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2009: les événements presque scientifiques (et un peu trop médiatiques)

Agence Science-Presse, le 30 décembre 2009, 9h00

(Agence Science-Presse) Et si, plutôt que de parler des découvertes de l’année, bref de la science-pure-et-dure, on parlait des événements de l’année qui furent à cheval sur la science et la société? Dans ce cas, la liste serait très différente :

1. La Conférence de Copenhague

Surmédiatisée? De fait, les attentes étaient tellement élevées que même si la montagne avait accouché d’une plus grosse souris, la déception aurait été au rendez-vous. Copenhague aura eu l’avantage de conscientiser un peu plus encore la population au futur sombre auquel fait face notre planète — mais comme ce futur sombre n’est pas immédiatement visible, il est probable que cette surmédiatisation soit devenue une arme à double tranchant : trop d’info tue l’info!

En 2010, parlera-t-on un peu plus de science — et de la façon dont elle se construit, une chose qu’ignorent trop souvent les climato-sceptiques — et un peu moins de politique?

2. La grippe A (H1N1)

En 2009, elle fut « le » sujet le plus couvert par les médias, toutes catégories confondues. Tout ce que vous n’avez jamais voulu savoir sur les différents types de grippes, les adjuvants et le reste... Mais avec une attention un tantinet démesurée sur les chiffres : un mort, deux morts, trois morts... Une heure d’attente pour son vaccin, deux heures, trois heures... Niveau d’alerte un, deux, trois...

3. Obama

Après huit années Bush, qui aurait cru qu’une des premières annonces du nouveau président serait de « restaurer le principe de base que les décisions du gouvernement soient appuyées sur les meilleures preuves scientifiques disponibles, et non sur les préjugés idéologiques ». Et qui aurait cru que le plan de relance de l’économie réserverait 120 milliards$ pour la recherche, notamment en santé et dans les énergies nouvelles?

Que les scientifiques en profitent : ça n’arrivera pas deux fois. Mais en attendant, à l’insu des défenseurs des sables bitumineux, jamais les énergies nouvelles n’auront eu une telle injection de vitamines.

4. Le p'tit astronaute au nez rouge...

Guy Laliberté fut, et de loin, l'astronaute ayant eu droit au plus grand nombre de colonnes de journaux et de minutes de télé en 2009. Et si ce sont les Russes qui ont empoché son chèque, ce ne sont pas les Américains qui s'en plaindront: la NASA préfère certainement que les médias s'intéressent à un astronaute, même avec un nez de clown, qu'à l'avenir incertain du programme spatial américain...

5. Twitter?

Qu’aurait été 2009 sans Twitter? Symbole de ces technologies qui nous tombent dessus sans crier gare, le petit outil est passé d’un statut de sympathique marginal à celui de « hit » de l’année en matière de communications. Pour le meilleur... et pour le pire. Honneur partagé avec les « applications » du iPhone, en croissance exponentielle, les téléphones intelligents en général, et les débats sur la confidentialité de Facebook (y compris les Facebookiens morts!).

Pascal Lapointe

1 commentaire

Portrait de Pierre

Comme plusieurs d'entre vous j'étais certain que le changement climatique était du au GES mais la de nouvelles révélations de chercheurs scientifique viennent tout bouleverser la raison, un chercheur explique clairement la situation dans la vidéo au lien ci-bas. L'excuse des GES n'en serait une que pour enrichir la spéculation et créer un ordre mondial.

Voir la vidéo d'un chercheur à ce lien -> www.youtube.com/watch?v=6Z-sawOdF-k

[ ce n'est pas parce que "un" chercheur explique quelque chose qui vous semble clair qu'il a raison. La crédibilité de Vincent Courtillot en matière de climat est douteuse (il n'a jamais travaillé sur ce sujet, ce n'est pas sa spécialité) et il est facile de trouver sur le Net des "vidéos" qui expliquent tout aussi clairement le rôle des GES dans le réchauffement.

Ce sur quoi vous devez vous baser, ce ne sont pas des explications qui vous semblent claires, mais le fardeau de la preuve. Et celui-ci penche beaucoup plus du côté de milliers d'études, provenant de tous les champs d'études et qui ont été dûment analysées par les "sceptiques"... (Pascal) ]