La sonde Curiosity, qui roulera peut-être sur Mars en août 2012, cherchera bel et bien des traces de vie —, mais chut, il ne faut pas le dire!

Le premier problème est qu’elle a bien d’autres ambitions: géologie, chimie, météorologie, recherche d’eau et de glace...

Mais il suffirait qu’on inscrive dans sa définition de tâches «recherche de vie» pour que toute l’attention du public ne se porte plus que là-dessus... avec le risque d’énormes déceptions à la clef.

Le deuxième problème est que personne ne semble sûr de ce qu’il faudrait chercher: en 1976, les sondes américaines Viking avaient détecté, dans leurs échantillons de sol martien, des émissions de gaz qui auraient été, sur Terre, des empreintes d’une vie microbienne.

Mais aucune présence, si microscopique soit-elle, n’avait pu être observée.

Étant donné que Curiosity a coûté 2 milliards et demi$, d’aucuns ont jugé qu’il valait mieux tempérer les ardeurs.