Le mois de mai revient avec son bourgeonnement d’activités scientifiques rassemblées en un seul bouquet. Le 24 heures de science, une initiative de Science pour tous, le regroupement des organismes de culture scientifique québécois, célèbre cette année sa 10e édition.

Avec beaucoup de modestie, austérité oblige. «Nous aurions aimé profiter des 10 ans pour développer de plus grosses activités autour de l’anniversaire, mais notre budget restreint nous cantonne à un lancement et un nouveau logo», relève Perrine Poisson, coordonnatrice nationale du 24 heures de science.

Les coupures de 10% des dernières années dans le milieu de la culture scientifique n’ont pas épargné l’organisme Science pour tous. Depuis deux ans, la promotion de l’évènement a été réduite alors que l'événement grossit.

«Nous avons toujours voulu que cet évènement reste une vitrine gratuite pour le milieu, mais nous fonctionnons en mode réduit», souligne la coordonnatrice. C'est la raison pour laquelle l’organisme a décidé de se tourner cette année vers ses partenaires et le grand public pour un coup pouce participatif afin de continuer à faire rayonner la culture scientifique et les organismes participants.

Misant sur son capital de sympathie, l’objectif de la campagne de sociofinancement est de 10 000$. Ce petit capital servira à engager une personne aux relations de presse et à soutenir les frais de l’organisation.

Lumière sur la fête québécoise de la science

La 10e édition de cet évènement fédérateur des acteurs de la culture scientifique montre combien cette fête de la science a pris de l’ampleur. Le 24 heures de science rejoint aujourd’hui toutes les régions du Québec et propose plus de 330 activités gratuites.

Cette année, le festival table sur le thème de la lumière —une inspiration pour près du tiers des activités pour souligner l’Année internationale de la lumière de l’UNESCO. Il sera entre autres possible d’observer les impacts de la lumière sur le goût et la conservation de la bière (Rimouski), la beauté du phytoplancton photographiée au microscope électronique à balayage (Rivière-du-Loup), le phénomène de fluorescence des minéraux (Québec) ou encore de plonger dans l’environnement virtuel de la voûte immersive de la faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke.

À 15 jours de l’échéance, la campagne de financement participatif démarrait très doucement. «Cela n’a pas levé aussi vite que nous le voulions. Nous ne savons pas encore si nous allons parvenir à réunir cette somme», convient Perrine Poisson. Et si le succès dépendait aussi de vous?