Peut-on s’adapter au froid extrême de nos hivers canadiens en passant du temps au froid et au chaud? Une étude publiée cette année par des chercheurs coréens montre que des alternances répétées au chaud et au froid renforcent notre résistance aux températures froides.

Par Aurélie Chopard

Huit hommes âgés d’environ 24 ans et en bonne santé ont été soumis à des périodes de deux heures de température froide et deux heures de température chaude pendant 14 jours. Ils ont aussi passé des tests de tolérance au froid avant et après les 14 jours d’expérience. Ainsi, après l’expérience, la régulation de la température corporelle s’est améliorée. Les participants ressentaient aussi le froid de manière moins intense après le test.

Peu d’études portent sur l’alternance d’une exposition au froid puis au chaud

Ces résultats montrent que l’adaptation au froid ne dépend pas seulement de l’exposition au froid, mais également de l’exposition au chaud et de l’alternance des deux. L’alternance du froid et du chaud entraîne principalement un meilleur état de santé cardiovasculaire et une diminution de la température corporelle.

La diminution de la température corporelle, la clé de la résistance au froid?

Pour conserver sa chaleur lors de l’exposition au froid, le corps humain s’habitue à fonctionner à une température inférieure à 37°C. Notre corps cherche ainsi à diminuer la différence de température avec l’extérieur pour économiser de l’énergie. Le célèbre explorateur Jean-Louis Étienne raconte dans son livre « Médecine des randonnées extrêmes » comment son corps s’adapte pendant ses expéditions polaires. D’ailleurs à son retour, son corps fonctionnait encore à une température proche de 35°C.

Notre corps est conçu pour s’adapter et fonctionner à basse température s’il le faut. Mais attention, une exposition à un refroidissement excessif peut engendrer le dérèglement du mécanisme de régulation de la température du corps. On parle alors d’hypothermie.