On a beaucoup parlé de politique et d'administration dans le cadre des débats en cours sur la réforme québécoise du système de santé. Quelles sont les inquiétudes du point de vue de la santé publique? C'est ce dont nous parlons cette semaine avec nos invités.

Le gouvernement du Québec a demandé aux directions régionales de santé publique de réaliser des compressions de près de 30% —en d’autres mots, de se départir d’un employé sur trois et de réviser leurs programmes de prévention.

Tous les programmes ne seront pas touchés —du moins, on le suppose. La surveillance des maladies, comme Ebola, la vaccination des enfants ou le dépistage de maladies infectieuses, resteront dans la ligne de mire de la santé publique.

Par contre de nombreux programmes de prévention ou de promotion de la santé risquent de voir leurs budgets diminuer, voire de disparaître.

Récemment, 18 professeurs au Département d'administration de la santé de l'École de santé publique de l'Université de Montréal faisaient part de leur désaccord dans une lettre intitulée «La réforme Barrette ne tient pas la route». Ils y dénoncent la centralisation et la bureaucratie que ces mesures risquent d’engendrer. Ils rappellent que le débat entourant la taille optimale des établissements de santé n’est pas nouveau et «ce n’est pas parce que c’est gros, que c’est mieux».

Autre groupe, les jeunes. Un nouveau groupe de jeunes médecins dénonce les compressions en santé publique qu’ils qualifient de vision à court terme. Nous en avons deux en studio cette semaine. Les Jeunes médecins pour la santé publique sont des résidents et des finissants spécialistes en santé publique et médecine préventive. Qu’est-ce qui les met en colère dans cette réforme ? Quel sera l’impact à court et moyen terme ? La rémunération des médecins n’est-elle pas un sujet délicat face à l’opinion publique ? Ils rappellent qu'investir dans la prévention, c'est la solution qui a le plus d'impact sur la santé de la population.

Nos invités :

  • André-Pierre Contandriopoulos, professeur au Département d'administration de la santé de l’École de santé publique de l’Université de Montréal.
  • Catherine Dea, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive, nouvellement diplômée depuis septembre 2014. Elle travaille à développer des programmes de prévention pour améliorer la santé et le développement des enfants et pour réduire les inégalités de santé.
  • David-Martin Milot est médecin résident à l'Université de Sherbrooke, aussi en santé publique et médecine préventive. Il vient de compléter sa maîtrise en santé publique à l'Université de Montréal.

Écoutez l'émission en cliquant sur le lien audio ci-contre, à gauche.

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13h30, sur les six stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun et Pascal Lapointe. Vous pouvez également nous écouter le mardi à 11h à Radio Centre-Ville (102,3 FM Montréal) et vous abonner sur iTunes.

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. Pour en savoir plus sur l'initiative Je vote pour la science, rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.

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