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Des villes en santé

Isabelle Burgun, le 27 août 2011, 8h41

(Agence Science-Presse) Lieux de vie, les villes participent à notre santé. L’aménagement urbain a aidé à l’éradication de maladies infectieuses à la fin du 19e siècle. Mieux penser la ville pourrait contribuer à résoudre les épidémies du 21e siècle: ces maladies chroniques liées au faible taux d’activité physique et à l’obésité.

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Références

- Active Design Guideliness de New York.

- Healthy places and living (Australie).

- Urbanisme et Santé, par Hugh Barton et Catherine Tsourou, publié par S2D/Association internationale pour la promotion de la santé et du développement durable, 2004, 178 pages (pdf).

Et même si la population vieillit. «Il faut que les aînés puissent continuer à vivre en ville», souligne Karen K. Lee, directrice de l’environnement bâti au département de la santé mentale et de l’hygiène de la ville de New York et professeur à l’École de santé publique à l’Université d’Alberta.

Sa présentation cette semaine lors du colloque Écocité —«Healthy building: part of a comprehensive approach to a healthy built environment»— donnait un aperçu du programme Active Design Guideliness élaboré par la ville de New York à l’intention des architectes, urbanistes et autres planificateurs des villes.

La Journée mondiale de la santé 2010, organisée par l’Organisation mondiale de la santé, soulignait d’ailleurs les nombreux liens entre urbanisme et santé des populations.

Encourager l’emprunt des escaliers, implanter des zones cyclables et de l’entreposage pour les vélos, créer des espaces urbains de récréation et sportifs pour petits et grands, etc. Avec en plus, une touche de fun!

La chercheuse pense qu’il importe de rendre visibles et ludiques les équipements urbains afin d’encourager des comportements bénéfiques à la santé. Un escalier se transforme, par exemple, en clavier ou en œuvre artistique et la « pénible » ascension devient un jeu.

Des urbains en santé

Deux minutes d’escalier par jour brûlent assez de calories pour prévenir la prise de poids annuelle d’un Américain moyen. Et 15 minutes de vélo (4 km), deux fois par jour, éliminent l’équivalent de 5 kilos sur une année.

Ces gestes économisent de l’énergie —moins de voitures— réduisent les polluants et l’émission de CO2. «C’est toute la ville qui est alors en santé», soutient Karen K. Lee.

À l’autre bout du monde, l’ Active Living Project, de la Fondation du cœur australienne, va dans le même sens. Le programme souligne la forte influence de l’environnement bâti sur l’activité physique, la santé physique et le bien-être des habitants de Canberra.

Certains principes de design urbain —transport actif, esthétique, connectivité, parcs et espaces ouverts, inclusion sociale, etc.— aident à hausser le niveau d’activité de ceux qui les arpentent.

Faire l’épicerie et le magasinage à pied ou à vélo, deux destinations importantes pour de nombreux urbains, serait de plus facilité par l’aménagement de zones piétonnières et de pistes cyclables.

Aménager des parcours d’activité physique autour des aires récréatives pour les enfants constitue une autre des nombreuses pistes. Car il n’y a pas d’âge pour être actif en ville!