Sur les traces de l'Enterprise... (2)

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Une première version de ce texte est parue dans LaPresse (Montréal) du 21 novembre 1996 et dans Hebdo-Sciencele 17 décembre 1996.

Quatre petits faits illogiques, capitaine

 

On est étonné, à la lecture de ThePhysics of Star Trek, de constater que les invraisemblances ne sont paslà où on l'aurait cru.

Car il y a des choses carrément impossibles dansStar Trek. Et l'une d'elles n'est pas le moteur warp, qui permet de voyagerplus vite que la lumière (voir autre texte),mais le très ordinaire "moteur d'impulsion" (impulse engine),qui permet de fonctionner dans notre espace "normal".

Ce moteur fonctionne pourtant, nous dit le Manuel techniquede Star Trek (eh oui!), sur le principe de la fusion nucléaire,comme une centrale atomique qui transformerait l'hydrogène en hélium.Sauf que sachant cela, on peut facilement calculer la quantité d'énergienécessaire à l'Enterprise pour démarrer, et accélérerjusqu'à "seulement" la moitié de la vitesse de lalumière. Et le résultat est saisissant: il lui faudrait brûler81 fois sa masse en carburant! Et autant pour ralentir!

De toute évidence, personne n'a songé àinstaller de pareils réservoirs sur l'Enterprise. Conclusion: cen'est pas le fait d'atteindre la moitié de la vitesse de la lumièrequi soit invraisemblable: c'est de l'atteindre avec un vaisseau aussi malfichu!

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Il y a aussi la vieille question du bruit dans l'espace.Puisque c'est grâce à l'air que nous respirons que le son sepropage, et qu'il n'y a pas d'air dans l'espace, personne n'entendra jamaisl'explosion du USS Yamato, ou les "phaseurs" ennemis.

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Et puisqu'on parle de phaseurs: attendu qu'un phaseur estun rayon de lumière lancé dans une direction très précise,et non pas un projecteur, personne ne peut le voir depuis la passerellede l'Enterprise... à moins que ce ne soit un tir ennemi pointédirectement vers la passerelle!

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Enfin, le "docteur holographique", l'un des pluspopulaires personnages de la dernière-née des séries,Star Trek: Voyager, ne passe pas non plus la rampe de la physique.

 

Certes, il n'y a rien de bien difficile à créerun personnage qui, sous forme d'image à trois dimensions, puissediscuter avec ses patients.

 

Mais faire en sorte que cette image se transforme àvolonté en un personnage solide, qui puisse manipuler les instrumentschirurgicaux et pianoter sur son ordinateur... Là, c'est demanderun peu trop de souplesse aux lois universelles de la physique. Dommage,c'était une maudite bonne idée...

 

 

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