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Le terroriste solitaire n'est pas si solitaire

Agence Science-Presse, le 7 août 2012, 9h35

(Agence Science-Presse) C’est la plus inquiétante des communautés virtuelles: quand les terroristes se découvrent des affinités.

Le terroriste solitaire n'est pas si solitaire
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Le terroriste solitaire n'est pas si solitaire

Et ça n’a rien à voir avec un véritable réseau comme Al-Qaïda. Gabriel Weimann, du département de communication de l’Université d’Haïfa, en Israël, s’intéresse aux «loups solitaires», c’est-à-dire ces terroristes qui ne font pas partie d’un réseau. Or, ce qu'il a découvert, c'est qu'aussi indépendants soient-ils, ils s'intègrent à des communautés virtuelles à travers les réseaux sociaux.

Le terroriste solitaire fait bien plus peur aux services policiers que le réseau, parce qu’il est presque impossible à débusquer: le réseau, lui, peut être infiltré. Mais Gabriel Weimann prétend démontrer le contraire: selon lui, la plupart des soi-disant loups solitaires prennent contact avec des groupes bien identifiés, et achètent de la «formation» sur Internet.

«Enrôlement, confiance en soi, explications et soutien social pour les loups solitaires», déclare-t-il dans le communiqué.

Il donne en exemple le militaire américain Nidal Hasan, qui a tué 13 soldats américains, et qui avait communiqué avec un terroriste connu sur Internet; le bosniaque Arik Uka, qui avait parmi ses amis Facebook de nombreux radicaux islamistes; et les forums jihadistes en ligne qui, après une tuerie à Toulouse en mars dernier, ont commencé à en louanger l’auteur —le «tueur au scooter»— et encourager d’autres actes similaires.

C’est ce genre d’activité douteuse que le chercheur analyse sur Internet depuis plusieurs années (Terror on the Internet, 2007) et qu’il affirme découvrir en quantité croissante.