Soigner une infection en mangeant des vers: on ne s’étonnera pas que ce traitement expérimental ne suscite pas l’enthousiasme des patients.

Mais même chez les chercheurs, il suscite des réserves, au point où des gens... cultivent des vers chez eux.

Ce n’est pas une théorie farfelue: depuis les années 1990, des études ont démontré que l’ingestion de certains vers avait un effet bénéfique sur le système immunitaire.

Mais le problème réside dans le mot «certains»: pour dégager le bon du mauvais, il faudrait financer des études à grande échelle, étalées sur plusieurs années, et c’est là que ça accroche.

Le ver étant vivant, c’est plus difficile qu’avec une pilule d’établir des normes sur le dosage et le suivi du patient: une fois que le ver a pondu ses œufs en vous, parce que c’est ce qu’il va faire, comment distinguer les effets secondaires causés par les nouveaux vers de la maladie intestinale dont vous souffriez auparavant? ( The New Scientist ).