirs.

Jean-Marie Denobile, président de la " Société du Musée de la police de l'île de Montréal et de l'île Bizard ", 30 ans de services dans la police, pensait déjà, en1972, à ce musée à Montréal, après avoir visité ceux de New York et de Chicago.

La visite commence au rez-de-chaussée par un monument portant les noms de policiers morts en service. Ensuite, M. Denobile nous fait voir, étage par étage, plusieurs photos fort instructives. Saviez-vous par exemple que des policiers chaussés de skis patrouillaient le boulevard Pie IX et l’avenue Mont-Royal de 1940 à 1950? Que des policiers en patins à glace surveillaient les parcs de la métropole jusqu’en 1967 et qu’en 1970, des policiers en motos commençaient à parcourir notre ville?

Au 4e étage, le guide s'arrête sur une vieille auto-radio qui ne souffrait pas l’humidité en 1970. " Lorsque le plafond était bas sur Montréal, on recevait des appels de la police de Boston " commente-t-il. On contemple des badges, des médailles, un vieux rouleau d’adresses, un casque style colonial de 1921... Et on s'étonne de la mise en valeur d’une dactylo sur laquelle un membre du FLQ a tapé le manifeste de 1970, en pleine crise d'octobre.

Mais la plus grande surprise reste le sous-sol. Des centaines d’objets de l’histoire de la police s’y retrouvent. Des uniformes, des photos, de vieux livres d’écrou, des guides de rue sont entassés partout dans les pièces. Le plus intéressant reste l’équipement anti-bombe du temps de la crise d’octobre, une épée en argent du chef de police de 1864, un énorme attirail métallique des années 40 pour photographier les contrevenants. Malheureusement, personne ne peut les voir parce que le manque de fonds empêche de les exposer dans une salle appropriée.

"Tout est à faire", reconnaît M. Denobile. En effet, il reste à trouver un endroit qui sera plus accessible. Un projet lui donne de l’espoir: une association du musée de la police avec celui des pompiers pourrait se concrétiser bientôt.

 

Pour plus d’informations

http://www.spcum.qc.ca/fr/musee/accumusf.asp

 

Ce texte a été mis en ligne en janvier 2003.
 
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