La capitale russe grignote petit à petit ses forêts. La destruction partielle de celle de Khimki pour construire l'autoroute menant à Saint-Pétersbourg n'est que la partie immergée d'une déforestation rampante. Des promoteurs, parfois les autorités locales elles-mêmes, y participent en toute illégalité. Le cas de figure typique consiste à détourner la location à bas prix de terres forestières à des fins récréatives où seules des structures temporaires sont théoriquement autorisées, sans que la loi ne définisse clairement cette notion. Loin d’abriter une piste de ski ou bien un coin aménagé avec vue touristique, certaines de ces parcelles sont désormais couvertes de maisons.