lesdebrouillards.jpg
Actualité

Le maïs OGM menace l’écosystème

Benoît Lacroix, le 14 novembre 2007, 17h00

(Agence Science-Presse) Le maïs Bt, largement cultivé au Québec, fait des victimes innocentes. Les trichoptères, de petits insectes aquatiques, se nourrissent du pollen et des plants de maïs qui se retrouvent dans les cours d’eau avoisinant les champs. Une étude américaine vient de démontrer que ces insectes, qui ne nuisent pas au maïs, sont affectés par l’insecticide que produit le maïs OGM. Ce dernier possède un code génétique modifié qui lui permet de produire son propre insecticide. Cela lui permet de résister à un insecte nuisible, la pyrale du maïs.

Selon Todd Royer, de l’Université de l’Indiana, les trichoptères nourris avec le maïs Bt grandissent deux fois moins vite que ceux nourris avec du maïs traditionnel. Comme il le remarque, « les trichoptères sont une source de nourriture pour des animaux plus évolués, comme les poissons et les amphibiens ». C’est donc tout l’écosystème qui est affecté.

Gilles-Éric Séralini, biologiste moléculaire et spécialiste des OGM, constate que la plupart des études prouvant l’innocuité des OGM sur les organismes vivants qui en consomment sont faites par les fabricants d’OGM, et non par des laboratoires indépendants. D’ailleurs, avant l’homologation du maïs Bt, en 1996, des recherches avaient conclu à l’innocuité de la plante sur la faune aquatique. Toutefois, les tests avaient été faits sur des daphnies, de petits crustacés, et non sur des insectes.

Quant aux derniers résultats obtenus avec les trichoptères, professeur Séralini, explique : « Ceux-ci n’ont rien de surprenant. Le maïs Bt a été créé pour tuer des insectes. » De plus, des études du chercheur montrent également que le maïs Bt nuit également aux mammifères.

9 commentaires

oui, ces animaux meurent d'eux même.

Portrait de Ryuujin

Réfléchissez donc un peu : oui, ces animaux meurent d'eux même. On le voit bien en regardant les résultats des groupes témoins : eux aussi meurent, en présentant, pour beaucoup de la même façon.
C'est particulièrement vrai pour les animaux élevés en laboratoires qui peuvent avoir une mortalité deux fois plus élevée qu'in vivo selon leurs conditions d'élevage.

C'est bien pour ça qu'il y a des groupes d'animaux témoins : pour comparer la mortalité des groupes témoins et testés, et voir non pas si les animaux meurent, mais s'ils meurent plus que ceux des groupes témoins.

Pour le reste, les résultats de Mr Seralini ont été invalidés :
http://www.ogm.gouv.fr/experimentations/evaluation_scientifique/cgb/autr...

Et une seconde étude des mêmes auteurs sur les trichoptères toujours, mais in vivo n'a pas montré d'effets significatifs de la présence de pollen de maïs BT sur leurs populations.

Ogm

Portrait de bruno

Vous avez raison de le notifier , ces animaux meurent d'eux mêmes , ou peut être est ce le saint esprit .

Bonne chance avec les ogm .

CRIIGEN

Portrait de Anton Suwalki

Bonne remarque de Gerp à propos du CRIIGEN. Le même docteur Spirou de Vendommois a d'ailleurs été nommé membre de la haute autorité (provisoire) sur les OGM. On imagine que sa contribution à l'éclairage scientifique va être capitale.
Maintenant, les pitreries du CRIIGEN ne mériteraient que haussements d'épaule si certains de ces membres tels Séralini, n'étaient pas derrière une entreprise de dénigrement de la médecine scientifique et de promotion de tous les charlatanismes imaginables au sein d'un association intitulée ACECOMED, qui, entre autres faits glorieux, combat la vaccination et dénigre les trithérapies pour faire valoir "les savoirs traditionnels". C'est bien plus grâve que l'opposition aux OGM. Mais il faut croire que l'obscurantisme est un tout.

Anton Suwalki

------------------------

deux articles d'imposteurs à ce sujet :

- Offensive contre la médecine scientifique , publicité pour les pseudomédecines :http://imposteurs.over-blog.com/article-14917354.html
-Les fous furieux de l'anti-vaccination :http://imposteurs.over-blog.com/article-15435820.html

CRIIGEN

Portrait de gero

Le CRIIGEN est tout sauf une institution scientifique. Dans son conseil d'administration siège une employée de Carrefour, et le joyau de son conseil scientifique est un certain Dr Joel Spiroux de Vendomois , médecin libéral spécialiste ( sic) d'acupuncture, d'homéopathie et d'ostéopathie...3 fois charlatan donc..

