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Les débrouillards

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La ville nourricière

Isabelle Burgun, le 28 juin 2011, 10h21

(Agence Science-Presse) Un potager en ville offre des aliments frais à moindre coût et apporte de multiples bienfaits plus discrets : assainir l’air, contrer les îlots de chaleur, améliorer l’esthétisme urbain et réduire le stress. Les avantages dépassent ainsi largement la simple culture du plant de tomates ou de la vigne grimpante.

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Le jardinage, une thérapie?

Une récente étude du George Morris Centre regroupe les nombreux bienfaits du jardinage sous le nom d’« hortithérapie ». L’Hôpital Douglas de Montréal, spécialisé en santé mentale, tient de son côté, des serres où ses patients viennent pratiquer cette médecine verte.

« Jardiner sur son balcon permet de faire du bien à notre environnement, mais également à nous-mêmes. C’est une activité régulière qui nous maintient en bonne santé physique et qui améliore notre santé mentale », explique Jérémie Vachon, biologiste et technicien en environnement de l’Éco-quartier du Plateau-Mont-Royal.

Bien des Montréalais l’ont compris. En effet, depuis dix ans, Montréal connaît un véritable engouement pour l’agriculture urbaine. Plus de 45 jardins collectifs ont fleuri en ville. Et le programme municipal des jardins communautaires, initié en 1975, compte aujourd’hui 97 jardins de parcelles mises à la disposition des citoyens. Et c’est sans compter les nombreux résidents qui font pousser tomates et fines herbes sur leur balcon ou dans leur cour.

Le Collectif de recherche sur l’aménagement paysager et l’agriculture urbaine durable (CRAPAUD) de l’UQÀM, lancé en 2009, contribue à cette vague en enseignant la culture maraîchère aux citadins. « Ici, c’est plutôt le loisir qui prime : se reconnecter avec la nature même si l’on vit en ville. Les jardiniers souhaitent aussi se procurer des aliments frais et moins chers qu’à l’épicerie », précise Éric Duchemin, professeur à Institut des sciences de l’environnement de l’UQÀM et cofondateur de l’école d’été du CRAPAUD.

La troisième édition de l’école d’été sur l’agriculture urbaine, qui se tiendra au mois d’août, a ouvert cette année une liste d’attente face à l’intérêt croissant du public pour l’agriculture urbaine.

Pour en savoir plus :

- Le CRAPAUD

- Le Regroupement des jardins collectifs du Québec

1 commentaire

Portrait de Carl-Dave

J'adore cet engouement, faut en parler plus autour de nous, pas juste sur la météo demander au gens de se faire un petits potager rien de très grand, pour commencer quelques ''5 gallons'' si vous vous dites que vous n'avez pas de place ensuite viendra l'engouement pour cette pratique merveilleuse qui est, pour moi, un rythme de vie que je ne peux passer au côté, cela fait partie de mon paysage.

Potageons tous ensemble, ça fait du bien et c'est bien meilleur!! :)