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Le refroidissement revu par les chiffres

Agence Science-Presse, le 3 novembre 2009, 10h00

(Agence Science-Presse) Si la planète a cessé de se réchauffer, cela devrait pouvoir se vérifier statistiquement, non? Un journaliste a donc décidé de faire sa propre expérience scientifique... où les cobayes sont, cette fois, des statisticiens.

Le refroidissement revu par les chiffres
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Le refroidissement revu par les chiffres

C’est qu’il s’agit de l’argument préféré des « enviro-sceptiques » : la Terre, disent-ils, aurait cessé de se réchauffer depuis 1998. Les climatologues leur répliquent que le fait qu’on n’ait pas battu le record de 1998 ne signifie pas que la Terre se refroidit, puisque les températures moyennes d’après 1998 restent supérieures aux températures moyennes d’avant 1998.

Mais cette explication semblant trop complexe, le journaliste Seth Borenstein, de l’Associated Press, a décidé d’une méthode plus directe : il a demandé à quatre statisticiens indépendants d’analyser les données, sans leur dire qu’il s’agissait de températures.

Aucun des quatre n’y a vu de tendance à la baisse dans la dernière décennie. Ils y ont vu une tendance générale à la hausse, sur le long terme, marquée par des hauts et des bas (c'est ce qu'on appelle une ascension en dents de scie) au milieu desquels la dernière décennie n’a rien d’exceptionnel.

Affirmer qu’il y a une tendance à la baisse depuis 1998 n’est pas scientifique, a ensuite commenté pour l’AP l’un de ces statisticiens, l’Américain David Peterson, après avoir été avisé de ce qu’il avait analysé. Ceux qui l’affirment sont arrivés devant ces données « avec des idées préconçues ».

Ces statisticiens ont reçu les données annuelles de la NOAA (National Oceanographic and Atmospheric Administration) pour les 130 dernières années et les données satellites des 30 dernières années.

Il faut savoir que même le « record » de 1998 ne fait pas l’unanimité. Selon les données du Bureau météorologique britannique, 1998 reste l’année la plus chaude depuis plus d’un siècle. Alors que selon les données de la NASA (satellites) et de la NOAA (détecteurs à la surface), ce record aurait été battu en 2005. Les « sceptiques » du climat citent toujours la donnée britannique.

8 commentaires

Portrait de Gilles

Nul ne nie un réchauffement depuis 130 ans avec des hauts et des bas.

Simplement il y a bien une baisse ou à minima un stagnation depuis 1998 :

http://www.woodfortrees.org/plot/rss/from:1998/mean:12/plot/rss/from:199...

Sommes nous trop idiot pour comprendre ce graphique tout en voyant aussi que la tendance depuis les année 80 reste à la hausse ?

http://www.woodfortrees.org/plot/rss/mean:12/plot/rss/trend

Portrait de Lucas

Le réchauffement climatique est seulement aux pôles, la planète crée un équilibre (ou plutôt un déséquilibre) c'est donc pour ca que nos température semble monter, ce déséquilibre se fait voir par l'apparition d'une hausse de catastrophe naturelle et de température pas normale.

Les statistiques données aux statisticiens ne sont pas les températures des pôles.

Portrait de Visiteur

"Erreur. Revérifiez vos sources."

Ouin, vous ne pouvez pas être plus claire ? Vous auriez pu me donner VOS sources qui disent le contraire ? Puis que, je trouve ca idiot de remettre en doute le réchauffement lorsque la fonte des glaciers est un fait, la températures aux poles ont bientôt atteint une hausse de 2 C.

Alors si la température ne semble pas baisser avec vos statistiques, regarder les statistiques d'ailleurs... La fonte des glaciers ne peut pas être réfuté, de nouvelle voix maritime sont créé grâce à ça !

Portrait de Visiteur

Disons que c'étais pour réfuté le fait que les statistiques évoquent qu'il n'y a pas de réchauffement ! Puisqu'effectivement il y a un réchauffement qu'il ne soit pas chez nous ou dans les statistiques il reste que les pôles sont touchés en premier, un jour ou l'autre les statistiques de chez nous prouverons que le réchauffement devient global sur la planète si ce n'est pas déjà fait !

Portrait de Yannick

Les pôles ne sont pas touchés "en premier", c'est simplement que les effets du réchauffement climatique y sont plus faciles à mesurer.

Les pôles sont touchés plus dûrement compte tenu de l'équilibre fragile entre la formation, le maintient, et la fonte des glaces aux pôles. De si grandes étendues glacées sont affectées d'une manière qui s'accélère à mesure que le niveau de fonte augmente, ce qui à son tour amplifie l'effet du réchauffement climatique.

Le climat de la planète est tout à fait affecté par la quantité de glace présente aux pôles. C'est un fait scientifique connu depuis longtemps.