Le maïs OGM menace l’écosystème

Portrait de Anton Suwalki

Bonjour,

Lecteur régulier de l’agence science-presse, je suis un peu surpris de la tonalité de cette nouvelle et par ces méthodes désagréables d’insinuations. Vous êtes habituellement plus neutres.
Le maïs BT produit une protéïne insecticide qui vise les insectes ravageurs , en particulier la pyrale. Certes, iI est toujours possible que son champ d’action dépasse les insectes qu’il cible. Encore faut-il le prouver et en mesurer sérieusement l’impact. C’est ce qui a été notamment suggéré pour les larves du papillon monarque, et on se rappelle les manifestations « folkloriques » des anti-OGM affublés d’ailes géantes de ce papillons dont la plupart ne connaissaient sans doute pas l’existence la veille. Les prédictions catastrophistes de l’époque ayant fait pschittt, on passe à autre chose et on revient à la charge cette fois-ci avec des..trichoptères.

A force de chercher (en laboratoire) on finira bien par trouver quelque chose. On nous annonce donc que nourrir des trichoptères au maïs BT affecte leur croissance, ce qui est possible. Mais conclure d’une expéreince de la laboratoire que le maïs OGM menace l’écosystème est hautement suspect, à double titre : D’abord parce que vous ne titrez pas le Maïs BT (menace l’écosystème) mais le maïs OGM, ce qui ressemble fort à un amalgame volontaire, le maïs BT ne représentant qu’une partie des cultures de maïs transgéniques.
Ensuite parce que tirer des conclusions sur l’écosystème au fonctionnement très complexe à partir d’une telle étude n’est absolument pas sérieux. Si l’étude a été correctement menée, on peut raisonnablement accepter l’hypothèse que les insectes acquatiques soient dans une certaine mesure affectés au voisinage des champs de maïs BT. Mais ces insectes ne se nourrissent pas uniquement de pollen et de déchet de maïs mais de toutes sortes de choses y compris de déchet animaux, et n’ont que peu de chance de suivre à la lettre le régime programmé dans le cadre de cette étude. Les conséquences réelles sur l’écosystème ne sont mesurables qu’in vivo dans la nature, en mesurant l’évolution des populations d’insectes (et de leurs prédateurs) à proximité des champs de maïs BT, des autres champs, ailleurs etc…et pas à coup de raisonnements spéculatifs . A ce jeu là, on peut aussi méditer sur les flatulences des bovins qui menacent l’écosystème.

De plus, si on retient l’hypothèse d’un impact du maïs BT sur une catégorie particulière d’insectes non problématique pour les cultures, encore faudrait-il comparer cet impact avec celui l’épandage (externe) de ce biopesticide avec celui des insecticides classiques, ou celui des produits autorisés en agriculture biologique. Le maïs BT a-t-il des effets sur l’environnement ? Oui forcément, comme n’importe quelle activité humaine . Mais les seules questions qui méritent d’être posées sont « ces effets sont ils moindres, égaux ou supérieurs aux autres modes de culture, et les bénéfices l’emportent-il sur les inconvénients ? » Des questions que ne posent évidemment JAMAIS les anti-OGM !

Le plus génant de cet article ,est qu’il reprend les insinuations malveillantes de Gilles Eric Séralini sur le fait que « la plupart des études » sont faites par les fabricants d’OGM. Les chercheurs , y compris ceux des organismes publics, tous corrompus sauf Séralini ? Décidemment, Vichinsky n’est pas mort. Passons sur votre affirmation sans le moinde recul critique, que ses étudent « montrent » que le maîs BT nuit aux mammiffères !
« Ces résultats n’ont rien de surprenant. Le maïs Bt a été créé pour tuer des insectes » explique Séralini. Ce qui aurait été surprenant , c’est que ces résultats l’étonnent ! Cette remarque ainsi formulée prouve que sa position est exclusivement idéologique. Le maïs Bt n’a pas été créé pour tuer des insectes en général, mais avec au contraire pour objectif une action ciblée limitant les dommages sur l’environnement . L’objectif est-il atteint ? Au moins en partie semble-t-il, encore des faits nouveaux peuvent toujours amener à nuancer la réponse. Quoiqu’il en soit, la formule de Séralini est particulièrement malhonnête.

Anton Suwalki
Mon blog :

http://imposteurs.over-blog.com/

Impact du maïs Bt sur les animaux

Portrait de David

En mars 2007, le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) publie un article sur un maïs Bt. Greenpeace l'avait contacté pour qu’il fasse une contre-expertise des résultats d'une étude de Monsanto.

Aucune nouvelle donnée n’est présentée dans cet article. Aucun test en laboratoire n’a été refait. Le CRIIGEN a repris les résultats de Monsanto pour faire de nouveaux tests statistiques.

Plusieurs nuances doivent être apportées sur les résultats présentés par ces auteurs. Premièrement, leur analyse comporte 494 tests statistiques. Or, lorsque le nombre de comparaisons statistiques augmente, il est fort probable d’observer des différences qui s’avéreront significatives statistiquement. Les différences observées ne sont alors que le fruit du hasard.

