Pour faire progresser l’accès libre aux recherches, un des plus ardents défenseurs du concept a eu l’idée d’y aller... par la force. Il a mis en ligne, sur son site, cinq articles sur des recherches martiennes qui étaient apparues le jour même, en accès réservé, sur le site de la revue Science .

Et ce n’est pas par hasard s’il a choisi ces cinq articles: il s’agit des plus récents résultats de recherches d’eau par la sonde Curiosity sur Mars. Ces recherches sont donc financées par la NASA, et comme la NASA est une agence du gouvernement américain, «je prends position en faveur de l’accessibilité aux recherches effectuées par le gouvernement», s’est défendu Michael Eisen, de l’Université de Californie.

Ce geste, qualifié de «désobéissance civile» par d’autres promoteurs de l’accès libre, pourrait de plus remettre les pendules à l’heure, puisqu’il ne semble même pas clair que Michael Eisen ait violé une loi: en vertu de la loi américaine, le droit d’auteur sur ces articles appartient aux auteurs des recherches, et non à la revue Science, de sorte que pour qu’une poursuite soit engagée contre Eisen, il faudrait d’abord qu’elle ait l’aval des chercheurs.