Depuis 2017, le Détecteur de rumeurs met beaucoup d'efforts à lutter contre la désinformation, notamment en science, pour le développement d'un esprit critique. Recension de textes pertinents touchant la désinformation et l'éducation à l'information.

Une journaliste en résidence à l’école

Si un expert de la Terre plate vient s’adresser à vos élèves, quelles questions ceux-ci devraient-ils lui poser ? Au-delà du fait qu’on trouve l’hypothèse de la Terre plate risible, qu’est-ce qui permet de déterminer qu’une information scientifique est sérieuse et qu’une autre ne l’est pas?

Contre les fausses nouvelles, imitez les vérificateurs de faits

En 2016, une étude de l’Université Stanford, en Californie, concluait que la majorité des enfants américains d’âge scolaire étaient incapables de distinguer le fait de la fiction sur Internet et tout autant incapables de faire la différence entre une publicité et un reportage. En partie en réaction à cette étude, le gouvernement de Californie vient tout juste de voter une loi sur « l’éducation aux médias » à l’école : son but est de promouvoir une « culture médiatique » dans les écoles publiques — qu’est-ce qu’une source crédible, comment distinguer le vrai du faux, comment élever son esprit critique face à l’information, etc.

Définir ce que n'est pas une fausse nouvelle est plus important que de définir ce qu'elle est

Restaurer la confiance dans les médias ne se fera certainement pas en confiant aux adeptes de l’extrême-droite ou de l’anti-vaccination le soin de décider pour les autres de ce qu’est une source crédible. C’est pourtant ce qu’a suggéré cette semaine le milliardaire Elon Musk, en contribuant à sa façon à accroître la confusion entre une fausse nouvelle et une opinion.

Médias : les retombées d’une alliance contre les fausses nouvelles

S’allier à d’autres médias pour lutter contre les fausses nouvelles : une initiative qui a permis au journal Le Monde d’élargir son audience et d’obtenir une plus grande portée des nouvelles les plus importantes. Il s’agissait d’une collaboration avec 32 autres salles de rédaction pendant les élections françaises de l’an dernier.

Oui, les fausses nouvelles sont plus populaires, et il est temps de réagir

La recherche sur les fausses nouvelles publiée cette semaine dans Science a eu droit à une grosse couverture médiatique, et avec raison : analyser 126 000 tweets étalés sur 10 ans, c’est énorme. Certains ont pu avoir l’impression que cette recherche ne faisait que répéter ce qu’on savait déjà, à savoir que « les fausses nouvelles sont plus populaires que les vraies nouvelles », mais ce serait une erreur de ne s'arrêter qu'à ça.

30 secondes contre une fausse nouvelle

Comment réduire la quantité de fausses nouvelles en circulation ? Si tous les ados prenaient 30 secondes avant de partager une info sur Facebook ou de diffuser dans leurs réseaux une vidéo sur YouTube, ce serait déjà un grand pas en avant. C’est l’esprit derrière une formation mise au point par l’Agence Science-Presse et la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), qui était lancée officiellement jeudi soir à Montréal.

Pour combattre les fausses nouvelles, il faut y mettre le prix

En peu de temps, Craig Silverman s’est imposé dans le milieu journalistique comme « l’expert des fausses nouvelles ». Et c’est sans enthousiasme qu’il observe l’alliance entre Facebook et quelques médias, annoncée en décembre (et en février en France) pour combattre ce fléau : « il n’y a aucune chance que ça atteigne l’échelle à laquelle se répandent les fausses nouvelles. »

Contre les fausses nouvelles : l'éducation aux médias

L’avalanche de fausses nouvelles, de rumeurs, d’informations erronées et d’opinions présentées comme des vérités fait en sorte qu’il est de plus en plus difficile pour le « consommateur d’information » de séparer les faits de la fiction. C’est pourquoi l’éducation aux médias se révèle d’une importance primordiale.

L’éducation aux médias : l’affaire de tous

Vous en avez assurément entendu parler. Vous y avez peut-être même contribué en partageant dans votre entourage une nouvelle ici et là. La propagation des fausses nouvelles, dont l’ampleur s’est révélée jusqu’à tout récemment sans précédent, est dorénavant l’affaire de tous.

Désinformation : la faute aux médias ?

Les médias ont été pointés du doigt dans le déferlement récent des fausses nouvelles circulant sur les réseaux sociaux. Ils en seraient partiellement responsables, avance en effet l’essayiste américain Shawn Otto qui est aussi le cofondateur de l’initiative américaine des débats scientifiques et politiques ScienceDebate.org.