Publicité
lesdebrouillards_1.jpg

Les débrouillards

Autre action

Actualité

Capsules

Donnez-nous aujourd’hui notre miel quotidien

Agence Science-Presse, le 7 septembre 2010, 14h24

(Agence Science-Presse) Un nid d'abeilles géant a élu domicile... dans le toit d'une église.

© Agnieszka Mac uchman | Dreamstime.com
Cliquer sur la photo pour agrandir
© Agnieszka Mac uchman | Dreamstime.com

Une bonne nouvelle alors que ces insectes essentiels à la pollinisation disparaissent à un rythme préoccupant.

Le nid, découvert à la mi-août alors qu’on refaisait le toit de l'église de Lancaster au Massachusetts, est de dimension prodigieuse: avec deux mètres de long, un de large et 30 centimètres d'épaisseur, il abrite une reine —bientôt deux— et plus de 100 000 de ses sujets.

C'est deux à trois fois plus que les plus gros essaims observés.

Environ 40 litres de miel ont été récupérés et vendus aux fidèles pour financer les rénovations.

La colonie a quant à elle fait le bonheur d'un apiculteur local. «Leurs gènes sont très précieux», a-t-il déclaré, dans le contexte d'une mystérieuse hécatombe mondiale: en 2007, jusqu'à 80 % des ruches ont été désertées dans les pays les plus touchés —un quart aux États-Unis— sans raison connue à ce jour.

1 commentaire

Portrait de Meliophile

Une histoire à la fantaisie bien américaine mais qui pourrait bien servir de cas d'école, aussi bien pour les scientifiques qui y trouveront matière à approfondir leurs recherches sur l'hécatombe qui frappe nos "chères petites", comme j'aime les appeler, que pour les chercheurs spirituels qui ne manqueront pas d'y voir un clin d'oeil venu d'ailleurs! Cela dit, aimons les abeilles, non seulement pour leur miel mais aussi en tant que coproductrices de fruits et de légumes, elles sans qui disparaîtraient 80% de nos ressources alimentaires... Autant de bienfaits que nous devons à nos p'tites amies qui, décidément, nous sont tellement précieuses! Sait-on que le miel peut se conserver pour une durée allant jusqu'à... cinq cents ans! Et plus longtemps encore, m'a-t-on dit récemment, puisqu'il en a été retrouvé (certes réduit à l'état de sucre candy mais parfaitement consommable), datant de l'ère pharaonique, époque où il servait à l'embaumement des morts et à leur conservation. Ces insectes au corps minuscule, dont la durée de vie n'excède pas 45 jours, ont donc la capacité de fabriquer un produit moins périssable que tout ce que l'industrie agro-alimentaire humaine a pu inventer jusqu'à ce jour. Sachant tout cela, qui peut encore voir en elles le résultat d'une combinaison hasardeuse d'atomes à un moment quelconque de la genèse de notre planète? Lorsque je songe aux pauvres maires qui, au beau pays de France, interdisent les ruches dans leurs communes, je me dis que si nul n'a idée de ce que seront les conséquences de cette tragique décision, et surtout de la vision à court terme qu'elle révèle, les générations futures, si elles trouvent encore de quoi se nourrir, apprécieront... Pour ma part, je me souviens combien nous étions fascinés, enfants, lorsque l'institutrice nous racontait l'histoire des abeilles... Peut-être utilisera-t-on bientôt le Bee, nouvelle boisson énergétique mais sans alcool et parfaitement naturelle fabriquée à partir de la gelée royale, pour sensibiliser les enfants à l'importance de la sauvegarde de ces infatigables travailleuses de l'ombre, et leur montrer, dans le cadre des "sciences de la vie et de la terre", que leur mode de fonctionnement naturel est de ne faire que du bien, ne demandant rien d'autre à Homo Sapiens Sapiens que de les laisser butiner en paix. Pour en revenir au miel, je n'en avais pourtant connu, jusqu'à l'âge de sept ans, que le goût des bonbons qui m'étaient donnés, tantôt pour le plaisir, tantôt pour apaiser une irritation de la gorge. Mon premier contact avec la saveur naturelle du miel avait eu pour cadre une tartine dont ma petite tête enfantine avait décrété que je ne l'apprécierais pas, associant le miel à des souvenirs auxquels il n'était strictement pour rien. Aujourd'hui, c'est bien volontiers que je me régale d'une petite cuillerée de miel, ayant entendu dire de surcroît, que fondu dans une infusion trop chaude, il perdrait ses vertus. Mais, ces digressions mises à part, permettez-moi de vous poser maintenant une question tout à fait sérieuse: avez-vous remarqué que les dictionnaires ne répertorient aucun mot pour définir les gens qui,comme nous, aiment passionnément les abeilles? L'éducation au respect des richesses de la nature passe aussi par les mots, qui sont énergie, et en trouver un digne de porter le drapeau de la passion pour la sauvegarde de nos petites amies si précieuses, n'est pas chose facile. Avec une amie, Isabelle (dont le prénom a pour anagramme "abeilles", ça ne s'invente pas!), nous avons eu beau chercher partout, nous n'avons rien trouvé debeau: "abeillophile", déniché au hasard du Web, c'est facile, pas cher,et ça ne rapporte rien ni à la langue française, ni à la poésie qu'il y a dans le fait d'être amoureux de ces petits êtres si ardents au travail pour le bien d'une humanité ingrate, qui non seulement ne rend pas aux abeilles une parcelle du bienfait qu'elles lui donne, mais encore a fini par réussir à se faire croire que les abeilles avaient besoin d'elle pour ne pas disparaître! Bienvenue au royaume des pompiers pyromanes, ce monde à l'envers où Homo Sapiens Sapiens, loin de mériter le nom ronflant qu'il s'est attribué par usurpation d'identité, est devenu fou au point de scier en toute quiétude la frêle branche sur laquelle il est assis? Ce monde qui ne sait même pas comment appeler ceux qui aiment les abeilles pour de vrai! Donc, on la dit, "abeillophile", ce n'est pas beau et ça ne marchera pas. "Apicophile", pourquoi pas, mais mon amie et moi-même avons l'intuition que ce n'est pas encore la bonne formule. Alors, la nature ayant horreur du vide, il m'est apparu que le mot magique, il fallait l'inventer. Et comme ma grande fille se prénomme Melissa, et que le substantif latin Melis signifie "petite abeille" (désignant donc l'abeille ouvrière, voilà qui ne s'invente décidément pas non plus!), eh bien, bonnes gens, désormais, un amoureux des abeilles, qu'il soit apiculteur ou seulement défenseur de leur cause, sera appelé "méliophile". Nous avons d'ailleurs décidé (et telle est aussi la raison pour laquelle je publie ici ce message), de parrainer une ruche via le site "un toit pour les abeilles", afin entre autres, de donner une réalité concrète à notre passion pour ces chères petites travailleuses de l'ombre. Méliophiles nous sommes, méliophiles nous resteront, et chiches qu'afin de faire accepter ce mot des lexicographes et même des académiciens, partout où on aime les abeilles, on le fera entrer dans l'usage en le propageant comme la meilleure et la plus douce des épidémies. Vive les abeilles, et vive les... méliophiles!