L’âge est un facteur de risque associé au développement de certaines maladies chroniques. Comme on sait également que 70% à 90% des maladies en général sont causées par nos habitudes de vie, mieux vaut y voir tôt si l’on désire vieillir en forme et en santé!

Un groupe d’experts s’est d’ailleurs réuni pour en discuter lors d’un deuxième Grand rendez-vous scientifique organisé récemment par le Musée Armand-Frappier dans le cadre de son 20e anniversaire.

Bien entendu, des avancées considérables ont eu lieu ces dernières années concernant la recherche sur les maladies comme le cancer. «Les médicaments sont plus efficaces et aujourd’hui, les taux de survie tournent autour de 70%. Cependant, le cancer demeure une maladie difficile à guérir, car il y en a plusieurs types», rappelle Isabelle Plante, professeure-chercheuse au Centre INRS-Institut Armand-Frappier.

Heureusement, seul un tout petit groupe de mutations cause le cancer. «Le cancer du côlon nécessite 20 à 40 mutations et prend 30 ans à se développer, contrairement au cancer du poumon qui nécessite 200 mutations, prouvant que la maladie est plutôt associée à de mauvaises habitudes de vie», fait valoir Yves St-Pierre, collègue d’Isabelle Plante au Centre INRS-IAF.

Mais pourquoi donc ces maladies sont-elles si présentes dans notre société si elles sont évitables?

«Nos jeunes sont exposés à près de 30 000 publicités de malbouffe par année à la télé. Le trio au McDonald coûte moins cher qu’il y a 25 ans, alors que le prix des fruits et des légumes a augmenté, ce qui n’est pas normal. Le gouvernement nous dit qu’il est important d’avoir de saines habitudes de vie, mais il ne subventionne pas les transports actifs ni l’alimentation saine!» dénonce Martin Juneau, directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal.

Cependant, les saines habitudes de vie n’ont pas autant d’influence sur toutes les maladies associées au vieillissement. Dans le cas de la maladie d’Alzheimer par exemple, 70 à 90% de cas sont reliés à la génétique. «Les gens y sont prédisposés dès la naissance, car ils portent en eux une copie défectueuse d’un gène qui fonctionne moins bien en vieillissant , conclut Judes Poirier, professeur titulaire en médecine et psychiatrie à l’Université McGill.

Cet article a d'abord été publié sur le site Laval Scientastique!, le carrefour lavallois de la culture scientifique.