Une sonde spatiale dans le vent
(Agence Science-Presse) Si tout va bien, l’Agence spatiale japonaise ira là où nul n’est jamais allé : une sonde spatiale poussée par la force du vent... solaire.
Bien sûr, ce n’est pas à proprement parler du vent, puisqu’il n’y a pas d’air dans l’espace. On appelle « vent solaire » ces nuées de particules éjectées en permanence par le Soleil. Sur Terre, elles seraient incapables de pousser quoi que ce soit mais dans l’espace, où la gravité est nulle, même les photons — les particules qui composent la lumière — devraient suffire à pousser la sonde Icare, pendant six mois. Elle a été mise en orbite le 21 mai, sur le dos d’une autre sonde japonaise, conventionnelle celle-là, en route pour Vénus, et devait ensuite prendre quelques semaines, rien que pour déployer sa « voile ». Une fois déployée, celle-ci fait 20 mètres de large... et 0,007 millimètre d’épaisseur.

