L’invasion actuelle d’algues rouges sur la côte du Pacifique n’est pas seulement la plus grande en plus d’une décennie, c’est aussi une des rares à s’étendre aussi loin au nord, jusqu’aux environs de l’île de Vancouver.

Apparue en mai, cette éclosion d’algues microscopiques qui produisent une toxine —l’acide domoïque— potentiellement mortelle pour les humains, a été signalée autant au large de la baie californienne de Monterey —où les chercheurs ont rapporté des taux de cet acide parmi les plus élevés depuis qu’existent de tels relevés —qu’au large de l’île de Vancouver— où une interdiction de pêcher des fruits de mer a été déclarée. L’acide domoïque n’est pas dommageable pour les crustacés et autres formes de vie marines, mais il s’accumule dans leurs organismes et peut ensuite se transmettre aux humains. Un débat d’experts se poursuit quant au lien à établir, ou non, entre ces explosions d’algues et le réchauffement des eaux, mais il est certain que la côte du Pacifique a connu depuis le début de l’année des températures supérieures à la normale.