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L'effet CSI, suite et fin

Agence Science-Presse, le 3 juin 2008, 18h00

(Agence Science-Presse) « L’effet CSI », cette tendance qu’ont les jurés à réclamer davantage de preuves scientifiques, à l’image de ce qu’ils voient dans les populaires séries télévisées du même nom, existe bel et bien, confirme une étude. Mais cela n’influence pas la décision des jurés.

L'effet CSI, suite et fin
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L'effet CSI, suite et fin

Un juge d’Ann Arbor, au Michigan, Donald Shelton, a collaboré avec des chercheurs de l’université locale pour « tester » 1000 jurés potentiels avec des causes judiciaires hypothétiques. Il en est ressorti que les amateurs de CSI (Crime Scene Investigation, traduit en français sous le titre Les Experts), une populaire série américaine mettant en scène une « police scientifique », avaient effectivement de plus grandes attentes quant à la preuve qui leur serait présentée. Toutefois, cela ne se réflétait pas sur leur jugement, conclut l’étude, parue dans le National Institute of Justice Journal.

Message du juge aux avocats qui se plaignent de cet « effet CSI » : habituez-vous!

Il y a des années maintenant que les spécialistes de la médecine légale, de la ballistique ou de l'analyse d'ADN, eux dont le travail n'avait jamais été décrit avec un tel luxe de détails, vantent cette série, dont les techniques d’enquête sont rigoureusement exactes —à ceci près que, dans la vraie vie, peu d’enquêteurs ont les budgets nécessaires à mener plusieurs analyses d’ADN par semaine!

Autre critique de ces "vrais" experts: la reconstitution d’une scène de crime, qui semble ne prendre que quelques heures dans CSI, peut aussi s’étaler sur des jours, avaient fait remarquer ceux-ci, lors d’un congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences.