La mauvaise gestion des ressources hydriques affecte l’économie libanaise. Le Liban ne parvient pas à satisfaire les besoins en eau de sa population. Son climat tempéré, ses montagnes enneigées en hiver, ses 2 000 sources et ses 40 cours d’eau devraient pourtant suffire à alimenter la consommation, l’irrigation et l’industrie. Mais ce potentiel hydrique reste inexploité et les ressources en eau du pays ne sont utilisées qu’à 10 %, avec un taux de perte qui avoisine les 40 %. Immersion des déchets solides, manque d’installations de stockage des eaux en surface et réseaux d’adduction déficients : les contraintes sont nombreuses. Les conséquences les plus graves pour le Liban concerneront l’approvisionnement en eau, qui dépend principalement de la fonte des neiges.