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La fin du monde n'est pas pour mercredi

Agence Science-Presse, le 8 septembre 2008, 14h00

(Agence Science-Presse) Comment, vous n’étiez pas au courant de ce qui doit se passer le 10 septembre? Un trou noir engloutira la Terre. Euh, à moins que ce ne soient de mystérieuses particules qui, surgies d’une autre dimension, provoqueront une explosion atomique à l’échelle du système solaire.

Le Large Hadron Collider, c’est :
- Un anneau de 27 kilomètres de long, à 100 mètres sous la terre, à la frontière franco-suisse (en rouge sur la photo)

- Un projet de 20 ans qui a coûté 9 milliards$ et qui a impliqué des milliers de scientifiques de 60 pays

- L’objectif ultime : s’approcher plus près que jamais des conditions qui régnaient pendant la première fraction de seconde qui a suivi le Big Bang (0,000000000001 seconde, pour être exact). 

Pourquoi les particules ont-elles une masse?
Cela semble étrange, mais c’est une des questions fondamentales de la physique moderne. S’il s’avère que c’est le boson de Higgs qui est le déterminant de cette masse, plusieurs théories expliquant le fonctionnement de notre Univers en seront renforcées. Ces théories ont un gros défaut : elles fonctionnent bien sur papier, mais s’appuient sur des items —comme le boson de Higgs— que personne n’a vu.

Sur une note plus réjouissante, d’autres inquiets ont aussi prédit, pour ce mercredi, l’arrivée de visiteurs du futur. Tout cela, à cause d'un nouvel accélérateur de particules qui entrera en fonctions à la frontière franco-suisse.

Ce qu’oublient ces inquiets, c’est qu'un accélérateur de particules n’est pas comme une ampoule électrique qu’on met à « on » ou « off ». Le 10 septembre, les physiciens enverront des protons à une vitesse de loin inférieure à celle qu’ont atteint d’autres appareils similaires dans le passé. Et quoi qu'il arrive, ces scientifiques pousseront un « enfin! », plutôt qu’un « eureka! ».

Il faudra des semaines avant que ce nouvel accélérateur de 27 kilomètres —le Large Hadron Collider ou LHC de son petit nom— n’atteigne sa pleine puissance. Avant d’en arriver là, les physiciens ont largement le temps de voir si, aux vitesses « inférieures », il se passe quelque chose d’inattendu. Ce n’est que progressivement qu’il s’approchera de la frontière inconnue des 7 teraélectronvolts d’énergie, cette frontière au-delà de laquelle, à qu’on prétend, résideraient des traces d’une mystérieuse particule appelée le boson de Higgs. Une particule, évoquée depuis 1964 dans les équations mais jamais vue, dont l’existence pourrait confirmer ou infirmer les théories les plus avancées sur le fonctionnement de notre Univers.

En attendant la suite —et un article sur le pourquoi du LHC, que nous vous offrirons plus tard cette semaine— le New Scientist propose une liste des « meilleures et pires » choses qui pourraient nous arriver grâce au LHC (ou à cause de lui) :

Les meilleures

- Des visiteurs du futur débarquent. D’accord, ce n’est pas très plausible, mais diablement plus spectaculaire qu'une particule subatomique au nom étrange...

- Le « fameux » boson de Higgs est confirmé : grâce à ce chaînon manquant de la physique, nous apprenons pourquoi les particules ont la masse qu’elles ont (lisez l'encadré) et de là s’ensuivrait toute une série « d’unifications » entre diverses théories sur le « comment ça marche » de l’Univers.

- Une autre particule jamais observée, qui fait moins consensus, le gluino, apparaît sur les détecteurs: elle serait, elle, le témoignage de l’existence d’autres univers que le nôtre.

- Rien ne se passe. La physique en est ébranlée : car cela fait 25 ans, accusent ses détracteurs, qu’elle se débat avec des théories qui, aussi séduisantes soient-elles, n’en demeurent pas moins sans preuves solides. La plus populaire est la théorie des super-cordes.

Les pires conséquences du LHC :

- Panne temporaire d’électricité à Genève : le LHC consomme 120 mégawatts d’énergie, à peu près autant que toute la ville et la banlieue de Genève. Une surcharge est toujours possible, quoique ça ne serait pas très bon pour l'image...

- On perd le contrôle sur les jets de protons et ceux-ci s’écrasent contre un des détecteurs. Ce qui représente assez d’énergie pour faire fondre 500 kilos de cuivre. Les ingénieurs ont conçu plusieurs coupe-circuits pour empêcher cet événement. Il faut réparer ou construire un nouveau détecteur.

- Une partie de l’anneau de 27 km se brise : il utilise des aimants supraconducteurs qui nécessitent des températures extrêmement froides. En cas de bris, les ingénieurs auraient besoin de cinq semaines pour le ramener à la température de la pièce, et de cinq autres pour le ramener à environ moins 271,3 degrés Celsius.

- Rien ne se passe. Déception chez les amateurs de fins du monde...

3 commentaires

é l trou noir

Portrait de rexxar

i en a certain ki dise ke sa pouré provoké un trou noir sur la planéte c vré?
si wi c une bonne ou une MOVAISE nouvelle =D

Univers paralleles

Portrait de Visiteur

Une autre particule jamais observée, qui fait moins consensus, le gluino, apparaît sur les détecteurs: elle serait, elle, le témoignage de l’existence d’autres univers que le nôtre.
=> Ca ca serait trop la classe...

N'importe quoi !

Portrait de Parapluie

Il y a aussi une particule, dont personne ne parle, le gruyon, censée démontrer l'existence d'emmental super sonique.
Allons.