Juste avant Noël, la Maison-Blanche a dévoilé sa politique de non-ingérence dans le travail scientifique. Mais il lui a fallu du temps : 648 jours… pour 4 pages.

C’était une promesse de la première heure de Barack Obama : remédier aux problèmes qui, sous le gouvernement Bush, avaient conduit à la réécriture ou l’expédition sur une voie de garage de plusieurs études dont les conclusions ne plaisaient pas aux politiciens. Mais avant de pouvoir établir des règles qui redonnent une certaine indépendance aux scientifiques, il a apparemment fallu traverser un dédale bureaucratique. Déposée par le conseiller scientifique de la Maison-Blanche, John Holdren, la nouvelle politique inclut « un interdit de toute ingérence politique dans le processus scientifique » et donne jusqu’en avril aux diverses agences pour démontrer des progrès dans l’établissement des nouvelles règles.