Une campagne électorale qui parle de santé est-elle condamnée à ne parler que de médecins de famille et de temps d’attente aux urgences?

Un extraterrestre qui examinerait les dernières campagnes électorales pourrait en effet croire que les Québécois n’ont aucun problème de santé qui mérite d’être débattu, mis à part ces deux-là. À titre d'exemple, un sondage Léger et Léger publié le mois dernier, qui demandait aux gens à quel parti politique ils font le plus confiance, identifiait 12 enjeux, et parmi eux, un seul en santé: «Améliorer l’accès aux soins».

Remarquez que la science n’était guère mieux servie, puisqu’un autre des 12 enjeux était intitulé «protéger l’environnement». Quelqu’un est contre?

Nos invitées cette semaine ont toutes les deux un pied dans le monde universitaire, mais aussi dans celui de la politique, en quelque sorte. Avec elles, on passe d’abord en revue ce que pourraient être, dans un monde idéal, les enjeux en santé que des politiciens pourraient aborder —et qui touchent le citoyen d’aussi près que les médecins de famille— puis on se demande s’il y a une évolution : les thématiques sont-elles les mêmes que dans les années 1990? Y a-t-il une différence entre le Québec et la France? Et sent-on un changement de ton du fait que tous les ministres de la Santé, depuis 2003, étaient des médecins... et tous des femmes, incidemment.

Nos invités :

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13h30, sur les six stations régionales de Radio Ville-Marie. Elle est animée par Isabelle Burgun et Pascal Lapointe. Vous pouvez également nous écouter le mardi à 11h à Radio Centre-Ville (102,3 FM Montréal) et vous abonner sur iTunes. Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. Pour en savoir plus sur l'initiative Je vote pour la science, rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter.