L'événement de la semaine.


Pour tout trouver
sur Internet!


Tous les médias
en un clin d'oeil!


Nos nouvelles brèves
  
  


Notre chronique de
vulgarisation scientifique!



Plus de 1500 questions





Hommage à...
Le monde delon GOLDSTYN
La science ne vous interesse pas?
Dossiers
Promenades




Pour revenir au sommaire des dossiers


NETGRAPHE
1996-2001

VIE ET MORT D'UN COUP DE VENT

 

par Jean-Sébastien Marsan


Il y a cinq ans, les fondateurs de l'éditeur Internet Netgraphe ne croyaient pas devenir une des entreprises Internet les plus connues au Québec. Et ils pouvaient encore moins s'imaginer qu'ils trôneraient un jour au tableau de chasse de l'empire Quebecor et perdraient le contrôle de leur joyau, La Toile du Québec.

Le cinquième anniversaire du premier succès ".com" du Québec clôt un chapitre de l'Internet. La fin d'un beau rêve… dont on ne saura peut-être jamais s'il était réaliste ou utopique.

Netgraphe existe depuis mai 1996, une entreprise née à l'époque pour l'exploitation du répertoire Web La Toile du Québec. Éditeur des cybermédias Mémento, Économédia, Multimédium, du répertoire de gratuiciels et de partagiciels Mégagiciel, plus tard acquéreur du site financier Webfin.com et du portail InfiniT.com, de Jobboom.com et des Éditions Ma Carrière, Netgraphe fut aussi la première entreprise Internet québécoise en Bourse. Et qui s'est fait avaler par plus futé sur les marchés financiers.

En effet, depuis l'automne 2000, Netgraphe est contrôlé par le gigantesque conglomérat Quebecor Média, issu de l'achat du câblodistributeur Vidéotron et du réseau de télé TVA par la constellation de Pierre Karl "Citizen" Péladeau. Une transaction qui a obtenu l'aval des actionnaires; ne manque que l'approbation du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), qui se penche actuellement sur la transaction.

Conscients que la petite entreprise Internet (start-up, dans le jargon) n'est plus et que le rouleau-compresseur Quebecor fera mal, les matelots abandonnent le navire. Incluant les mises à pied, Netgraphe et ses filiales ont subi plus d'une soixantaine de départs de l'automne 2000 à avril 2001.

L'impression de fin d'une époque est particulièrement ressentie le 1er février 2001, lors de la démission des deux créateurs de La Toile du Québec, Chrystian Guy et Yves Williams. Ce soir-là, réunis dans un restaurant avec nombre d'"anciens" collègues, les deux vétérans parlent de Netgraphe au passé.

Une chronique en quatre temps:

1. Le temps des pionniers (1995-1998)
2. Les sirènes de la Bourse (1999-2000)
3. Fusions et acquisitions (1999-2000)
4. Le démantèlement d'un rêve (2000-2001)

 

Cette chronique a été mise en ligne le 21 mai 2001.

Jean-Sébastien Marsan (jsm@mlink.net), a été journaliste chez Netgraphe de juin 1998 à février 2001.