Deuxièmement, l’article ne démontre aucune relation dose-réponse, condition nécessaire pour suspecter l’existence d’effets toxiques. Une association statistique entre deux variables n’est pas suffisante pour conclure qu’un lien de cause à effet existe entre celles-ci. Par exemple, si vous étudiez le lien entre le fait de porter un briquet et le cancer du poumon, vous allez trouver fort probablement une association statistique. Cependant le fait de posséder un briquet ne cause pas le cancer du poumon, mais augmente le risque que vous soyez un fumeur et c’est la cigarette qui cause le cancer du poumon. De plus, vous ne trouverez pas de lien dose-réponse entre le nombre de briquet et le risque d’avoir le cancer du poumon. Que vous ayez 1, 2, ou 3 briquets ne changera pas votre risque d’avoir le cancer du poumon. La même chose s’applique pour l’étude du CRIIGEN à savoir que les animaux exposés à des doses plus élevées n’étaient pas plus à risque de développer des problèmes de santé.

Par ailleurs, certaines données montrent que les animaux nourris aux OGM avaient un poids supérieur aux autres, ce qui va à l’encontre d’un effet toxique sur le foie ou sur les reins. En effet, les maladies du foie ou des reins s’accompagnent généralement d’une perte et non d’un gain de poids. Bref, malgré l’existence d’associations statistiques entre certains paramètres biologiques et la consommation d’OGM, il est difficile de conclure que ceux-ci causent des effets toxiques sur les animaux.

La European Food Safety Authority a analysé l'article du CRIIGEN. Sa conclusion est que l'article n'amène pas de nouvelles inquiétudes et elle maintient sa position de 2004, soit que le maïs Bt n'est pas toxique.

CRIIGEN et maïs Bt

Portrait de Gilles-Eric Séralini

1 - Le CRIIGEN est indépendant par nature des producteurs d'OGM, et son objectif est justement de faire des expertises pour d'autres organismes de la société civile.

2 - Les études de compagnies pour attester l'innocuité de leur propre produit sont par nature non indépendantes.

3 - Notre étude est publiée et approuvée dans une revue internationale de toxicologie à comité de lecture. Nous avons fait de très nouvelles analyses statistiques qui tiennent complètement compte des effets qui pourraient être dus au hasard. Néanmoins, conclure que des effets statistiquement significatifs sont forcément dûs au hasard relève d'une méconnaissance profonde des statistiques de l'ami David. De même, Monsanto a choisi 2 doses d'OGM a priori dans la nourriture : 11% et 33%. Conclure que l'on doit avoir forcément un effet proportionnel à la dose pour tous les paramètres dans ces conditions, avant d'en tenir compte comme signe de toxicité, est une méconnaissance scientifique profonde de la biologie et de la toxicologie. Pas bravo à l'ami David. La plupart des effets pseudo-hormonaux sont non linéaires, par exemple, et l'effet-dose ne peut être forcément vu avec deux doses tirées du chapeau a priori. Le protocole de Monsanto était mal fait pour cela. Nous n'avons pas besoin de la stupidité de militants dans ce dossier qui expriment des bêtises scientifiques, quitte à piétiner la moindre prudence, qui consiste comme les conclusions de notre article puis douze pays européens l'ont demandé cet été, de refaire et prolonger ces tests, lesquels sont parmi les seuls pour étudier vraiment la toxicité de ce maïs OGM MON863 chez les mammifères et donc l'humain. Voir la réponse à l'EFSA et aux organismes qui avaient validé les tests de Monsanto sans aller plus loin comme nous avons été les seuls à l'avoir fait au monde.

Le maïs OGM menace l’écosystème

Portrait de David

Les essais en laboratoire ont démontré que la consommation du pollen, aux concentrations retrouvées dans les cours d'eau, n'ont pas d'effet sur les insectes aquatiques.

Les chercheurs ont remarqué des effets néfastes à des concentrations 3-4 fois supérieures.

Quand le "chercheur"

Portrait de pascal.

Quand le "chercheur" Séralini dit qu'il n'y a pas d'études faites par des instituts indépendants c'est un mensonge. Seulement pour les opposants, lorsqu'une étude montre l'innocuité des OGM, cet institut devient automatiquement "suspect". D'autre part, Séralini est tout sauf indépendant, il appartient au CRIIGEN, organisme militant contre les OGM, financé par des partis politiques (les verts), des multinationales (carrefour). En quoi, une étude de Séralini est plus "objective" que celle de monsanto? en rien.
N'oublions pas que plusieurs "études" de Séralini qui mettaient en cause les ogm, ont été invalidées par des comités de lecture scientifiques, que ses méthodes n'ont rien de scientifiques. Alors effectivement David a raison de souligner les méthodes employées pour arriver à ce résultat.
Un exemple : On fait absorber à des souris ou des humains des doses importantes de paracétamol ou d'aspirine (molécules très bien connues et répandues), il est très probable que cela entraine des problèmes métaboliques. En revanche , cela ne signifie pas que ces molécules sont dangereuses à des doses normales.